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Participation, panachage, place du maire sortant: les leçons à tirer des élections communales de Monaco

Mis à jour le 18/03/2019 à 08:29 Publié le 18/03/2019 à 08:28
À l’usure du pouvoir ne correspond pas une érosion de l’électorat. Le maire ne s’en est jamais caché : le challenge était de motiver les électeurs.

À l’usure du pouvoir ne correspond pas une érosion de l’électorat. Le maire ne s’en est jamais caché : le challenge était de motiver les électeurs. Photo Cyril Dodergny

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Participation, panachage, place du maire sortant: les leçons à tirer des élections communales de Monaco

Avec 46,49% de votants, la liste "L’Evolution communale", seule en lice aux élections communales, est installée pour les quatre prochaines années à la mairie de Monaco. Seul hic pour Georges Marsan, il finit tout en bas de la liste des candidats élus.

Ce dimanche, les Monégasques se sont largement mobilisés pour donner leur confiance à la liste L’Évolution communale conduite par Georges Marsan. Les quinze candidats sont réélus mais, à l’heure des résultats définitifs, à 22 h 35, le maire finit tout en bas de la liste du tableau des élections communales 2019. C’est donc une victoire en demi-teinte pour le maire sortant qui rempile pour un cinquième mandat et se réjouissait pourtant, en début de soirée, que trois quarts des bulletins de vote étaient liste entière.

Alors certes, il n’y a que 255 voix qui séparent Chloé Boscagli Leclercq (élue avec 2 978 voix) de Georges Marsan (2 723 voix). C’est peu. Mais c’est tout de même embarrassant pour le maire sortant. Cette place de dernier des élus semble marquer une usure, même si les Monégasques réaffirment leur confiance pour l’équipe en place.

Dans le contexte global de démobilisation politique, et avec une seule liste en lice, l’intérêt des électeurs est par ailleurs remarquable. Les Monégasques ont une forte conscience du devoir civique. À la mi-journée, on savait déjà que la barre des 25 %, soit 1 833 votants, évitant ainsi un second tour, était atteinte. Ce fut la première bonne nouvelle de ce dimanche de vote. Ce n’était que le début d’une longue journée qui n’a fait que donner, au fil des heures, un sourire toujours plus grand au maire sortant. Après une après-midi de mobilisation réelle, à 19 heures, sur 7 332 inscrits, 46,49 % de votants étaient comptabilisés.

Mieux encore, à 20 h 30, Georges Marsan lui-même annonçait une large majorité de listes entières. Il ne savait pas encore que 255 bulletins avaient son nom rayé… La liste L’Évolution communale et ses quinze candidats sont toutefois reconduits et donnent, passée cette contrariante réalité, une pleine légitimité à la mairie.

« À Monaco, le sport national, c’est le panachage ! lançait le maire peu après 19 heures. C’est le charme habituel de la sociologie électorale monégasque. » Un charme qui aura su abaisser le large sourire de Georges Marsan au fil de la soirée.

Entre 55 et 61 % de 2003 à 2015

À l’usure du pouvoir ne correspond pas une érosion de l’électorat. Le maire ne s’en est jamais caché : le challenge était de motiver les électeurs. Et si les opérations séduction ont été limitées en nombre, le maire note qu’il a bénéficié d’« une belle couverture dans la presse. Et puis les politiques ont fait leur devoir en encourageant les gens à aller voter ».

Rétrospective de Georges Marsan. « Il y a quatre ans, nous avions fait 61 % face à la liste entière menée par Franck Nicolas. En 2011, nous réunissions 56 % face à onze opposants. En 2007, nous n’avions qu’un seul opposant et obtenions 55 % des suffrages. En 2003, portés par la mobilisation des élections nationales qui avaient installé Stéphane Valeri à la tête du Conseil national, nous avions fait 55 %. »

Ce lundi, ce fut donc un peu moins en termes de pourcentage, mais davantage en nombre de votants – le nombre de Monégasques étant en augmentation. De plus, le maire souligne qu’une seconde liste en lice stimule naturellement l’électorat ; ce qui n’était pas le cas hier.

Alors, malgré une place de dernier des élus, Georges Marsan veut rester optimiste : « Je suis content pour l’institution. Cela donne davantage de poids dans l’équilibre institutionnel monégasque. »  Le 16 avril, les élus se réuniront, dans la salle du conseil de la mairie, pour élire très officiellement le maire et ses adjoints.

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