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Présidentielle: le Niçois Jean-Marc Governatori candidat à l'Elysée

L'ancien chef d'entreprise alerte sur la pénurie à venir des matières premières. Il veut notamment généraliser les Systèmes d’échanges locaux (Sel).

Propos recueillis par Lionel Paoli Publié le 21/01/2022 à 07:00, mis à jour le 21/01/2022 à 06:37
Pour le candidat niçois à la présidentielle, "si on n’aborde pas les vrais problèmes, on ne peut pas apporter des réponses." Photo Dylan Meiffret

Jean-Marc Governatori n’est jamais là où on l’attend. En septembre, le Niçois était candidat (malheureux) à la primaire écologiste. En octobre, il lançait "une force centriste, citoyenne et écolo" aux côtés du Cagnois Olivier Rohaut, alias Oliv’ Oliv’, égérie des anti-pass azuréens.
Et aujourd’hui ? L’ancien chef d’entreprise est candidat à l’Élysée. Sous ses propres couleurs, celles de L’Ecologie au centre.

Pourquoi êtes-vous candidat ?
Dans trente ans, les quatre matières premières dont dépendent 100% des emplois – cuivre, pétrole, uranium, zinc – vont être en rupture de stock : qui en parle ? Toute l’économie mondiale repose sur l’informatique : une panne, ou une cyber-attaque, et plus rien ne fonctionne. Qui ose le dire ? Je suis outré que ces questions ne soient jamais posées dans cette campagne! Or, si on n’aborde pas les vrais problèmes, on ne peut pas apporter des réponses.

Quelles solutions proposez-vous ?
Il y a des mesures peu onéreuses, efficaces, qu’on peut prendre immédiatement. Puisque les ressources vont se tarir, développons l’économie circulaire ! Faisons en sorte que, dans cinq ans, 100 % des produits soient réparés ou recyclés. Dans toute la France, il existe 600 Systèmes d’échanges locaux (SEL) ; il en faudrait 600 000 ! Les pouvoirs publics doivent leur donner les moyens de se développer. Généralisons le covoiturage, rénovons les 500 000 logements énergivores...

Mais encore ?
Je veux que les crédits immobiliers soient garantis par l’Etat pour que, en 2027, 100% des Français puissent accéder à la propriété. Aujourd’hui, ils ne sont que 64%. En matière de santé, je souhaite encourager la médecine préventive qui empêche les gens de tomber malade.

 

Pensez-vous avoir une chance de remporter la présidentielle ?
[Il sourit] Bien sûr que non. Je n’obtiendrai pas les 500 parrainages, je ne pourrai donc pas me présenter. Mais mon électorat va faire la différence entre Pécresse et Le Pen. Les circonstances sont plus favorables encore, au niveau national, qu’elles l’étaient dans notre région en juin dernier.

En participant à la primaire écologiste, vous vous étiez engagé à soutenir le vainqueur. Cette promesse est oubliée ?
Yannick Jadot ne souhaitait pas que j’intègre son équipe de campagne. Pour ma part, je considère qu’avoir nommé Sandrine Rousseau à la tête du conseil politique est une folie. Nous avons décidé, d’un commun accord, de ne pas travailler ensemble...

Vous contestez les résultats de cette primaire où vous n’avez obtenu que 2,35% des voix. Où en est votre procédure ?
Une audience est prévue le 2 mars au tribunal de Bobigny. Je persiste à dire que cette élection a été pipeautée. Mon score est tout simplement impossible ! Je veux que justice soit faite.

Qu’est devenu votre projet de « Podemos (2) de droite à la française » avec Oliv’ Oliv’ ?
Fédérer les mouvements citoyens pour porter une candidature unique, c’était une belle idée. On a organisé une réunion le 4 janvier à Montpellier ; on s’est retrouvés avec 21 candidats qui n’étaient d’accord sur rien. Alors, évidemment...

1. Un SEL est un système d’échange de produits ou de services au sein d’un groupe fermé, généralement constitué en association. Ses membres échangent des biens et services selon une unité propre à chaque groupe. L’objectif est d’accéder à des « échanges égalitaires et de tisser des liens ».
2. Mouvement de gauche radicale et protestataire, créé en 2014 en Espagne, issu du mouvement des Indignés.

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