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Wendy Bouchard enchante votre week-end

Fidèle à Europe 1 depuis 2006, la journaliste passée par Var-matin présente la grande tranche d’information du week-end depuis deux saisons.

Mathieu Faure Publié le 08/05/2021 à 11:11, mis à jour le 08/05/2021 à 11:11
Wendy Bouchard est arrivée à Europe 1 en 2006. Photo Pierre-Olivier/Capa Pictures

Wendy Bouchard touche à tout: France 3, où elle présente Boulevard de la Seine depuis 2017, Public Sénat également avec un magazine mensuel sur l’environnement et la citoyenneté baptisé Terra Terre mais surtout de la radio et particulièrement Europe 1 puisque la journaliste est rentrée à la rédaction d’Europe en 2006 en étant lauréate de la bourse Lauga-Delmas.

Depuis, elle n’a jamais fait d’infidélité à "sa" radio, œuvrant sur différentes tranches horaires avant d’hériter, l’an dernier, des manettes d’Europe soir, chaque samedi et dimanche entre 18h et 20h.

Une femme qui sait d’où elle vient et qui n’a pas oublié, non plus, ses jeunes années au sein de la rédaction de Var-matin à l’agence de Saint-Tropez.

 

Quelle est la marque de fabrique d’une tranche d’information le soir en week-end?
C’est une forme de rétrospective de la semaine. Il y a de l’information pure mais aussi de l’écologie, de la nature, des animaux, les formats sont plus longs, parfois jusqu’à 8 minutes. On prend le temps car c’est un moment familial, généraliste. On s’attarde aussi sur des grands dossiers car on a un débat de 30 minutes. Le dimanche on est sur l’actualité qui se dessine quand le samedi on est sur la rétro de la semaine. C’est une toute petite équipe, ça me plaît. C’est du travail d’artisan, il faut être ingénieux, innovant sur les formats. Et il faut composer avec les contraintes des invités, on en reçoit une vingtaine chaque week-end, qui sont forcément moins disponibles qu’en semaine. L’état d’esprit est convivial mais il faut savoir garder un certain rythme et des séquences pour ne pas perdre l’attention des auditeurs.

Le rythme est moins soutenu qu’en semaine?
Oui, et c’est bien de se poser un peu. On a une liberté de ton, de temps, qui permet de faire des choses différentes. On a aussi moins de pression mais l’exigence de travail est la même qu’en semaine.

A qui s’adresse-t-on le week-end, notamment le soir?
Je vais être très franche, on a perdu l’écoute mobile, notamment le dimanche où tous ceux qui rentraient de week-ends étaient sur les routes et nous écoutaient. La crise sanitaire a réduit cette écoute, on ne peut rien y faire car les gens circulent moins en voiture. En revanche, le samedi, on a gagné des auditeurs, les gens nous écoutent dans la cuisine, pendant le bain des enfants, c’est pour ça qu’on a voulu faire quelque chose de ludique, d’artisanal car on rentre dans le quotidien des gens, dans leur intimité.

Comment vous êtes-vous adaptée à la crise sanitaire?
Il a fallu être réactif, notamment sur les réseaux sociaux. Et puis on est revenu à l’essence de notre métier, à savoir être des passeurs d’infos. Pour ce faire, il a fallu déployer notre écoute. Après le premier confinement, on est revenu en studio avec des masques, c’est une autre manière de faire de la radio. C’est comme un filtre alors ça augmente notre empathie. La radio doit être empathique.

Entre Europe 1 et vous, c’est une longue histoire.
Ça fait quinze ans, c’est ma maison mère. J’ai tout appris à Europe 1, j’ai grandi dans cette radio, il y a une relation de confiance, un esprit d’équipe. J’ai envie de redonner à cette radio son identité, elle fait partie du patrimoine. On me dit souvent que j’ai un ton Europe 1, c’est une fierté. Je sais ce que je dois à cette maison.

Récemment, l’un de vos chroniqueurs a dérapé sur autre radio envers la chanteuse Hoshi, il a été écarté d’Europe 1 et vous avez salué ce geste. Comment avez-vous vécu ce moment?
C’était un moment compliqué à gérer mais Fabien Lecoeuvre était indéfendable, même si on a fait de jolies choses à l’antenne avec lui, il fallait marquer le coup et ne pas laisser pas ça. J’ai envoyé un message à Hoshi également car je ne voulais pas être associée de près ou de loin à ce genre de propos. On a d’ailleurs reçu Hoshi la semaine dernière, cela permet de boucler la boucle.

 

Vous avez débuté votre carrière à Var-Matin, quels souvenirs en gardez-vous?
C’est d’abord ma rencontre avec la région, cela m’apporte encore beaucoup d’émotion. J’ai passé quatre mois à Saint-Tropez et j’ai fait de merveilleuses rencontres comme Jacqueline Franjou, la directrice du Festival de Ramatuelle qui fait partie, aujourd’hui, de ma famille de cœur mais également Brigitte Bardot avec qui je m’entretiens très régulièrement. C’étaient mes débuts dans ce métier, tout a commencé ici.

Europe soir. Chaque samedi et dimanche de 18h à 20h, sur Europe 1.

Offre numérique MM+

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