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Le patron du XV de France auprès de l'ASM Rugby

Mis à jour le 12/01/2019 à 05:13 Publié le 12/01/2019 à 05:12
Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France, a serré la main de tous les jeunes présents avant d'amorcer la discussion avec eux.

Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France, a serré la main de tous les jeunes présents avant d'amorcer la discussion avec eux. Jean-François Ottonello

Le patron du XV de France auprès de l'ASM Rugby

Depuis jeudi soir, Jacques Brunel, sélectionneur de l'équipe de France de rugby, a rencontré plusieurs équipes du club monégasque. Pour un échange digne des valeurs fraternelles de l'ovalie

Sur le synthétique en liège du complexe du Devens, le mercure flirte avec les cinq degrés. Mais ce froid humide qui glace les os ne freine pas les ardeurs des jeunes de l'AS Monaco Rugby. Là, un atelier de passes. Plus loin, un système répété à outrance pour perfectionner les touches. Ici, les corps viennent s'aplatir contre les boucliers en mousse. Pas question, ce soir-là, de plaquer durement son coéquipier. Ce week-end, il y a match, alors autant ne pas brutaliser les organismes.

19 h 30. L'échauffement touche à sa fin. Une demi-heure avant l'heure ordinaire. En bord de terrain, près du banc des remplaçants, un homme observe la fougue de ces U16 et U19, chacun sur leur moitié de terrain. Lunettes carrées, regard perçant, bacchantes tombantes. Cet homme-là est un ponte du milieu de l'ovalie. Le patron du XV de France, pour être précis. Le Didier Deschamps du rugby, pour les néophytes. « Ici, ce n'est pas une terre de rugby. Alors, avoir Jacques Brunel parmi nous, c'est une chance », souffle Fabien Camin, manager de ces deux équipes.

« Il est venu sans hésiter »

Un jour après avoir dévoilé la liste des 31 joueurs retenus pour les deux premiers matchs du tournoi des Six Nations (lire ci-dessous), le voilà donc en visite de courtoisie. D'amitié, même, envers un pilier du club monégasque. « On a joué ensemble à Auch dans les années quatre-vingt. On était tous les deux arrières. Après, il m'a entraîné. On a gardé les relations d'antan. Il est venu sans hésiter suite à un coup de fil », confie Vincent Romulus.

Jacques Brunel s'avance jusqu'au rond central. Serre la paluche à chaque jeune. « S'il y a des joueurs que vous aimez qui ne sont pas dans la liste, c'est maintenant ou jamais », lance un entraîneur pour détendre l'atmosphère. Jacques Brunel engage la discussion. « Qui joue demi-mêlée ? ». Un jeune lève la main. « Quelles sont tes qualités ? ». Réponse du joueur : « Ma vision de jeu ». « Oui, tu commandes, tu fais de bonnes passes, tu as un bon jeu au pied pour dégager ton camp », ajoute-t-il.

« Pas là pour regarder les coéquipiers »

Quelques minutes à parler ballon ovale. Les jeunes sont un brin intimidés. N'ose guère poser de questions. L'un d'eux se lance, s'improvisant journaliste. « Il va jouer Romain Ntamack ? ». Jacques Brunel ne se dégonfle pas et répond du tac au tac. « Il est sélectionné déjà. Si on l'a pris, c'est qu'on envisage de le faire jouer. Ce n'est pas pour regarder les coéquipiers. »

Dans la foulée, Jacques Brunel a tenu une conférence avec les partenaires du club pour causer rugby. Avant une nouvelle visite sur le rectangle vert, hier auprès des seniors - lesquels joueront un match capital ce week-end - et aujourd'hui auprès de l'école de rugby. Puis, retour aux affaires avant le début des Six Nations, le 1er février. « Même si les résultats ne sont pas bons pour le moment, que les temps sont durs, je crois en son projet », conclut Vincent Romulus.


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