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Xavier Beck plaide pour la dissolution de l'Assemblée

Mis à jour le 06/01/2019 à 05:06 Publié le 06/01/2019 à 05:06
Les vœux de Xavier Beck avec Eric Ciotti.

Les vœux de Xavier Beck avec Eric Ciotti. J.D.

Xavier Beck plaide pour la dissolution de l'Assemblée

Le maire de Cap-d'Ail a adressé ses vœux aux Cap-d'Aillois, vendredi soir au Château des Terrasses, aux côtés de son ami Eric Ciotti. Le président Macron en a pris pour son grade

Des vœux chaleureux pour ses administrés, mais des vœux également politiques - et donc franchement plus froids à l'endroit du président Macron.

Xavier Beck était vendredi soir au Château des Terrasses, avec, à ses côtés, le député et président de la commission des Finances du département des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le président du Conseil national de Monaco Stéphane Valeri, plusieurs représentants des institutions et autorités locales et de nombreux maires des communes limitrophes.

Le maire et vice-président du département des Alpes-Maritimes Xavier Beck a d'abord rappelé les événements marquants de l'année écoulée. Des événements « qui ont commencé bien tristement avec l'assassinat du gendarme Arnaud Beltrame dans l'Aude. Nous avons organisé un hommage devant le monument aux Morts où étaient présents près de 200 élèves. Ça reste pour moi un des souvenirs très forts. »

Puis le maire évoque la démolition de la villa Tannouri de mars à mai 2018 après un bras de fer judiciaire qui aura duré plus de vingt ans, Anthony Tannouri « faisant fi de toutes les décisions de justice ». Le nouveau propriétaire, un Hollandais, a entrepris des travaux qui permettent de « retrouver un bord de mer encore plus beau qu'auparavant ».

Autre fait marquant : l'intervention des gendarmes à la plage Mala le 25 mai 2018. « Le préfet Georges-François Leclerc s'était rendu sur place quelques jours avant pour se faire sa propre opinion. Il a été agacé de voir qu'à 15 heures, il y avait une ambiance de boîte de nuit. Il s'agit de permettre à tous de bénéficier de bonnes conditions d'accueil. Et donc d'avoir des établissements respectueux de l'environnement et qui n'imposent pas leur musique à ceux qui sont sur la plage publique. Je retiens qu'aujourd'hui, après des années de discussions, la préfecture est sur le point de renoncer à la démolition des cabanons et restaurants installés là depuis 60 ans. »

« Un grand mouvement de ras-le-bol »

Le joli moment d'émotion de l'année fut certainement la venue de Didier Deschamps le 12 septembre pour baptiser le stade qui porte désormais le nom de l'entraîneur de football.

Puis Xavier Beck a longuement commenté l'année politique. D'abord les départs du ministre de l'Écologie Nicolas Hulot en septembre, puis de l'Intérieur Gérard Collomb en octobre. « Moi, ce qui me frappe, c'est qu'il faille cinq jours pour trouver un remplaçant au ministre de l'Intérieur ; ce n'est pas très rassurant. » Pas de répit pour l'exécutif qui doit faire face aux « gilets jaunes » dès la fin de l'automne. « C'est un grand mouvement de ras-le-bol. » Et Xavier Beck d'évoquer ensuite « les voyages de Monsieur Benalla » et les dysfonctionnements que l'affaire révèle.

Quant au retour des cahiers de doléances, l'idée d'un grand débat ou encore d'un référendum à questions multiples, « tout cela, c'est de la poudre aux yeux. La République En Marche n'a plus aucun contact avec le peuple de France. Il y a un rejet. Ça devrait conduire à une dissolution de l'Assemblée nationale. »

Après plus d'une heure de discours, Xavier Beck a laissé la place à son ami Eric Ciotti qui a d'emblée salué le travail du maire de Cap-d'Ail : « Un homme de conviction, de valeurs, qui aurait dû être votre député. Il reste un maire fédérateur. »

« Trop d'immigration et trop d'impôts »

« J'espère du fond du cœur qu'on puisse se dire en 2020 que la France va mieux. Car aujourd'hui elle va mal. Nous devons être fiers de nos identités, de notre culture, de nos racines. » A propos des « gilets jaunes » : « On sent qu'il y a une colère face à l'injustice et un mépris face à l'assommoir fiscal. Que ceux qui nous gouvernent entendent le cri de douleur du peuple de France. Il y a trop d'impôts dans notre pays. On n'en peut plus. Nous sommes le pays au monde le plus imposé. Triste record. La fiscalité nationale est devenue insupportable. Dès qu'il y a un problème on crée un nouvel impôt qui ne fait qu'aggraver le problème. Macron n'a fait que de la communication. Quelle déception ! La France souffre de trop d'immigration et de trop d'impôts. Il faut que nos responsables soient dignes, humbles, à l'écoute et au service de l'intérêt général. Je suis persuadé que la France a un avenir. C'est le vœu que je forme ce soir. Que la France reste la France. »


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