“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Sarkozy, 14 juillet, burkini: Christian Estrosi s'explique sur I-télé

Mis à jour le 04/09/2016 à 18:53 Publié le 05/09/2016 à 06:47
"J'ai été aux côtés de Nicolas Sarkozy alors que l'UMP était sur le point de disparaître", s'est justifié Christian Estrosi.

"J'ai été aux côtés de Nicolas Sarkozy alors que l'UMP était sur le point de disparaître", s'est justifié Christian Estrosi. DR

Sarkozy, 14 juillet, burkini: Christian Estrosi s'explique sur I-télé

Invité dimanche soir dans l'émission d'Audrey Pulvar, l'ancien maire de Nice s'est également expliqué sur le burkini et l'organisation de l'islam de France, en demandant des "concessions" à la communauté musulmane.

Christian Estrosi s'est souvent félicité de "parler vrai".

Face à la journaliste Audrey Pulvar, dimanche 4 septembre, l'ancien maire de Nice et président de la Métropole s'est justifié sur son rôle après l'attentat du 14 juillet.

Un drame qui a provoqué des plaies qui "ne pourront jamais être réparées".

Sur son tandem avec Philippe Pradal

Interrogé sur sa forte présence médiatique et son omniprésence le terrain aux côtés de Philippe Pradal, Christian Estrosi a balayé la polémique: "Nous faisons une équipe", s'est défendu l'actuel premier adjoint à la sécurité, qui a démissionné pour cause de cumul des mandats. Et occupé le devant de la scène en dénonçant les sous-effectifs de la police nationale le soir du drame. 

"Qui aurait imaginé que je ne sois pas à fond?", a-t-il ajouté, quand la journaliste lui demandait qui était le "vrai" maire de Nice. Avant de conclure: "Vous pensez sincèrement que ça intéresse ceux qui nous écoutent aujourd'hui? Les gens s'en foutent!"

Sur son soutien à Nicolas Sarkozy

Parler vrai. C'est ce que cherche aussi à faire Nicolas Sarkozy depuis son retour en politique, auquel Christian Estrosi a officialisé son soutien pour la primaire de la droite et du centre qui aura lieu en novembre prochain. "Le projet de Nicolas Sarkozy me convient parce qu'il peut permettre de mettre en échec le Front National", a estimé Estrosi.

Chacun se souvient pourtant des dernières élections régionales, où l'actuel président de la Région PACA, alors candidat face à Marion Maréchal-Le Pen, sollicitait les voix de la gauche qui s'était retirée au deuxième tour pour faire barrage au Front national. A l'époque, Christian Estrosi avait critiqué le programme trop "droitier" de Nicolas Sarkozy, qui alimentait selon lui les thèses du FN. "Plus on va à droite, plus on fait monter le FN", déclarait-il dans Paris Match.

"Tout le monde sait que nous avons une relation extrêmement forte entre Nicolas Sarkozy et moi-même, sur les valeurs de la France. Nous avons partagé tant de combats", a souligné Christian Estrosi, qui a connu l'ancien chef de l'Etat dans les années 80. 

"Nous n'avons jamais cessé de nous parler", a-t-il rappelé, en indiquant tout de même que "depuis 2012", il était "un homme libre", suite au retrait de la vie politique de l'ancien président. "Il n’y avait plus personne, même pas ma famille politique, pour me soutenir (...) J'ai été aux côtés de Nicolas Sarkozy alors que l'UMP était sur le point de disparaître. Pour qu'il revienne et qu'il essaie de sauver notre formation politique".

Sur l'identité et le Front national

Fidèle à son positionnement "gaulliste", Christian Estrosi jure qu'il est "contre les clivages gauche / droite": "J'ai du mal à les voir dans la société".

Il s'est également exprimé sur le FN, qu'il considère comme un parti d'extrême-droite - Marine Le Pen, de son côté, refuse cette étiquette depuis plusieurs années et tente, elle aussi, de se présenter sous un visage gaulliste, sous l'impulsion notamment de son bras droit Florian Philippot, vice-président du Front national.

"Il y a une rupture entre la droite l'extrême droite", a jugé Christian Estrosi. "L'extrême-droite n'est pas le prolongement de la droite."

Sur le burkini et l'islam

Cet été, la polémique sur le burkini a défrayé la chronique dans les médias. Au départ, l'arrêté de David Lisnard, maire LR de Cannes, est passée relativement inaperçu, avant que des associations communautaires ne l'exposent publiquement pour le dénoncer. 

"Cet été, il y a un phénomène, comme une sorte de provocation", a dénoncé Christian Estrosi, qui n'était pas favorable aux arrêtés anti-burkini... avant que sa ville ne s'y convertisse comme toutes les communes de la Côte d'Azur, sauf Antibes, dirigée par le juppéiste Jean Leonetti. "Pour moi, c'était un non-sens de prendre des arrêtés", jauge l'ancien maire de Nice, qui souhaite que l'Etat légifère sur la question.

>> RELIRE. "Je n'ose plus sortir. Depuis cet arrêté, les gens sont déchaînés"

Au-delà du burkini ("il y a quelque part un avilissement de la femme" dans cette tenue, a justifié Estrosi), c'est bien la question de l'assimilation et de l'organisation d'un islam de France qui est posée. Rappelant que les juifs s'étaient soumis aux règles du Code Civil ainsi qu'à une organisation stricte - via la création du Consistoire au début du XIXe siècle, par l'entremise de Napoléon - Christian Estrosi a regretté que la même chose ne soit pas exigée pour la communauté musulmane.

"Je demande à la communauté musulmane de faire des concessions", a-t-il dit, expliquant qu'il s'entendait bien avec "90% de la communauté musulmane" de la ville de Nice, qui ne souhaitait pas être associée aux dérives fondamentalistes de ceux qui se réclament de l'islam.

Enfin, Christian Estrosi a regretté que les musulmans ne soient "pas capables" de s'organiser seuls. Avant d'ajouter: "Pour moi ce n'est pas carte d'identité qui fait de quelqu'un un Français. Être Français c'est défendre les valeurs de la république"


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct