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Transfusion sanguine, Europe, salariés français: séance de travail chargée au Conseil national avec Gérard Larcher

Le président du Sénat a animé une réunion, samedi matin, au cours de laquelle Stéphane Valeri et lui ont abordé plusieurs sujets majeurs dont l’Europe, les Enfants du pays et les salariés français.

Joëlle Deviras Publié le 18/03/2019 à 10:00, mis à jour le 17/03/2019 à 18:50
Samedi matin, dans l’hémicycle du Conseil national, les présidents du Sénat et du Conseil national. Photo Conseil national

Un peu plus d’une heure de réunion au Conseil national et un ordre du jour particulièrement dense. Le président du Sénat Gérard Larcher, quelques heures seulement après avoir remis les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Stéphane Valeri, a profité de son court séjour en Principauté pour aborder des dossiers importants qui unissent les deux pays.

Transfusion sanguine: l’urgence

En plus des points que la France et Monaco avaient décidé d’aborder, Gérard Larcher et Stéphane Valeri ont eu un échange sur l’urgence de la ratification du traité relatif à la coopération entre la France et Monaco en matière de transfusion sanguine

Le président du Conseil national a demandé à son homologue du Sénat de bien vouloir examiner dans les meilleurs délais, en vue de sa ratification, l’accord-cadre relatif à la coopération franco-monégasque en matière de transfusion sanguine. Ce vote du Sénat est en effet indispensable pour que puisse être mise en place la prise en charge du traitement du sang prélevé à Monaco par l’EFS, l’Établissement français du sang.

Le président Larcher s’est engagé à apporter son soutien à cette demande des élus monégasques.

 

Quel avenir pour les Français de Monaco?

Vendredi dernier, lors de son discours au Musée océanographique devant le prince Albert II et près de mille personnes, Gérard Larcher, qui s’apprêtait à remettre à Stéphane Valeri les insignes d’officier de la Légion d’honneur, rappelait: "Nos Histoires respectives demeurent depuis le XVIe siècle indéfectiblement liées."

La problématique des Enfants du pays, il la connaît bien. C’est d’ailleurs en ces termes qu’il évoque Christophe-André Frassa, sénateur des Français de l’étranger, qui sera co-rapporteur dans le cadre d’une mission d’information de la commission des Affaires européennes du Sénat sur le projet d’accord d’association entre l’UE et Monaco. Stéphane Valeri a précisé, de son côté, que "le Plan national pour le logement annoncé par le Prince et élaboré en concertation avec le Conseil national, permettra de bien loger tous les Monégasques dont la situation le justifie dans le secteur domanial, ce qui permettra de libérer le secteur protégé pour les enfants du Pays. Mais il faut attendre encore trois ou quatre ans".

Monaco et l’Europe

Dans Monaco-Matin samedi, Gérard Larcher expliquait : "La force de la relation franco-monégasque doit pouvoir aider pour que la Principauté puisse faire entendre ses spécificités et que l’on puisse avoir cet accord d’association qui me semble un élément important."

Stéphane Valeri, quant à lui, a réitéré sa position: "La majorité se montre vigilante, prudente mais pragmatique. Ce sujet fut d’ailleurs au cœur de la dernière campagne électorale qui a vu les électeurs trancher nettement en faveur de notre liste, que nous qualifierons d’europragmatique. Un Traité de cette importance doit, en accord avec la révision constitutionnelle de 2002, obligatoirement être ratifié par le Conseil national."

 

Car plusieurs questions restent en suspens, selon lui: qu’en serait-il de la priorité nationale dans un modèle européen qui prévoit notamment une libre installation des personnes? Quid du système d’autorisation de création d’entreprises et d’installation des résidents, dans un modèle qui prône une totale liberté sans régulation? Quid du respect du critère de nationalité, qui consiste à réserver l’exclusivité de l’accès de certaines professions aux Monégasques? Quid de la souveraineté monégasque par rapport à la transposition législative des directives européennes?

Et les salariés ?

Près de 40.000 personnes domiciliées en France traversent la frontière chaque jour pour travailler en Principauté. Si Monaco est un poumon économique pour la Côte d’Azur, "il faut en tenir compte dans la politique des transports française, c’est vital pour la synergie économique des deux pays", a souligné Stéphane Valeri.

Côté monégasque, des dispositifs sont en place, comme le télétravail depuis 2014 qui profite aux salariés qui le souhaitent et œuvre favorablement contre la pollution. L’idée de liaisons maritimes quotidiennes, à l’intention des salariés pendulaires entre Monaco, Nice et Menton, qui pourraient être assurées aux périodes propices de l’année par des navires à propulsion écologique, a ainsi été soutenue par le Conseil national auprès du gouvernement.

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