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Abattues, fatalistes ou positives... Les équipes face à l'annulation des matches de la Coupe du monde de rugby au Japon

Mis à jour le 10/10/2019 à 16:18 Publié le 10/10/2019 à 16:18
Le sélectionneur de l'Italie, Conor O'Shea, lors du match de poules du Mondial face à l'Afrique du Sud, à Shizuoka, le 4 octobre 2019

Le sélectionneur de l'Italie, Conor O'Shea, lors du match de poules du Mondial face à l'Afrique du Sud, à Shizuoka, le 4 octobre 2019 AFP/Archives / Adrian DENNIS

Abattues, fatalistes ou positives... Les équipes face à l'annulation des matches de la Coupe du monde de rugby au Japon

L'annulation des matches Nouvelle-Zélande - Italie et Angleterre - France, programmés samedi 12 octobre pour la Coupe du monde de rugby au Japon, a suscité des réactions contrastées de la part des équipes, partagées entre tristesse, fatalité et volonté de positiver.

Une fin "horrible". L'Italie du sélectionneur Conor O'Shea était certainement la plus abattue des quatre équipes concernées par l'annulation des matches.

"Ces garçons ont donné leur vie pour le rugby italien et leur Coupe du monde s'est terminée sur un terrain d'entraînement au lieu du stade", déplorait l'Irlandais, surtout triste pour son talonneur Leonardo Ghiraldini qui voit sa carrière se terminer sans jouer.

L'annulation est d'autant plus frustrante qu'elle scelle l'élimination de l'Italie, qui avait encore une chance - certes très théorique - de passer en quarts en cas de victoire sur les All Blacks.

"On ne sait jamais ce qui peut se passer sur un terrain", a estimé O'Shea. "Nous avions une chance de nous qualifier. Je ne dis pas que nous les aurions battus, mais nous voulions terminer sur le terrain."

Le capitaine italien Sergio Parisse s'est lui montré plus virulent, insinuant que "si la Nouvelle-Zélande avait (eu) besoin de quatre ou cinq points contre nous, (le match) n'aurait pas été annulé".

Le capitaine de 36 ans aux 142 sélections (second joueur le plus capé de l'histoire derrière les 148 de Richie McCaw, l'ex-capitaine néo-zélandais) s'est également montré critique envers l'organisation, estimant qu'il était "ridicule" de ne pas avoir prévu d'alternative à l'annulation car "ce n'est pas nouveau que des typhons frappent le Japon".

>> RELIRE. Coupe du monde de rugby au Japon: le choc Angleterre-France annulé en raison d'un typhon

Eddie Jones, le sélectionneur anglais, est lui aussi "très déçu" d'être privé de "finale" de la poule C face à la France, mais il positif. "Qui aurait pensé que nous aurions deux matches relativement faciles (Tonga et Etats-Unis), un match dur (Argentine) et ensuite deux semaines pour préparer le quart de finale?"

"Donc une part de nous a le sourire, les dieux du typhon peut-être", a-t-il glissé dans un sourire, ajoutant que ce délai supplémentaire lui permettrait de remettre sur pied les blessés (le N.8 Billy Vunipola, le pilier Joe Marler et l'ailier Jack Nowell).

Son adversaire, la France, a adopté un ton beaucoup plus martial. Par la voix de son vice-président Serge Simon, la fédération (FFR) a indiqué prendre "acte" de la décision de World Rugby et appelé "tous ses supporters à suivre les consignes des autorités locales ou l'ambassade de France".

Il a ensuite refusé, dans le hall de l'hôtel Nikko de Kumamoto, de répondre aux questions de la presse à ce sujet, tournant les talons pour rejoindre le reste de la délégation à Oita, une autre ville de l'île de Kyushu où la France disputera son quart de finale.

"La sécurité est primordiale"

Le sélectionneur des All Blacks, Steve Hansen, en conférence de presse, à Urayasu, le 10 octobre 2019
Le sélectionneur des All Blacks, Steve Hansen, en conférence de presse, à Urayasu, le 10 octobre 2019 AFP / Charly TRIBALLEAU

Les All Blacks, qui devaient eux affronter l'Italie à Toyota, à l'ouest de Tokyo mais également sur la trajectoire présumée du typhon Hagibis, ont eux pointé l'aspect sécurité.

"Quand vous êtes face à typhon tel que celui auquel nous allons faire face, la sécurité est la chose primordiale, il n'y a même pas à se poser de question là-dessus", a souligné le sélectionneur Steve Hansen néo-zélandais, dont l'équipe se retrouve qualifiée pour les quarts de finale sans même affronter l'Italie.

À l'annonce de l'annulation, les All Blacks ont pris la direction de l'entrainement. "Quand on nous a dit cela, on ne pouvait pas faire grand chose, a lâché Steve Hansen. Donc on est allés s'entraîner, et puis on est rentrés. Tout le monde savait que c'était une possibilité et tout le monde était au courant de ce qui allait se passer si cela arrivait".

Le plan de contingences des organisateurs avait été exposé aux équipes bien avant le tournoi. Il intégrait la possible annulation de matches, en cas de circonstances exceptionnelles.

Les All Blacks, comme l'Afrique du Sud également qualifiée dans la poule B, devront attendre dimanche et le match Japon-Ecosse pour connaitre l'identité de leur adversaire au prochain tour. Mais cette rencontre aussi est menacée par Hagibis...

Faute de match, les Anglais ont eux décidé de mettre le cap sur Miyazaki, pour un camp d'entrainement de trois jours sur l'île de Kyushu où aura lieu leur quart de finale, à Oita. Loin de Tokyo et du typhon.


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