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Réélu, le maire de Monaco, Georges Marsan, se dit « serein et content »

Mis à jour le 19/03/2019 à 10:49 Publié le 19/03/2019 à 10:37
Au lendemain de son élection, le maire George Marsan dresse un bilan du scrutin, et se confie sur ses ambitions

Au lendemain de son élection, le maire George Marsan dresse un bilan du scrutin, et se confie sur ses ambitions Cyril Dodergny

Réélu, le maire de Monaco, Georges Marsan, se dit « serein et content »

Au lendemain de sa victoire, le maire analyse les résultats obtenus et se dit prêt maintenant à mettre en place le programme annoncé durant la campagne de l’Évolution Communale

La nuit a été courte pour le maire. Mais hier matin, tableau récapitulatif et notes manuscrites prises en marge, Georges Marsan a décrypté les résultats obtenus dimanche, après une longue journée dominicale dédiée aux élections communales.
Lui qui rempile pour un cinquième mandat de quatre ans, fait une analyse avec le recul et l’expérience.

Qu’est-ce qui marque le plus ces élections communales ?
Ce qui est flagrant, c’est le nombre de bulletins blancs : 5,3 %, contre 1,4 % en 2015.
Le vote blanc n’est pas forcément un vote de défiance mais il est peut-être la marque d’une insatisfaction de l’électorat face à la proposition électorale.

Les bulletins nuls augmentent-ils autant ?
Ce n’est pas significatif : nous avons eu 78 bulletins nuls dimanche, soit 3,5 % contre 2,8 % en 2015. Ce qui me semble évident, c’est qu’il faut proposer un nouveau souffle.
Dans quatre ans, avec le vote électronique, les jeunes notamment voteront plus facilement. En attendant, la participation est en baisse par rapport à 2015. On a perdu quatorze points en quatre ans. Il faut dire toutefois qu’il y avait deux listes entières.

N’est-on pas tout simplement face à une usure du pouvoir ?
Je suis là à la mairie depuis 1991. Les premiers mandats me plaçaient toujours parmi les élus rassemblant le plus grand nombre de voix. Puis, devenu maire, les choses se sont inversées. Et mon nom fut relégué en queue de liste. C’est normal. Qui prend les décisions ? C’est le maire. Et parfois, les arbitrages ne vont pas dans le sens des sollicitations que je reçois.

Si votre liste, élue largement en un seul tour, a sa pleine et entière légitimité, vous-même ne vous sentez-vous pas quelque peu affaibli par les 255 voix qui vous séparent de la première élue Chloé Boscagli Leclercq ?
Je suis malheureusement habitué. J’ai toujours sept points d’écart avec le premier. Entre nous, nous en rigolons ! Tous les élus qui sont sur le terrain sont en bas de la liste. Moi le premier - ou plutôt le dernier (rires) - mais aussi Françoise Gamerdinger, Jacques Pastor... Ce sont deux élus sur le terrain, qui travaillent beaucoup.
Il y a là peut-être une usure... Je note que les nouveaux de 2015 qui ont des délégations dans le social s’en sortent très bien : Chloé Boscagli Leclercq, Camille Svara, Claude Bollati,... Karyn Ardisson Salopek, en charge de l’Académie de musique, résiste bien aussi...

Vos résultats sont tout de même, pour tous, satisfaisants et très resserrés.
Oui, le vrai succès, c’est la participation.
En nombre de voix, on ne peut pas faire plus. Dimanche soir, quand le total des 1 833 voix a été décompté, tout le monde, salle du Canton, a applaudi.
Nous savions qu’il n’y aurait pas de second tour. C’est une satisfaction. Au cours de mes différents mandats, j’ai remarqué que se distinguent trois groupes en nombre de voix. Cette fois-ci, le groupe est très ramassé. Je suis donc serein et content.

La prochaine étape est votre installation officielle pour le mandat 2019-2023.
Il faut effectivement préparer la séance hypersolennelle du 16 avril prochain à 11 heures. Claude Bollati, doyen, présidera la séance. L’élection du maire se fait à bulletins secrets avec les deux benjamins qui sont désignés secrétaires de séance. Je compte conserver Camille Svara première adjointe.

Des surprises sur les délégations ?
Non, il n’y aura pas de révolution. Je compte proposer les mêmes fonctions aux mêmes élus sur le social. Un secteur pour lequel je prévois un grand changement d’organisation qui sera annoncé le 26 mars en séance publique. Sinon, quelques délégations pourront changer de représentant.

Lesquelles ?
Le marché par exemple, ou l’Espace Léo-Ferré.

Appliquer tout le programme

Quels sont les points de votre programme que vous comptez mettre en place sans tarder ?
L’idée c’est d’appliquer tout le programme ! Aujourd’hui, nous sommes en plein dans la transition numérique. Le projet de la Smart City est porté par Marjorie Crovetto Harroch. Début mars a été inauguré le premier abribus connecté. Des bornes tactiles, un équipement en 4G, la fonctionnalité paiement sans contact, des totems d’affichages et d’autres fonctionnalités sont prévus. D’ici quatre mois, trente-trois abribus « smart » seront installés en Principauté.

Vous voulez avancer dans le social également.
Le service à la personne va évoluer. Nous avons les fonds pour doter les appartements des modules pour signaler à l’occupant si quelqu’un sonne à sa porte ou appelle au téléphone.
Par ailleurs, nous prévoyons d’élargir l’espace parents aux personnes qui n’ont pas d’enfants en crèche.

Le marché de La Condamine va-t-il évoluer ?
Il va être rénové. Au premier étage, le restaurant en travaux depuis un an va ouvrir le 15 avril. Il proposera trois types de cuisines : poisson, viande, et primeurs.
Il disposera d’une grande terrasse intérieure. Maintenant tous les stands sont ouverts dans la halle. Nous allons continuer à faire venir des petits producteurs et les maraîchers vont être de moins en moins nombreux. Cela va réguler les prix parfois jugés élevés.

Et sur le plan environnemental ?
On bannit les gobelets en plastique ; d’abord en mairie. Quant aux commerçants, nous renouvelons les conventions en précisant de mettre un terme aux contenants en plastique. Il en sera ainsi pour le Grand Prix et le village de Noël.


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