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Valérie Pécresse ne se sent "pas liée" par le sondage commandé par Les Républicains

Présente mercredi dans le Var, la candidate à la primaire de la droite et du centre ne déterminera pas sa stratégie en fonction des résultats de l’enquête commandée par son ancien parti. Elle reste convaincue qu'il n'y aura qu'un seul candidat de sa famille politique à la présidentielle.

Lionel Paoli Publié le 15/09/2021 à 20:06, mis à jour le 15/09/2021 à 20:08
interview
"Mon sujet, c’est l’unité", affirme Valérie Pécresse. « Nous avons tous intérêt à jouer le jeu ». Photo Sophie Louvet

Des Arcs-sur-Argens à Saint-Raphaël en passant par Draguignan, Valérie Pécresse a sillonné la moitié du Var au pas de course, hier. Une entrevue avec les viticulteurs, une autre avec les sapeurs-pompiers, une troisième avec les professionnels du tourisme : la candidate à la primaire de la droite et du centre a écouté. Pris des notes. Et promis d’apporter des "réponses".

Vous avez rencontré des experts dans des domaines très différents. Avec une problématique commune ?
Absolument. Tous souhaitent que l’on en finisse avec l’enfer bureaucratique ! Cette demande est exprimée aussi bien par les professionnels du Haut-Var que par ceux du littoral. Ils évoquent les montagnes d’obstacles juridiques et administratifs à franchir pour faire aboutir leurs projets. Ils réclament également une gestion plus décentralisée. Les règles imposées de façon plus ou moins arbitraire depuis Paris, ils en ont assez ! Le Var pourrait être une nouvelle Toscane. Encore faut-il libérer les énergies...

Mardi matin, les Républicains ont acté l’alternative qui sera proposée aux militants le 25 septembre : soit une procédure ouverte de départage, soit un congrès réservé aux militants à jour de cotisation. Pensez-vous que l'union derrière un candidat unique est encore possible ?
Non seulement elle est possible, mais elle est indispensable. Nous aurons un candidat unique.

 

Quel mode de sélection préférez-vous ?
Je suis favorable à un processus de rassemblement avec des débats ouverts à tous les sympathisants. Cette procédure de départage semi-ouverte corrige tous les défauts de la primaire de 2016, pour laquelle n’importe qui, sympathisant ou non, pouvait voter. Comme le disait Nicolas Sarkozy : quand la droite se rétrécit elle perd, quand elle s’élargit elle gagne. Moi, je veux faire l’union.

Dès lors que Xavier Bertrand refuse de participer à cette primaire, comment pouvez-vous affirmer qu’il n’y aura in fine qu’un seul candidat ?
Mon sentiment, c’est que ce processus va donner un véritable élan au rassemblement. [Elle sourit] Je pense que le bon sens conduira Xavier Bertrand à y participer.

Vous l’avez rencontré lundi à Paris. Avez-vous évoqué cette possibilité ?
Lundi, nous étions avec le Premier ministre : ce n’était pas un cénacle fait pour parler de politique.

On a du mal à croire que vous n’avez pas eu l’occasion d’en discuter avec lui ...
Je lui ai dit que je pensais qu’il fallait... [Elle s’interrompt] Mon sujet, c’est l’unité. Nous avons tous intérêt à jouer le jeu.

 

Votre position est claire ; quid de la sienne ?
C’est à lui de répondre.

S'il est le mieux placé dans la course à l'Elysée, pourriez-vous le soutenir même si vous êtes en tête d’une primaire à laquelle il n’a pas participé ?
Le processus de sélection aura lieu en décembre. Vous faites des conjectures sur un avenir qui n’est pas encore écrit.

D’ici là, nous aurons les résultats du sondage commandé par LR...
Il n’apportera qu’un éclairage. Je respecte tout à fait cette démarche, mais je ne me sens pas lié par cela. Toutes les enquêtes d’opinion montrent qu’il y a une belle dynamique autour de ma candidature.

Vous estimez que "Zemmour est un boulet au pied de Marine Le Pen". Certains sondeurs affirment cependant qu’il prend autant de voix aux Républicains qu'au RN. Vous n'y croyez pas ?
Les dernières enquêtes d’opinion corroborent mes propos : quand Zemmour prend un point aux Républicains, il en prend quatre à Le Pen, trois à Dupont-Aignan et un à Macron. Les électeurs de la droite et du centre, eux, cherchent d’abord de la crédibilité.

Quand Eric Ciotti annonce qu’il partage « la plupart des idées » d’Eric Zemmour, vous vous dites qu’il va trop loin ?
Pour moi, il doit y avoir une cloison étanche entre la droite d’une part, le RN et Zemmour d’autre part. Ils ne jouent que sur la peur en faisant assaut de démagogie. Moi, je veux apporter des solutions. Eric Ciotti est sur cette même ligne : il se bat pied à pied contre le Rassemblement national.

 

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