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Maria Bello, poing levé contre les discriminations

Mis à jour le 17/06/2019 à 10:28 Publié le 17/06/2019 à 10:28
« Les réseaux sociaux font partie de mon travail maintenant mais c’est tellement  difficile pour moi (...) Désolé, j’ai besoin d’aide! [rires]»

« Les réseaux sociaux font partie de mon travail maintenant mais c’est tellement difficile pour moi (...) Désolé, j’ai besoin d’aide! [rires]» Cyril Dodergny

Maria Bello, poing levé contre les discriminations

Le Festival TV sort de l’ombre des personnalités dont les combats se poursuivent hors caméra. Et celle qui tient tête à Gibbs dans NCIS s’inquiète pour les femmes, y compris dans son Amérique

Authentique, Affable et Accomplie, l’actrice Maria Bello méritait bien un « Triple A », hier, à l’issue de sa conférence de presse au Grimaldi Forum. Une note suprême pour une femme engagée dont la carrière et les actions hors caméra sont bien trop méconnues en Europe.

Révélée dans la série Urgences à la fin des années 90, alors en tant que Dr Anna Del Amico, Maria Bello affiche une filmographie XXL (A History of Violence, Fenêtre Secrète, Beautiful Boy, World Trade Center, Payback, Coyote Girls…) en décalage avec sa discrète popularité sur le Vieux Continent.

Depuis janvier, les téléspectateurs francophones la redécouvrent au casting de la série la plus regardée au monde, NCIS : Enquêtes Spéciales. L’Américaine y campe le rôle de Jackie Sloane, une psychologue médico-légale qui bouscule les habitudes du fameux agent Gibbs, traitant « d’égal à égal » avec ce chef d’équipe et de caractère. NCIS, une bénédiction inattendue pour cette boulimique du 7e art qui n’a plus à attendre que le téléphone sonne pour savoir où le vent l’emportera.

Une nouvelle vie

« C’est un cadeau ! Je courais toujours d’un job à l’autre et j’adorais vivre comme ça. Il y avait quelque chose d’exaltant mais je ne savais pas si je serais capable de m’engager pour trois ans dans un projet. J’étais un peu nerveuse, avoue celle qui met désormais en boîte 24 épisodes par an, à raison de dix mois de tournage, mais prend chaque jour le volant vers les studios avec la banane. « Je n’aurais jamais pensé que cet encadrement et cette sécurité dans mon travail pouvaient être si sexy ! [rires] »

À 52 ans, celle qui dévore les livres et confie être très friande de télévision profite de ce confort, en famille, à Los Angeles. Une sérénité et un recul qui lui ont parfois fait défaut, notamment lors de ses débuts dans Urgences. Série qu’elle avait quittée entre deux saisons, un peu trop clandestinement au goût des fans… « Je commençais tout juste à travailler dans cette industrie, j’étais un peu immature à l’époque. Je serais bien restée mais je voulais faire des films et beaucoup d’autres choses », concède l’actrice sans tomber dans le regret. Je suis heureuse de la riche carrière que j’ai eue, mais maintenant j’apprécierais davantage ».

Maria a d’ailleurs déjà planifié son retour à la maison, la semaine prochaine, où elle retrouvera les plateaux… de cuisine ! « J’adore cuisiner ! J’ai encore fait 200 boulettes de viande en avril pour la soirée de mon anniversaire [rires] ».

Tout sauf Trump

Destinée à une carrière juridique après des études en sciences politiques, Maria Bello couche ses combats (droits des femmes, respect de l’autodétermination sexuelle) sur le papier, comme elle les porte à l’écran. Auteur d’un livre à succès Whatever… Love Is Love : Questioning The Labels We Give Ourselves (Qu’importe… l’amour c’est l’amour : S’interroger sur les étiquettes que l’on se met soi-même), elle avait usé d’une tribune dans le New York Times, en 2013, pour faire son coming out.

En tant qu’actrice et productrice, Maria Bello a un autre projet fort dans les cartons. « Le film le plus excitant qui soit, basé sur l’histoire de femmes guerrières en Afrique. » Le tournage devrait débuter l’année prochaine.

En attendant, l’actualité lui donne parfois des frissons. Elle qui plancha sur les discriminations envers les femmes et la rédaction de projets de loi sur leurs droits, à Philadelphie, à la fin des années 90, s’avoue « très inquiète » par la marche arrière sur le droit à l’avortement récemment opérée en Pennsylvanie. Se réjouissant toutefois de pouvoir compter sur de grandes porte-parole dans sa profession, telles que Sophia Bush et Mariska Hargitay [récipiendaire de la Nymphe de Cristal en 2018 au Festival TV de Monte-Carlo, ndlr].

Sa plus grande peur ? « Que Trump soit réélu ! ». Et peu importe que cette prise de position déplaise à Hollywood, l’activiste se veut franche. « La vérité, c’est que vous aimez ou non certaines personnes dans la vie. Ce n’est pas que je ne respecte pas les gens qui sont élus, parce que je les respecte. Je crois en mon pays et je suis vraiment fière d’être américaine. Pour autant, je ne pense pas qu’il faille s’émerveiller de ce que la personne qui nous dirige fait pour le monde. Ce n’est pas une action que je peux soutenir. »

Haïti dans la peau

Au contraire du sort des femmes d’Haïti, pays dans lequel l’actrice a été élevée au rang d’ambassadrice de bonne volonté en 2012. « Je suis allé en Haïti pour la première fois en 2008, avant le tremblement de terre (2010), et je suis tombée amoureuse dès que mon pied a touché le sol. Je savais que c’était un endroit que j’aimerais pour le reste de ma vie. J’y ai rencontré mon meilleur ami, qui est d’ailleurs présent au Festival, et beaucoup de mes amis sur place sont devenus ma famille… »

Un pays meurtri, oublié, où l’absence de la communauté internationale peut parfois être « très décourageante » et briser des espoirs, comme l’évoquait l’an dernier l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis, alors membre du jury fiction, dans nos colonnes.

Une terre dont Maria Bello aimerait maîtriser la langue française, mais Wonderwoman a aussi ses failles. Toutes relatives… « Je ne suis pas une idiote et j’ai pris trois ans de leçons de français mais je n’y arrive pas. Mes amis me disent que je devrais habiter dans un autre pays, qu’il faut s’immerger pour apprendre. » Et pourquoi pas à Monaco ?


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