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Audiences, France Bleu, numérique... La présidente de Radio France Sibyle Veil parle d'avenir

Mis à jour le 13/01/2021 à 15:59 Publié le 13/01/2021 à 18:00
Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France.

Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France. Photo Eric Ottino

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Audiences, France Bleu, numérique... La présidente de Radio France Sibyle Veil parle d'avenir

La Présidente-directrice générale de Radio France était présente à Nice, ce matin, pour remettre un chèque au Secours populaire après les dégâts causés par la tempête Alex. Elle en a profité pour faire le point sur le groupe qu’elle dirige.

C’est avec une émotion sincère que Sibyle Veil, Présidente-directrice générale de Radio France, a remis hier matin dans les locaux de France Bleu Azur un chèque au Secours populaire du département pour les sinistrés des vallées touchés par la tempête Alex.

Une manière de débuter 2021 sous un signe ambitieux avec, en ligne de mire, l’intention de maintenir le lien de confiance avec les Français puisque le groupe Radio France en rassemble 15 millions chaque jour. "On souhaite continuer de surfer sur la vague du numérique, il faut s’adapter à la manière dont les Français consomment leur média".

Votre présence à Nice  ?
C’est une grande émotion d’être là pour remettre ces fonds que nous avons récoltés grâce à la générosité de grands champions sportifs qui nous ont chacun donné un objet, vingt-six en tout, et qui ont ensuite été vendus aux enchères. Cela nous a permis de rassembler plus de 22.000 euros que l’on donne à notre partenaire du Secours populaire pour venir en aide aux sinistrés des vallées après le passage de la tempête Alex. C’est important car cela veut dire que quatre mois après la tempête qui a ravagé des vallées, on est toujours là. On n’est pas seulement présent à leurs côtés durant le drame mais dans la durée. On est pleinement engagé auprès des habitants, c’est vraiment le symbole de ce qu’est France Bleu, un réseau à taille humaine engagé chaque jour auprès des habitants de tous les territoires sur lesquels sont implantées les quarante-quatre stations de France Bleu.

Comment avez-vous traversé 2020 en tant que présidente de Radio France ?
Quand on prend un peu de recul, on se rend compte que l’on traverse des crises depuis quelque temps : les attentats, les gilets jaunes, la crise sanitaire, la tempête Alex. On vit une succession de crises et les Français se tournent vers les antennes de Radio France, on sent cette confiance qu’ils ont dans l’information délivrée par nos différentes chaînes. Que ce soit France Info, France Inter et aussi et surtout le réseau France Bleu qui apporte quelque chose de particulier. Seule une radio à taille humaine est capable de donner une dimension humaine aux crises que l’on vit comme la crise sanitaire.
On a des milliers d’informations quotidiennes, le poids des événements est écrasant pour les individus et le réseau France Bleu redonne une dimension humaine à cette crise et apporte des valeurs qui sont celles de ce réseau : solidarité, entraide, bienveillance.
La radio a brisé l’isolement de certains qui étaient loin de leurs proches. Cette présence au cœur de la population, cette proximité géographique est aussi une proximité affective, c’est ça la patte de France Bleu.

Quel est le rôle de France Bleu au sein de Radio France ?
C’est un réseau local qui me tient vraiment à cœur parce qu’il a un rôle spécifique pour maintenir un lien authentique avec les Français. Les médias locaux ont un rôle auprès des habitants qui est extrêmement important pour avoir cette connaissance des préoccupations quotidiennes, pour donner la parole à l’antenne aux habitants. On va lancer une opération baptisée Ma solution qui va permettre à ceux qui le souhaitent de nous dire, via Internet, quelles sont les initiatives locales importantes et qu’il faut valoriser. Ensuite, nos antennes vont en parler et interpeller les acteurs économiques et politiques pour leur faire voir l’importance que ça a pour les populations. Pendant les élections américaines, qui ont été massivement suivies en France, France Info et France Inter ont couvert cette actualité internationale et dans le même temps France Bleu continuait de parler à ses auditeurs de leurs préoccupations quotidiennes qui ne se sont pas arrêtés pour autant. On a besoin de médias différents pour une certaine complémentarité. Cela donne un visage humain à l’information. Quand les citoyens ont la sensation de ne pas être compris, de ne pas être entendus, de ne pas être écoutés, on sait que cela peut dégénérer en violence. Maintenir ce lien avec les Français est fondamental, c’est le rôle des médias locaux. C’est même vital.

Il y a aussi une évolution avec la retransmission des matinales de France Bleu sur France 3.
On a expérimenté, en commençant par France Bleu Azur, le fait de filmer nos matinales qui sont nos tranches d’information les plus écoutées, pour qu’elles puissent être vues sur l’antenne de France 3. Cela permet à un nouveau public de découvrir cette tranche mais aussi à nos auditeurs fidèles de découvrir les visages derrière les voix qui leur sont familières. On voit que cela permet d’être diffusé auprès d’un plus grand nombre. Après Nice, on a expérimenté ce fonctionnement dans onze autres locales. À terme, on espère couvrir nos quarante-quatre stations locales. C’est une manière de jouer notre rôle tout en étant un vrai média global en étant présent à la radio, sur le numérique, à la télévision et sur le téléphone portable. Le numérique est un enjeu majeur, nos audiences ont explosé en 2020. On essaie de voir comment construire avec France 3 une offre numérique utile et fiable aux concitoyens qui veulent avoir une source fiable d’information sur ce qui se passe dans leur ville, dans leur département. Nous sommes un média de service public, ce qui donne un sens à nos missions c’est d’être utile.

L’année 2020 a-t-elle modifié votre manière d’envisager le rôle de Radio France ?
C’est une année de crise où les Français ont été très demandeurs d’informations et se sont tournés avant tout vers des médias de confiance. Toutes nos tranches d’informations ont vu leur audience augmenter en 2020. Cela nous a amenés à renforcer nos formats qui permettent de lutter contre la désinformation puisque cette crise a été une épidémie de fausses informations, on a beaucoup lutté contre la désinformation. Quand on est en situation de crise, la bonne information est vitale. Ensuite, on a vu à quel point nos radios ont permis de maintenir du lien, de la solidarité et notamment d’être présent dans l’intimité des familles et de briser l’isolement chez les plus vulnérables. L’interactivité sur nos antennes a été très appréciée par nos auditeurs. Tout cela a été possible grâce au développement numérique, il a fallu s’habituer aux changements d’habitude de nos auditeurs, notamment durant le confinement puisque les Français ne se levaient plus à la même heure. Les podcasts ont été très consommés.

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