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Pourquoi le gouvernement monégasque a bloqué l'accès au Rocher aux manifestants

Ce mercredi, deux cents manifestants contre la loi sur l'aménagement concerté du temps de travail ont été interdits d'accès au Rocher par la Sûreté publique. Par voie de communiqué, le gouvernement princier a argumenté cette décision.

Thibaut Parat Publié le 30/06/2021 à 17:55, mis à jour le 30/06/2021 à 18:07
Une dizaine d'agents de la Sûreté publique ont surveillé la manifestation qui n'a pas pu accéder au Rocher par la rampe Major. Photo Jean-François Ottonello

Informé de la manifestation programmée aux portes du Conseil national, le gouvernement princier a décidé d’interdire l’accès au Rocher aux manifestants.

Ce mercredi vers 17h30, peu après que l’Union des syndicats de Monaco et l’Union des retraités de Monaco ont déserté les abords de la place d’Armes, les autorités monégasques ont argumenté leur décision par voie de communiqué.

"Le rocher doit rester à l'écart de ce type de manifestations"

« Pleinement respectueux du droit constitutionnel de manifester, le gouvernement princier leur a fait connaître dès le 29 juin, à l’occasion d’une réunion présidée par le Ministre d’Etat, qu’il n’envisageait pas d’interdire, par principe, une manifestation mais qu’il considérait comme inopportun et peu respectueux des institutions un rassemblement aux abords du Conseil national alors que se tiendra au même moment une séance législative », explique le gouvernement princier, lequel considère que « d’une façon générale, le Rocher, de par ses spécificités, doit rester à l’écart de ce type de manifestations ».

 

L’exécutif monégasque en profite pour rappeler que la décision ministérielle du 25 juin dernier limite les rassemblements sur l’espace public de plus de 10 personnes. Les dérogations étant rares.

Et de rassurer : « Le vote du texte (...) ne vise en rien une modification des attributions des délégués syndicaux et encore moins à modifier la hiérarchie des textes en vigueur au sein de l’entreprise ou à remettre en cause des conventions collectives. Aucun projet dans ce sens n’est envisagé ou en cours de préparation au sein des services de l’Etat. Enfin, le gouvernement princier précise, par ailleurs, qu'il n'a jamais été question de remettre en cause ce texte tel qu'il a été voté par le Conseil national. »

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