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Lutter contre le racisme, toujours

Mis à jour le 30/03/2019 à 10:27 Publié le 30/03/2019 à 10:27

Lutter contre le racisme, toujours

C’est un combat qui ne s’arrêtera jamais.

C’est un combat qui ne s’arrêtera jamais. Chaque jour, chaque mois, chaque année, il faudra remettre l’ouvrage sur le métier, inlassablement. Joël Bouzou, président de Peace and Sport, et Eric Fissore, président de la Licra Monaco (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme), en sont convaincus. Alors, hier matin, ensemble, ils ont souhaité rendre hommage à une figure historique de la lutte contre le racisme et membre d’honneur de la Licra, Joséphine Baker, enterrée au cimetière de Monaco, où ils ont déposé une gerbe.

Et dans l’après-midi, ils ont convié des lycéens et étudiants à voir - ou revoir - le documentaire « Jessie Owens et Luz Long : le temps d’une étreinte » de Véronique Lhorme. Ce film raconte l’histoire d’une amitié entre un descendant d’esclave afro-américain et l’athlète favori d’Hitler, issu d’une famille bourgeoise allemande, pendant les Jeux Olympiques de 1936.

« Rien ne les réunissait socialement, c’est une amitié improbable dans ce contexte. Pourtant Luz Lang a eu le courage de montrer son admiration pour Owens », analyse Joël Bouzou. Une relation que seul le sport et ses valeurs ont permise.

À cause du « monsieur orange »

Aujourd’hui, on aimerait tous pouvoir dire que le racisme et l’antisémitisme appartiennent au passé, mais l’actualité nous prouve le contraire. « C’est en partie à cause de l’attitude du monsieur orange qui est à la Maison blanche », explique Anita DeFrantz, athlète afro-américaine olympique en aviron et membre du Comité international olympique.

Elle qui n’a pu démarrer sa carrière sportive qu’à l’université, à cause de la ségrégation, avoue rencontrer encore des difficultés régulièrement : « Aujourd’hui encore, je vis ce que j’appelle des moments d’invisibilité. Quand je fais la queue, alors que je suis une femme de grande taille, il m’arrive qu’on s’adresse à la personne dernière moi. Alors je réagis en disant : “Excusez-moi, peut-être ne m’avez-vous pas vue parce que j’étais encore devenue invisible, mais c’est à mon tour”. Et je le dis fort. Pour que tout le monde entende. Il n’y a qu’en faisant cela que l’on peut faire reculer les discriminations. »


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