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Le sélectionneur du XV de France soutient le rugby monégasque et évoque le Tournoi des VI Nations à venir

Mis à jour le 12/01/2019 à 11:42 Publié le 12/01/2019 à 11:41
Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France, a serré la main de tous les jeunes présents avant d’amorcer la discussion avec eux.

Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France, a serré la main de tous les jeunes présents avant d’amorcer la discussion avec eux. Photo Jean-François Ottonello

Le sélectionneur du XV de France soutient le rugby monégasque et évoque le Tournoi des VI Nations à venir

Depuis jeudi soir, Jacques Brunel, sélectionneur de l’équipe de France de rugby, a rencontré plusieurs équipes du club monégasque avant un match capital pour l'équipe première, ce dimanche. Le coach des Bleus précise aussi ses souhaits pour le VI Nations en cette année de Coupe du monde au Japon

Sur le synthétique en liège du complexe du Devens, le mercure flirte avec les cinq degrés. Mais ce froid humide qui glace les os ne freine pas les ardeurs des jeunes de l’AS Monaco Rugby. Là, un atelier de passes.Plus loin, un système répété à outrance pour perfectionner les touches.

Ici, les corps viennent s’aplatir contre les boucliers en mousse. Pas question, ce soir-là, de plaquer durement son coéquipier. Ce week-end, il y a match, alors autant ne pas brutaliser les organismes.


19h30. L’échauffement touche à sa fin. Une demi-heure avant l’heure ordinaire. En bord de terrain, près du banc des remplaçants, un homme observe la fougue de ces U16 et U19, chacun sur leur moitié de terrain.

Lunettes carrées, regard perçant, bacchantes tombantes. Cet homme-là est un ponte du milieu de l’ovalie. Le patron du XV de France, pour être précis. Le Didier Deschamps du rugby, pour les néophytes. "Ici, ce n’est pas une terre de rugby. Alors, avoir Jacques Brunel parmi nous, c’est une chance", souffle Fabien Camin, manager de ces deux équipes.

"Il est venu sans hésiter"


Un jour après avoir dévoilé la liste des 31 joueurs retenus pour les deux premiers matchs du tournoi des Six Nations (lire ci-dessous), le voilà donc en visite de courtoisie. D’amitié, même, envers un pilier du club monégasque.

"On a joué ensemble à Auch dans les années quatre-vingt. On était tous les deux arrières. Après, il m’a entraîné. On a gardé les relations d’antan. Il est venu sans hésiter suite à un coup de fil", confie Vincent Romulus.


Jacques Brunel s’avance jusqu’au rond central. Serre la paluche à chaque jeune. "S’il y a des joueurs que vous aimez qui ne sont pas dans la liste, c’est maintenant ou jamais", lance un entraîneur pour détendre l’atmosphère.

Jacques Brunel engage la discussion. "Qui joue demi-mêlée?". Un jeune lève la main. "Quelles sont tes qualités?". Réponse du joueur: "Ma vision de jeu". "Oui, tu commandes, tu fais de bonnes passes, tu as un bon jeu au pied pour dégager ton camp", ajoute-t-il.

"Pas là pour regarder les coéquipiers"


Quelques minutes à parler ballon ovale. Les jeunes sont un brin intimidés. N’ose guère poser de questions. L’un d’eux se lance, s’improvisant journaliste. "Il va jouer Romain Ntamack?".

Jacques Brunel ne se dégonfle pas et répond du tac au tac. "Il est sélectionné déjà. Si on l’a pris, c’est qu’on envisage de le faire jouer. Ce n’est pas pour regarder les coéquipiers."


Dans la foulée, Jacques Brunel a tenu une conférence avec les partenaires du club pour causer rugby. Avant une nouvelle visite sur le rectangle vert, hier auprès des seniors – lesquels joueront un match capital ce week-end – et aujourd’hui auprès de l’école de rugby.

Puis, retour aux affaires avant le début des Six Nations, le 1er février. "Même si les résultats ne sont pas bons pour le moment, que les temps sont durs, je crois en son projet", conclut Vincent Romulus.

©PHOTOPQR/NICE MATIN ; Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France à la rencontre des joueurs U16 et U19 de l'AS Monaco rugby au stade du Devens à Beausoleil. LE 10 01 2019PHOTO : Jean François Ottonello JACQUES BRUNEL - AS MONACO RUGBY
©PHOTOPQR/NICE MATIN ; Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France à la rencontre des joueurs U16 et U19 de l'AS Monaco rugby au stade du Devens à Beausoleil. LE 10 01 2019PHOTO : Jean François Ottonello JACQUES BRUNEL - AS MONACO RUGBY Photo Jean-François Ottonello

Six Nations : "En une semaine, il faut préparer une équipe pour essayer de gagner le tournoi"

 

Vaincu à deux reprises lors de la tournée de novembre, dont une défaite historique face au Fidji (21-14), le XV de France n’amorce pas le tournoi des Six Nations de la meilleure des manières.

Mercredi, son sélectionneur, Jacques Brunel, a dévoilé les 31 joueurs retenus pour le premier match contre le pays de Galles, le 1er février. Dès le lendemain, il était à Beausoleil auprès des joueurs de l’AS Monaco Rugby. Rencontre au bord du terrain prince héréditaire Jacques.


Quelle est la raison de votre présence auprès de l’AS Monaco Rugby?
Je suis venu ici car j’ai des relations amicales avec des personnes du club. Ils m’ont sollicité pour leur apporter du soutien. Et je le fais bien volontiers.
Hier encore, j’étais à l’école de rugby de Massy, club formateur qui a sorti beaucoup de grands joueurs.
D’être avec les jeunes, de voir comment ça joue au ballon c’est toujours agréable pour moi.

"Le moment opportun de donner leur chance aux jeunes"


Vous venez tout juste de dévoiler les 31 présents pour les deux premiers matchs des Six Nations, c’est toujours un crève-cœur
de faire une liste, d’opérer des choix?

Cela fait partie du boulot de sélectionneur. Quand on a beaucoup de choix à faire, c’est bien. Sur certains postes en France, il y a malheureusement beaucoup de joueurs étrangers donc les choix sont plus délicats.


Vous avez convoqué cinq nouveaux joueurs. Pourquoi ce choix de la jeunesse?
Parce que je pense que ce sont les meilleurs actuellement sur le terrain par rapport au contexte des blessés, des équipes qui sont en forme, d’autres qui le sont moins.  Cela me paraît être le moment opportun pour leur donner leur chance.


Comment abordez-vous ce tournoi des Six Nations qui va être un vrai test avant la Coupe du monde en 2019 au Japon?
On réunit les joueurs dix jours avant le tournoi. Et en une semaine, il faut préparer une équipe pour essayer de gagner. Cette année, on a un parcours plus délicat puisqu’on joue trois fois à l’extérieur, dont l’Angleterre et l’Irlande qui sont les favoris du tournoi.
Sur leur stade, la partie sera forcément encore plus difficile.


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