Rencontre avec quelques-uns de 2.200 fidèles varois qui assisteront à la messe du pape François à Marseille

Quelque 2.200 fidèles varois assisteront samedi à la messe du pape François au Vélodrome. Nous en avons rencontré quelques-uns. Reportage à Toulon, à la paroisse Sainte-Thérèse.

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P.-L. P. Publié le 22/09/2023 à 08:00, mis à jour le 21/09/2023 à 14:47
Sur les 2.200 fidèles varois qui assisteront à la messe du pape François au Vélodrome, 200 sont de la paroisse Sainte-Thérèse à Toulon. "Il y a un engouement", se réjouit le père Tanguy, vicaire de ladite paroisse. (Photo Frank Muller). Photo Frank Muller / Nice Matin

Pour rien au monde, Christine n’aurait raté la messe du pape François à Marseille. "J’ai été l’une des toutes premières à m’inscrire pour effectuer le voyage en bus au départ de la paroisse Sainte-Thérèse", confie-t-elle à la sortie de l’office religieux matinal. Tout exaltée à l’idée de vivre ce moment, Christine nous livre sa motivation: "Je veux manifester au Saint-Père mon affection infaillible et contribuer à ce que la joie de l’Église soit visible!". Si Christine n’en est pas à son premier pape - "j’avais vu Jean-Paul II aux Journées mondiales de la jeunesse à Paris… en 1997" - elle n’a en revanche encore jamais rencontré François. Contrairement à ses enfants qui sont "rentrés tellement heureux" des JMJ de Lisbonne en août dernier. "J’ai envie de vivre cette même joie", lâche-t-elle dans un grand sourire. Avant d’ajouter: "Et je suis très contente que le président Macron soit là également pour qu’il soit témoin de ce bonheur".

Vêtue d’un polo bleu marine frappé du visage de Sainte-Thérèse de Lisieux, Bénédicte, elle, a déjà rencontré plusieurs fois Jean-Paul II, Benoît XVI, et même François. Il n’empêche: elle aussi est impatiente de vivre cet "événement très important" pour l’Église. "C’est l’occasion de mettre de côté toutes nos divisions et de nous serrer derrière notre chef, l’homme qui nous a été donné par Dieu pour guider l’Église dans un monde qui bouge". L’idée d’y aller en bus, "genre grande colonie de vacances", n’est pas faite non plus pour lui déplaire. "Ce sera un moment de partage fraternel profond et fédérateur", se réjouit Bénédicte.

Un leader très écouté

Au contraire d’un certain nombre d’observateurs, Bénédicte ne trouve pas que le pape soit clivant. Pas même sur la question ô combien sensible des migrants. "Si ces milliers d’hommes et de femmes prennent le risque de mourir en traversant la Méditerranée, c’est qu’ils fuient une situation très grave. On ne peut qu’entendre le message du pape sur cette question. Le pape François reste un leader très écouté. Il peut apporter sa sagesse, sa vision sur ce sujet", témoigne-t-elle.

Mais pour revenir à la messe à proprement parler, qui ne réunira au Vélodrome sans doute pas que des catholiques, Bénédicte y voit "un beau message de l’Église dans l’accueil de toutes les communautés marseillaises". L’image d’une "communauté heureuse de se retrouver et d’envoyer au monde un message de paix et d’espérance".

Le bras droit enserré dans une attelle en plastique, Florent sera lui aussi au Vélodrome samedi. Du moins si son chirurgien lui donne le feu vert. "Je dois me faire opérer demain (le jeudi 21 septembre)", glisse-t-il, un rien anxieux à l’idée de rater le rendez-vous avec le souverain pontife: "Le commandant du navire qui mène la barque de l’Église contre vents et marées".

C’est que Florent, qui ne veut voir ce pape que le guide spirituel et non le politique, court après François depuis plusieurs années déjà. "Lors d’un récent voyage en Italie en camping-car, j’avais envisagé d’assister à la messe de Pâques place Saint-Pierre. Mais circuler au Vatican avec un tel véhicule, qui plus accompagné de mes trois enfants, s’est avéré trop compliqué. J’ai dû renoncer". Florent croise donc les doigts. En tant que catholique, il l’affirme: "Être avec le Saint-Père suffit à ma joie".

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