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Patrick Mottard : Rester divisés serait suicidaire

Mis à jour le 27/02/2016 à 05:14 Publié le 27/02/2016 à 05:14
Patrick Mottard : « Mon objectif est que le PRG devienne la 2e force de gauche dans le 06. »

Patrick Mottard : « Mon objectif est que le PRG devienne la 2e force de gauche dans le 06. » Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Patrick Mottard : Rester divisés serait suicidaire

Le président départemental du PRG milite pour que la gauche s'organise en véritable force d'opposition crédible dans les Alpes-Maritimes, en adoptant le principe de primaires locales

Elle s'intitule Le Christ rédempteur de Rauba-Capeù. C'est l'histoire d'un maire de Nice atypique, élu en 2060 après cinq échecs, qui veut en faire une ville ouverte sur le monde. Il échange ainsi les monuments historiques, le monastère de Cimiez avec la Sagrada Familia de Barcelone par exemple, et souhaite aussi ouvrir la Coulée verte aux gens du voyage… »

Patrick Mottard évoque avec gourmandise la quatrième pièce de théâtre qu'il vient d'écrire et qui sera jouée fin mai à Nice. Ne vous y trompez toutefois pas. Celui qui préside, depuis un peu moins d'un an, aux destinées du Parti radical de gauche dans les Alpes-Maritimes (1), n'a rien d'un doux utopiste. Au contraire. Sur le terrain politique, le professeur de droit public a plutôt les pieds dans la glaise et les idées pragmatiques.

Laïcité ferme

La preuve, il ne badine pas avec la laïcité, un thème cher à son parti. Et il aimerait que d'autres soient aussi vigilants sur le sujet. « Le PS est laïc, mais il est souvent ambigu avec le communautarisme. Le Parti socialiste et surtout l'extrême-gauche versent parfois dans un islamo-gauchisme qui me semble une dérive assez grave. Quant à la droite, derrière des discours très volontaristes, très Tartarin, elle a sur le terrain une pratique très communautariste, qui s'apparente à du clientélisme. »

Patrick Mottard ne tourne pas davantage autour du pot en matière d'emploi. Là encore, il se veut clair. S'il déplore, sur la forme, la façon dont le gouvernement entend faire passer en force sa réforme du code du travail, il s'inscrit très largement sur « une ligne économique de centre gauche, qui passe par un fort soutien aux PME. Il faut faire évoluer les choses pour mettre la France en adéquation avec la réalité du monde du travail. La ligne Valls, en dépit de ses aspérités et de sa brutalité, nous convient plutôt ».

Primaires législatives

Mais pour le président du PRG, le grand, l'immense défi est la structuration d'une opposition audible et crédible dans les Alpes-Maritimes. Pas simple, dans un département à droite toute où, à titre de comparaison, le PRG compte une centaine d'adhérents et le PS un millier, quand Les Républicains dépassent les 12 000. Favorable à une primaire de gauche pour la présidentielle, il plaide pour qu'elle fasse des petits à l'échelon local, dès 2017 pour choisir les candidats aux législatives.

« Rester divisés serait suicidaire, note-t-il. Mais il faut aussi que le PS se mette en accord avec lui-même. Ce parti arrive en fin de cycle, il y existe trop de chapelles, de gens qui s'expriment dans tous les sens. Il me semble que le PS ne peut échapper à une évolution vers un parti de centre gauche. »

Lui, à qui il n'aura manqué que 3 524 voix pour s'emparer de la mairie de Nice en 2001, ne se résout en tout cas pas à voir dans les Alpes-Maritimes une terre à jamais perdue pour la gauche.

Opposition constructive

« Ces dernières années, nous avons été bas, y compris quand il y a eu des vagues nationales à gauche. Ce n'est pas normal. Nous sommes sociologiquement et politiquement minoritaires, mais j'ai malgré tout réussi à être élu trois fois conseiller général dans le canton de la famille Médecin, rien n'est donc impossible. »

Son diagnostic ? « Je pense que les personnes qui ont représenté la gauche n'étaient pas assez attractives. Elles n'ont pas réussi à fédérer autour d'elles l'énergie nécessaire. Dans l'opposition, il faut se montrer intransigeant, mais aussi constructif, promouvoir des projets et ne pas dispenser des piqûres de mouche sur tout et n'importe quoi. Nous avons à réfléchir collectivement sur la façon d'exister en tant que force politique crédible, tout en allant dans le sens de l'intérêt général. »

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