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Valeri: "L'amour de mon pays et de la politique"

Mis à jour le 02/06/2017 à 12:48 Publié le 02/06/2017 à 05:13
Toute première interview du président délégué d'Autrement !
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Valeri: "L'amour de mon pays et de la politique"

Après avoir envoyé une lettre à tous les Monégasques pour leur expliquer son départ du gouvernement, Stéphane Valeri installait hier matin son bureau à l'Aigue Marine

Changement de décor. Fontvieille, immeuble Aigue Marine, 6e étage, porte gauche. C’est là qu’est dorénavant installé Stéphane Valeri, qui a quitté ses fonctions de conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé mercredi soir.

Les locaux sont spacieux dans ce bâtiment du secteur privé où presque tout reste à aménager. Dans son bureau, le nouveau président délégué de l’agence Autrement! rattachée au groupe Monaco communication de Maurice Cohen, Stéphane Valeri veut «ouvrir un nouveau chapitre de [sa] vie».

Et retourne dans le secteur qui fut le sien à l’époque où il dirigeait le groupe Promocom. Un bureau sur lequel sont posés trois téléphones portables (on tourne une page mais on ne se refait pas…), trois fauteuils, une boîte de cartes de visite, un bloc-notes XXL déjà bien rempli, une photo de la statue de la princesse Grace qui lui a été offerte avant-hier au cours d’un cocktail de départ au CHPG, le portrait officiel du prince Albert II. C’est dans cet aménagement encore sommaire de son espace de travail que Stéphane Valeri nous accueille, entouré de ses plus fidèles compagnons de travail.

Pourquoi avez-vous démissionné du gouvernement?
Quand le prince Albert II m’a demandé de rejoindre son gouvernement, il m’a fixé un certain nombre d’objectifs prioritaires. L’essentiel des objectifs a été atteint. Il est donc sain d’ouvrir une nouvelle page de ma vie.

Quels ont été vos dossiers prioritaires?
Il fallait repenser le projet du futur CHPG qui était initialement très esthétique mais trop grand, trop coûteux et pas assez fonctionnel. Le nouveau projet est adapté à Monaco, tant dans ses dimensions qu’aux progrès de la médecine. Cette mission est terminée depuis longtemps.
Nous avons une jeunesse formidable. L’autre mission importante était d’assurer un avenir dans leur pays aux diplômés de nationalité monégasque et aux enfants du pays. Nous avons créé la commission d’insertion des jeunes diplômés. Aujourd’hui, plus de 140 entreprises sont partenaires et plus de 200 jeunes actifs ont été placés.

Un dossier épineux fut celui de la réforme des retraites…
La sauvegarde du régime de retraite des salariés a été faite dans la concertation. Elle fut modérée et équilibrée. Je n’ai pas souhaité que les retraités soient mis à contribution en diminuant leurs pensions. Le Conseil national a voté cette loi à l’unanimité. Ce régime demeure l’un des meilleurs d’Europe.
On vous a vu très actif aussi sur le télétravail. Ce fut une mission très importante. 43000 salariés monégasques ne vivent pas à Monaco. Ils peuvent travailler jusqu’à deux tiers de leur temps à domicile. Concrètement, cela permet à Monaco d’embaucher potentiellement trois fois plus de salariés sans construire de gratte-ciel ou s’étendre sur la mer.

Avez-vous traité des dossiers plus discrets mais tout aussi importants à vos yeux?
On juge un pays à la façon dont il s’occupe des plus fragiles. Les lois sur le handicap ont amélioré la situation des handicapés. J’ai également tenu à moderniser les services de mon département, à l’exemple de la réforme de la DASS, désormais constituée de deux directions autonomes. Avec mon équipe, nous avons développé les campagnes de prévention. Je suis heureux de savoir que des cancers colorectaux, du sein et du col de l’utérus ont été diagnostiqués à temps, grâce à une prise en charge à 100 % pour les résidents de Monaco. Je me dis que nous avons sauvé des vies.

L’Union des Syndicats de Monaco (USM) considère que la plupart de vos actions n’ont pas fait avancer la protection sociale…
Aucun bilan n’est parfait. Il y a une vraie divergence d’idéologie avec l’USM qui me reproche de ne pas avoir réformé le droit du travail en le rigidifiant. Notre modèle économique et social, dont bénéficient autant les salariés que les employeurs, est fragile. D’ailleurs, il fait la quasi-unanimité, à l’exception des dirigeants de l’USM.

On vous sait gros travailleur. Mais n’avez-vous pas eu envie de vous reposer un peu?
Vous avez sans doute raison, mais je dois gagner ma vie. Je rejoins donc le privé en développant notamment une agence conseil en communication.
Dans une lettre adressée aux Monégasques pour leur expliquer votre départ du gouvernement, vous dites: «Ce que je perds en avantages matériels (...), je le gagnerai en liberté.»

De quoi y voir une première étape pour un retour au Conseil national…
J’avais écrit à mes compatriotes, il y a sept ans, pour leur expliquer mon arrivée au gouvernement. Au moment de le quitter, cette lettre constitue le chapitre suivant.

Quand avez-vous pris votre décision?
Cette décision est mûre depuis de nombreux mois. Elle a été préparée avec le souverain.

Avant la proposition de loi de décembre dernier sur les incompatibilités déposée par l’UM?
Bien sûr, je m’en étais déjà entretenu bien avant avec le prince.

Vous dites que vous voulez rencontrer les Monégasques. N’est-ce pas pour préparer la campagne?
J’ai toujours eu l’amour de mon pays et de la politique. Je reste proche des Monégasques. Par exemple le dossier du logement, la question européenne ou l’avenir de la SBM, sont des sujets pour lesquels je compte bien utiliser ma liberté d’expression. Si j’estime que je peux apporter ma contribution à la réflexion sur l’avenir de Monaco, alors je défendrai mes convictions.

Retraverser la place de la Visitation, n’est-ce pas embarrassant?
Servir le prince ou représenter les Monégasques, c’est toujours servir la Principauté. Je crois donc, au contraire, qu’avoir une expérience dans les deux institutions est un atout. Pour autant, la question de ma candidature aux élections n’est pas d’actualité. Je reste maître de mon agenda, chacun le comprendra.

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