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Primaire écologiste: on vous dit comment Jean-Marc Governatori a obtenu le feu vert du tribunal

Exclu début juillet de la primaire écologiste, le centriste niçois a obtenu jeudi sa réintégration par voie judiciaire. Il entame lundi un tour de France qui doit le mener jusqu’au scrutin prévu fin septembre

Lionel Paoli Publié le 29/07/2021 à 16:48, mis à jour le 29/07/2021 à 17:46
"Une primaire, c’est d’abord une affaire de réseaux", affirme Jean-Marc Governatori. "Je cultive les miens depuis trente ans ! Je viens pour gagner." Photo archives D. M.

"Ils pensaient peut-être que je n’irais pas jusqu’au bout. C’est mal me connaître…"

Dans la voix de Jean-Marc Governatori perce une pointe de jubilation trempée dans le fiel.

Le tribunal de Bobigny lui a donné, jeudi matin, le feu vert pour participer à la primaire écologiste.

Le Niçois a fait acte de candidature début juillet, soutenu par son propre mouvement – l’Alliance écologiste indépendante – et Cap 21 qui lui apportait 18 parrainages sur les 28 nécessaires.

 

Mais ce dernier parti, qu’il copréside avec l’ancienne ministre chiraquienne Corinne Lepage, a été disqualifié par les responsables du Pôle écologiste.

"Ras-le-bol de l’écologie hémiplégique"

Selon Julien Bayou, secrétaire national de EE-LV, Lepage a refusé de s’engager à soutenir de façon inconditionnelle le vainqueur de la primaire à la présidentielle. "Cela a provoqué leur démission de fait", précisait-il le 8 juillet dans Nice-Matin. "Par ailleurs, notre charte prévoit le soutien aux valeurs républicaines. Corinne Lepage a refusé de signer ce document."

"Faux", rétorque l’ancienne tête de liste aux élections régionales. "Corinne s’est ravisée dans la journée. Elle a demandé à François Damerval, notre président exécutif, de signer ce document – et il l’a fait !"

L’ancien homme d’affaires est convaincu qu’on veut lui faire payer son "positionnement centriste et pro-Muselier".

 

"Ce qui dérange Bayou et ses proches", affirme-t-il, "c’est que je ne suis pas ancré à gauche. Mais ras-le-bol de l’écologie hémiplégique : il faut avancer en marchant sur ses deux jambes."

Governatori se félicite que les magistrats de Bobigny aient "mis un terme à cette masquarade. Ils ont ordonné la réintégration de Cap 21, donc la validation de mes parrainages. J’obtiens 2000 euros de dédommagement, et l’association organisatrice doit m’accorder ‘‘toutes les facilités et moyens dont bénéficient les autres candidats’’."

Un tour de France en train

Le centriste rejoint dans l’arène la députée Delphine Batho, l’eurodéputé Yannick Jadot, le maire de Grenoble Éric Piolle et l’ancienne numéro 2 d’Europe Écologie-Les Verts, Sandrine Rousseau, dont les candidatures ont été validées le 11 juillet.

"J’ai trois semaines de retard sur les autres", grince le coprésident de Cap 21. "Je devais engager ma campagne le 12 juillet ; je le ferai ce lundi 2 août en entamant un tour de France en train. Une primaire, c’est d’abord une affaire de réseaux. Je cultive les miens depuis trente ans ! Je ne viens pas pour participer, mais pour gagner."

 

Les responsables du Pôle écologiste, organisateurs de la primaire, n’ont pas précisé jeudi s’ils souhaitaient interjeter appel contre la décision du tribunal de Bobigny (1).

Le scrutin est prévu en deux tours, du 16 au 19 septembre, puis du 25 au 28 septembre.


1. Julien Bayou, secrétaire national de EE-LV, n’a pas répondu à nos sollicitations.

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