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"Plus de 90 % des logements sociaux pour les Turbiasques"

Mis à jour le 03/05/2016 à 05:06 Publié le 03/05/2016 à 05:06
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"Plus de 90 % des logements sociaux pour les Turbiasques"

Alors que le chantier Détras, comprenant 41 appartements à caractère social, démarre à la fin du mois, le maire Jean-Jacques Raffaele promet d'accueillir en priorité les familles du village

Déjà deux ans. Deux ans que Jean-Jacques Raffaele est à la tête de la mairie de La Turbie et qu’il porte un dossier qui fut au cœur de la polémique face à ses adversaires de campagne : Détras. Dans quelques jours, et malgré le fait que l’opposition soit défavorable à ce vaste programme immobilier, le chantier va commencer. Il s’agira alors de gérer au mieux les nuisances. Objectif : construire 114 logements pour le quatrième trimestre 2018, parmi lesquels plus d’une trentaine seront des logements sociaux pour les Turbiasques. Le maire explique les objectifs et les perspectives qu’il voit à travers ce projet.

Le démarrage du chantier Détras est imminent. Rencontrez-vous des problèmes particuliers?
Détras est une opération nécessaire et utile pour notre commune. Le chantier démarre début mai. La phase de terrassement va durer de cinq à six mois et occasionnera nécessairement des nuisances pour les riverains. Une réunion est prévue pour informer, en premier lieu, les familles concernées et également présenter l’hydrogéologie du terrain. Bien sûr, des sources existent en sous-sol. Mais cela ne pose aucun problème. Nous avons deux études qui l’affirment. Par ailleurs, nous allons faire établir un constat d’huissier pour toute dégradation qu’il pourrait y avoir – et que nous n’espérons pas, bien sûr.

Lors du dernier conseil communal, votre opposant Jean-Philippe Gispalou a évoqué le cas d’un caroubier arraché sur le terrain de Détras. Vous avez alors précisé que l’arbre avait été déplacé…
Il a été, après vérification, mis en jauge. L’arbre est donc chez un pépiniériste et sera replanté en temps voulu. Je rappelle que le promoteur privé a tous les certificats administratifs. Si Jean-Philippe Gispalou veut se retourner contre le promoteur, il le peut. Dans le dernier numéro de la lettre de « La Turbie, mon village », André-François Pellegrin, un autre de vos opposants, dénonce le fait que les logements sociaux n’iraient pas tous aux Turbiasques, une de vos promesses de campagne.
Il y a au total 41 logements à la location sociale, 27 à l’accession primo-accédant et 46 libres. Je maîtrise totalement un contingent de trente appartements; le reste appartient au contingent préfectoral. Le préfet attribue en priorité ces logements à des foyers relevant de la loi Dalo. Or, nous avons, à La Turbie, six ou sept familles qui rentrent dans le cadre de cette loi. Je suis donc certain d’obtenir plus de 90 % des logements sociaux pour les Turbiasques. Et je me battrai pour obtenir 100 % car j’ai mon mot à dire au moment des attributions et même si, effectivement, la décision finale revient au préfet.

Y a-t-il tant de foyers en difficulté dans le village?
La population est en baisse. Nous avons perdu 80 résidents entre 2005 et 2015. Aujourd’hui, nous sommes à 3200 habitants. Mais le prix du foncier est très cher : 7500 euros par mètre carré! C’est impossible pour un jeune couple, même pour les cadres. Il faut donc des logements pour les actifs et limiter également le nombre de résidences secondaires. Le village doit retrouver son dynamisme. Aujourd’hui, 90 % des ventes et constructions sont détournées en résidences secondaires.

Pourquoi?
La loi Alur permettait de construire sans trop de contraintes. Il faut arrêter la spéculation financière des promoteurs qui achètent des villas et font des logements qu’ils vendent 6500€ le mètre carré. Nous avons modifié le PLU pour freiner cette frénésie. Aujourd’hui, un promoteur doit fournir 30 % de logements sociaux. Le changement sociologique est déjà intervenu dans le mauvais sens avec trop de résidences secondaires. Rien n’était réalisé en faveur du logement pour les actifs.
Alors pourquoi ne pas augmenter la taxation sur les résidences secondaires?
Mon objectif est de ne pas augmenter les impôts. Selon nos calculs, augmenter de 20 % rapporterait entre 50000 et 60000 euros car nos bases sont faibles car on a toujours géré cela en bon père de famille.

Les finances se portent-elles si bien? Ce n’est pas l’avis de l’opposition…
Nous avons perdu 120000 € de dotation sur une dotation globale du gouvernement de 340.000 €. Soit un tiers. Le budget est très sain. Nous avons fait un débat budgétaire avec l’opposition et avons donné toutes les explications. Nous avions un budget en excédent en 2015. Nous avons fait le choix de remettre de l’ordre dans la comptabilité pour une gestion du budget claire et analytique, ce qui a fait augmenter les ratios. La commune est très peu endettée. Tous les voyants sont au vert.


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