“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Près de 90 pays réunis pour la 36e Conférence de la Francophonie à Monaco

Mis à jour le 31/10/2019 à 10:33 Publié le 31/10/2019 à 11:30
Illustration

Illustration Photo DR

Près de 90 pays réunis pour la 36e Conférence de la Francophonie à Monaco

Les représentants de 88 pays sont réunis depuis ce mercredi au Grimaldi Forum pour la 36e Conférence ministérielle de la Francophonie, qui s’ouvre aussi aux enjeux environnementaux.

C’est une première. Un rendez-vous diplomatique, stratégique et logistique comme le pays sait les préparer. La Principauté accueille jusqu’à ce jeudi soir la 38e Conférence ministérielle de la Francophonie, qui réunit au Grimaldi Forum, 450 représentants de 88 pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie ou OIF.

Cette entité, née il y a un demi-siècle, le 20 mars 1970, rassemble les femmes et les hommes qui partagent dans le monde la langue française. Et défend les valeurs de la langue de Molière pratiquée par plus de 300 millions de locuteurs repartis sur cinq continents.

L’organisation compte 54 États et gouvernements membres de plein droit, 7 membres associés et 27 observateurs. Et une secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, femme politique rwandaise, ancienne ministre des Affaires étrangères de son pays, élue l’an dernier dans ses nouvelles fonctions.

Un rôle pour lequel elle s’est fixé un objectif: "ramener les populations au cœur de nos missions" et mettre l’accent sur la jeunesse et l’avenir comme elle l’a rappelé ce mercredi matin à l’ouverture des débats, heureuse de réunir "la grande famille francophone" en Principauté.

"Partout où je suis passée, j’ai constaté que la francophonie jouit d’un fort capital de sympathie. Il faut exploiter ce potentiel, dépasser les clivages" a-t-elle souligné à la tribune, avant qu’un message vidéo du prince Albert II - toujours en déplacement au Japon - ne soit diffusé, où le souverain déclarait adhérer "pleinement" à sa vision.

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, à la tribune.

Un peu avant, à son tour, le ministre d’État Serge Telle avait salué une "ère nouvelle" dans l’histoire de l’OIF avec la jeunesse comme priorité, "le français est notre patrimoine commun, il a forgé notre histoire, il faut le chérir, l’illustrer et le protéger" a rappelé le ministre d’État.

"Agir ensemble"

Hier après-midi, les participants à la Conférence ministérielle ont entamé leurs échanges sur les grands axes de l’action multilatérale francophone dont ils doivent livrer leurs conclusions aujourd’hui. Ils ont aussi commencé à préparer le 50e anniversaire de l’organisme, prévu en 2020 à Tunis.

Enfin, un débat impulsé par la Principauté était prévu autour d’une thématique choisie par le pays hôte : réconcilier l’humanité et la planète, en lançant des pistes de réflexion autour du tourisme durable.

"Pour sauver notre planète, toutes les énergies, toutes les volontés, tous les moyens doivent se conjuguer - peuvent se conjuguer. Ceux des États et des gouvernements que nous représentons ici, bien sûr. Mais ceux aussi des sociétés civiles et de leur jeunesse en particulier, ceux des entreprises, ceux des ONG, des intellectuels, des artistes, des savants - en fait, ceux de chacun d’entre nous… Si nous voulons agir efficacement au service de notre planète, nous devons le faire ensemble. C’est le sens de l’événement que nous organisons, en marge de cette conférence, sur le tourisme durable" a souligné Serge Telle dans son allocution.

Les participants réunis hier matin sous la verrière du Grimaldi Forum pour la traditionnelle photo de famille.
Les participants réunis hier matin sous la verrière du Grimaldi Forum pour la traditionnelle photo de famille. Charly Gallo/Michael Alésil/Dir’Com’

Une "force unifiante"

Une manière également de montrer que la Francophonie est aussi - et surtout - capable d’actions politiques dans différents domaines. C’est là une force qu’elle entend développer.

Une valeur finalement bien résumée par des étudiants du campus Sciences-Po de Menton, qui sur scène lors de la cérémonie d’ouverture, ont évoqué la francophonie comme "un état d’esprit", "une force unifiante".

Une définition qui a plu à la secrétaire générale, qui l’a fait sienne, soulignant avec humour, "au moins, je saurais quoi répondre quand on me demande ce que fait la francophonie".


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.