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PORTRAIT. Qui était l’ex-députée des Alpes-Maritimes Muriel Marland-Militello, décédée à 77 ans?

Mis à jour le 26/02/2021 à 06:56 Publié le 25/02/2021 à 20:32
Muriel Marland-Militello, en 2014, à son domicile.

Muriel Marland-Militello, en 2014, à son domicile. Photo J-F. O

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PORTRAIT. Qui était l’ex-députée des Alpes-Maritimes Muriel Marland-Militello, décédée à 77 ans?

Arrivée tardivement en politique, poussée par l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, elle était reconnue pour ses combats en faveur de la culture et de la vie associative

"Je n’ai jamais été une femme politique classique. Je suis une femme libre, indépendante. Une intellectuelle. La culture est toute ma vie." Ainsi se définissait Muriel Marland-Militello dans nos colonnes, en 2012. L’ancienne députée de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes (2002-2012) et adjointe au maire de Nice (2008-2014) est morte à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue maladie. Sa famille politique, le parti des Républicains (anciennement RPR puis UMP), perd l’une de ses figures locales.

"Intelligence" et "vivacité"

Une personnalité débarquée tardivement sur le devant de la scène. Pour les élections législatives de 2002, Jacques Peyrat, alors maire de Nice, cherche un candidat de confiance, susceptible d’obtenir l’aval du RPR pour cette circonscription niçoise très convoitée.

À l’époque, Jacques Chirac souhaite que les femmes s’engagent en politique. Jacques Peyrat décide donc de porter son choix sur Muriel Marland-Militello, "pour trois raisons", se remémore l’ex-premier magistrat niçois, aujourd’hui âgé de 89 ans. Sa femme, Monique Peyrat, qui chapeaute la vie associative niçoise, la lui avait recommandée. Autre critère : elle est mariée à l’ancien préfet des Alpes-Maritimes, Philippe Marland, pour lequel Jacques Peyrat "avait une grande estime" . Enfin, ses origines : "C’était une Niçoise de souche", dont les parents étaient cavistes rue Cassini.

Mais Muriel Marland-Militello, c’était plus encore, selon lui. C’était "une intelligence, une vivacité, une femme enjouée, avec une certaine culture", se souvient-il. La candidate se retrouve rapidement au sein des joutes politiques niçoises, dont elle découvre la violence. Permanence vandalisée, accusation de "parachutage" et invitation à "rentrer à Strasbourg", où son mari est alors préfet… Elle sort finalement victorieuse d’une campagne virulente, pendant laquelle elle se révèle, maniant le verbe avec aisance et improvisant ses discours publics sans l’aide du moindre bout de papier.

Très vite, Muriel Marland-Militello se détache de son mentor, devenu "une bête politique à abattre" au sein du RPR. "Elle était peut-être plus préparée au jeu subtil des alliances politiques que je ne l’étais moi-même", reconnaît Jacques Peyrat.

Dans une interview accordée à Nice-Matin en 2014, elle évoque son amitié pour Auguste Vérola, son respect pour Éric Ciotti, "subjuguée" par "sa pénétration psychologique des êtres". Et bien sûr, elle loue Christian Estrosi, dont elle a été adjointe au maire à la Culture : "D’une manière générale, cette ville était endormie, il l’a réveillée ! Il a sauvé ma ville ! Je lui serai d’une fidélité à vie."

De ce mandat local, le socialiste Patrick Allemand se souvient lui aussi de quelqu’un de "très cultivée". "Elle savait transcender les oppositions quand il le fallait".

Pour les animaux et la vie associative

Passant sa carrière politique à revendiquer ses origines niçoises, c’est pourtant sur la scène nationale, en tant que députée, que cette diplômée en langues orientales (elle avait, comme Jacques Chirac, une passion pour le Japon) qu’elle se sera le plus démarquée.

Défendant la cause animale, se battant contre les corridas et les combats de coqs et demandant à ce que soit reconnue la sensibilité des animaux (encore considérés légalement comme des meubles). Par ailleurs, elle a milité pour une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap.

Mais elle était surtout reconnue pour son investissement en faveur du monde associatif. La preuve, les députés l’avaient choisie pour les représenter au sein du Haut conseil à la vie associative. Elle s’était notamment battue pour que les dons et le bénévolat soient reconnus Grande cause nationale.

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