"Un spectacle barbare": le député Éric Pauget réaffirme son soutien à l’abolition de la corrida

S’étant déjà positionné pour l’abolition de la corrida avec une proposition de loi et des amendements en ce sens, le député de la septième circonscription des Alpes-Maritimes assure voter en faveur du texte d’Aymeric Caron (LFI). Éric Pauget assume pleinement de ne pas suivre la ligne de son groupe et parti des Républicains à ce sujet.

Margot Dasque Publié le 16/11/2022 à 14:14, mis à jour le 16/11/2022 à 15:44
Une corrida lors d'une féria à Fréjus. Photo Philippe Arnassan

Une promesse de campagne tenue. Au début de l’année 2021, le député de la septième circonscription des Alpes-Maritimes Éric Pauget a déposé une proposition de loi pour abolir la corrida. Mais ni cette dernière ni ses amendements n’ont trouvé grâce aux yeux de la majorité gouvernementale, jugeant hors sujet la démarche.

"Pourtant cela semblait être justement le bon moment d’en parler. On était en pleine élaboration de la loi sur la maltraitance animale. Cela m’avait heurté", rappelle l’élu Les Républicains qui aujourd’hui réaffirme la même position en se déclarant toujours pour l’abolition de cette pratique.

Pour rappel, lors de la niche parlementaire LFI du 24 novembre, le sujet pourrait être débattu au Palais Bourbon grâce à la proposition de loi du député parisien Aymeric Caron: "Il soumet la même chose que moi, il n’y a pas grand-chose d’autre en la matière, il faut se pencher sur l’article 521-1 du Code pénal." À ce jour, une partie de la famille des bovidés se retrouve hors champ puisque les dispositions de protection de cette espèce "ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée".

 

Reconnaissant l’aspect de la tradition quant à la tauromachie, l’Antibois remet en question la mise à mort: "Faut-il à ce titre se satisfaire d’un tel spectacle? J’estime que non. Au XXIe siècle, c’est un spectacle barbare."

Une position qui n’est absolument pas celle de son groupe et de son parti: "Je voterai pour l’abolition. Cela n’engage que moi. C’est une conviction personnelle que j’assume pleinement." Citant Victor Hugo - "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l’amusement, c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience" - et invitant les élus de tous bords à écouter La Corrida de Francis Cabrel, le parlementaire assure que les dés ne sont pas encore jetés pour cette proposition de loi.

"Le gouvernement s’y oppose. Mais après avoir sondé des consœurs et confrères d’autres groupes, je sais que tous n’ont pas la même conviction. Restera à savoir si parmi les douze textes au menu jeudi prochain celui-ci aura le temps de passer et quels députés seront présents pour voter."

À noter: trois manifestations auront lieu ce samedi matin entre le Var et les Alpes-Maritimes à l’appel des militants pro-abolition.

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