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"Parler de soi autrement": Didier Barbelivien présente une nouvelle émission musicale sur Europe 1

L'artiste aux multiples facettes Didier Barbelivien a lancé une émission dominicale sur Europe 1 autour d’un concept simple: dis-moi ce que tu écoutes comme chanson, je vais te dire qui tu es. Simple et efficace.

Mathieu Faure Publié le 03/10/2021 à 11:31, mis à jour le 03/10/2021 à 11:25
Didier Barbelivien présente Dis-moi ce que tu chantes tous les dimanches entre 15h et 16h. Photo Pierre-Olivier - Capa

Didier Barbelivien est né dans la chanson. Depuis 1978, année où il écrivit la chanson pour le candidat français à l’Eurovision avec Il y aura toujours des violons de Jöel Prévost, le chanteur-compositeur-auteur a écrit plus de 2.000 chansons.

Des titres interprétés par les plus grands: Hervé Vilard, Michel Sardou, Johnny Hallyday, Dalida, Mireille Mathieu, Michèle Torr, Patricia Kaas et Céline Dion. Mais sur Europe 1, chaque dimanche, c’est à une célébrité qu’il demande de choisir cinq chansons pour parler d’elle.

Après avoir déjà reçu Claude Lelouch, Daniel Auteuil ou Gérard Darmon, c’est Guy Savoy qui passe derrière le micro ce dimanche.

 

Comment vous êtes-vous retrouvé avec une émission sur Europe 1?
En 2016, j’avais déjà présenté une émission sur Europe 1, Les étoiles d’Europe 1, ainsi qu’une émission consacrée à Michel Berger en 2017. J’écrivais des histoires autour des albums mythiques. Et puis en ce moment, en tant que chanteur, c’est difficile de prévoir des dates, de chanter face à un public alors j’ai eu envie de faire autre chose.

Le concept est atypique: un invité se dévoile en cinq chansons.
J’ai trouvé le concept intéressant. C’est un peu "dis-moi ce que tu écoutes et je vais te dire qui tu es". Certains n’osent pas se livrer intimement, en tout cas, pas de manière naturelle. Et le fait de choisir cinq chansons permet de parler de soi autrement. C’est un procédé qui marche aussi avec les films, les livres, c’est simple et efficace. Mais c’est un exercice difficile malgré tout. Souvent, ça se fait en trois phases. On va piocher dans trois époques pour faire notre choix. Les grands classiques comme Brassens, Brel, Nougaro, Ferrat. Les artistes avec qui on a grandi et, enfin, ceux de la génération actuelle. La difficulté est de n’en mettre que cinq.

On imagine que ça doit plaire à vos invités, cette manière détournée de parler d’eux?
Ça permet d’emprunter des chemins de traverse. Ils ne viennent pas faire de la promotion ou commenter de l’actualité. On parle d’eux à travers les chansons.

Vous avez écrit de très nombreuses chansons pour d’autres, quelle sera votre réaction quand un de vos invités en choisira une de vous pour parler de lui?
Je sais que ça va arriver (rires). Et c’est à la fois très déstabilisant et très étonnant de voir et d’essayer de comprendre l’émotion que suscite et déclenche une chanson que l’on a écrite à travers un autre. Étienne Roda-Gil, l’auteur principal de Julien Clerc, disait souvent que sa chanson avait plusieurs vies. "J’écris une chanson, Julien en chante une deuxième et le public en achète une troisième", disait-il. Quand on écrit une chanson pour quelqu’un d’autre, elle ne nous appartient plus. C’est un voyage.

Est-ce plus difficile d’écrire une chanson pour soi ou pour les autres?
Je n’ai jamais eu assez d’ego pour écrire sur moi, raconter des choses personnelles en chanson, ce n’est pas mon truc. Alors je me suis toujours laissé porter par le hasard quand j’écrivais. Quand j’entends mes textes dans la voix d’un autre, j’ai l’impression que ce n’est pas de moi. J’ai toujours écrit et quand quelque chose m’inspire, je dois le transformer en chanson, c’est presque un mauvais réflexe. J’ai des cahiers griffonnés partout.

Celle dont vous êtes le plus fier?
Elle m’oublie de Johnny Hallyday.

 

Quel rapport entretenez-vous avec la radio?
Je suis un enfant de la radio, je suis né la même année que la création d’Europe 1, en 1954, donc pour moi c’est comme l’eau qui coule, je n’y fais plus attention tant ça rythme quotidiennement ma vie.

Dans les années 90, votre duo avec Félix Gray avait été parodié par Les Inconnus avec Un chagrin d’amour par Didier Barbelavie et Felix Grave. Quel souvenir en gardez-vous?
(Rires) Ça se moquait de ce qu’on était mais ça montrait aussi qu’on était incontournable à ce moment. C’est comme une forme de reconnaissance quelque part. Mais je suis encore étonné de ma longévité, je m’en suis jamais vraiment rendu compte car j’ai souvent le sentiment de tout recommencer. Je n’aime pas les statuts, ça me plaît de repartir de zéro constamment. On n’est pas écrivain pour la vie, il faut constamment faire ses preuves.

Si vous pouviez inviter la personne de votre choix dans votre émission?
Les anciens comme Brel, Brassens, Aznavour, Gainsbourg. Je suis curieux de savoir ce qu’ils aiment, eux. Où allait leur admiration car moi, mon admiration, allait vers eux. Et quelque part, c’est bien de rester dans le mystère les concernant.

Dis-moi ce que tu chantes, tous les dimanches de 15h à 16h, sur Europe 1.

Quelles sont ses cinq chansons préférées?

C’est bien beau de soumettre ses invités à ce choix cornélien mais quelles sont les cinq chansons marquantes de Didier Barbelivien?

Ivanovitch, Quand j’étais chanteur, La rouille, Le paradis perdu, Âme câline. Un choix précis, réfléchi, validé. Mais pour autant, ce choix a-t-il été facile à faire?

Didier Barbelivien n’exclut pas de réinviter certaines personnalités qui, après un premier passage, ont finalement eu l’envie de mettre à jour leur Top 5. Seule contrainte: des chansons françaises uniquement pour faciliter l’échange.

Offre numérique MM+

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