Les joueurs du Monaco Sevens sacrés champions de France de rugby à 7 ? Réponse ce samedi

Les hommes de Jérémy Aicardi vont disputer ce samedi à Paris la finale du championnat de France de rugby à 7. L’an passé, ils ont échoué sur la dernière marche face aux Barbarians.

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Yannis Dakik Publié le 18/11/2022 à 08:55, mis à jour le 18/11/2022 à 08:55
Les joueurs de Jérémy Aicardi se sont entraînés ce mardi après-midi au stade Prince Héréditaire Jacques avant de s’envoler pour Paris. Photo Jean-François Ottonello

C’était mardi après-midi. Dans la brume et sous une pluie à en déprimer plus d’un. Pourtant, l’équipe de Monaco Sevens était rayonnante. Le capitaine Johan Demai-Hamecher et ses partenaires étaient détendus, souriants mais concentrés au moment d’entamer leur dernier "gros" entraînement avant de prendre l’avion pour Paris ce jeudi.

Car les hommes de Jérémy Aicardi se sont qualifiés cet été pour la finale du championnat de France de rugby à 7, qui se tiendra ce samedi à la Paris la Défense Arena. Ils y affronteront dans un premier temps La Rochelle à 13h30 en quart de finale pour tenter de décrocher ce titre qui leur a échappé l’an passé, battus largement par les Barbarians en finale.

Tom Mitchell, international anglais et médaillé d’argent aux Jeux de Rio en 2016, au moment d’effectuer une touche. Photo Jean-François Ottonello.

"On va tous dans la même direction"

À quelques jours du grand rendez-vous, les Rouge et Blanc sont fin prêts. "On est très motivés, a déclaré Jérémy Aicardi. On a hâte de monter à Paris. Les joueurs sont arrivés le 8 novembre donc ils ont fait 9 ou 10 entraînements au total, c’est top." Car les joueurs qui composent l’équipe monégasque jouent - pour la plupart - à l’année dans leurs clubs respectifs de rugby à XV.

Cette dernière heure et demie de répétition a donc été l’occasion de solliciter les organismes tout en les ménageant pour le jour J. Et les coéquipiers de Cecil Afrika étaient tout sourire. Il faut dire que c’est ce qui fait la force de ce groupe qui rassemble onze nationalités différentes. "Il y a vraiment une mixité, poursuit Jérémy Aicardi. Mais on leur dit que l’arbitre parle en français donc il faut qu’ils apprennent vite. [rires] C’est une aventure exceptionnelle pour eux."

 

Le capitaine Johan Demai-Hamecher a lui rejoint ses coéquipiers parmi les derniers, dimanche dernier. Il se réjouit, lui aussi, de ce lien fort avec ses partenaires. "On est contents de se retrouver. On essaie de beaucoup échanger et de faire attention les uns aux autres. On se respecte et on essaie d’avoir une grande ouverture d’esprit donc c’est ce qui fait un bon mélange. Chacun apporte sa pierre. Que ce soit un Cecil (Afrika), un Tom (Mitchell), un Felipe (Del Mestre) ou un autre joueur qui n’a pas forcément leur carrière, chacun dit ce qu’il pense et on va tous dans la même direction. C’est quelque chose qui fait notre force parce qu’on arrive à tirer le meilleur des uns les autres."

Johan Demai-Hamecher, capitaine de l’équipe, a été élu meilleur joueur de l’In Extenso Supersevens à l’occasion des trois étapes estivales de la compétition. Photo Jean-François Ottonello.

Un niveau nettement plus élevé que cet été

Pour obtenir son ticket d’or qualificatif pour Paris, le MR7’s a dû batailler cet été lors des étapes de la Supersevens. Mais ce qui attend les coéquipiers de Tom Mitchell ce samedi sera tout autre. "Ce sera un tout autre niveau même si celui de cet été était très bon, reconnaît Johan Demai-Hamecher. Cette fois ce sont les finalistes. Tout le monde a eu plus de temps pour se préparer et faire grossir les effectifs donc chacun va vouloir l’emporter. Ce sera un gros niveau dans une grande salle."

D’autant plus que le statut du Monaco Rugby Sevens a changé ces derniers mois. Après avoir fait tomber les poids lourds du championnat (Pau, le Racing 92…), il fait désormais office de favori.

"Je ne suis pas sûr qu’on ait pris une autre dimension mais c’est vrai que Monaco, sur le papier, c’est 12 joueurs qui ont joué pour leur équipe nationale à 7. Cela veut dire 12 experts de rugby à 7", ajoute Jérémy Aicardi. Car le groupe s’est étoffé depuis cet été avec l’arrivée de Tom Mitchell, international anglais, Fernando Luna, argentin expérimenté, ou encore le Kenyan Alvin Otieno déjà surnommé "La Bête" pour son physique imposant.

Eux n’ont pas connu la lourde défaite (40-14) face aux Barbarians l’an passé en finale mais Jérémy Aicardi s’en souvient très bien. Et notamment d’une « promesse » avec son groupe dans le vestiaire après la défaite. "On s’était dit qu’on reviendrait plus fort pour essayer de gagner cette année."

 

Un jour de Fête nationale? Il y a des signes qui ne trompent pas…

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