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Paradise Papers: comment Lewis Hamilton a évité plusieurs millions d'euros d'impôts

Mis à jour le 07/11/2017 à 20:31 Publié le 07/11/2017 à 20:45
"Qu’un gars qui est parti d’abord en Suisse, puis à Monaco, évite le fisc, ça vous surprend vraiment ?" lance un twittos britannique. Ça sent la chute de popularité.

"Qu’un gars qui est parti d’abord en Suisse, puis à Monaco, évite le fisc, ça vous surprend vraiment ?" lance un twittos britannique. Ça sent la chute de popularité. Photo Jean-François Ottonello

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Paradise Papers: comment Lewis Hamilton a évité plusieurs millions d'euros d'impôts

Le pilote de formule 1, résident monégasque, est cité dans le scandale des Paradise Papers. Par le biais de plusieurs société off-shore, il aurait évité plusieurs millions d’euros d’impôts et taxes

Quand on est très riche, on peut l’être encore plus en évitant les impôts. C’est en substance ce que révèle le scandale des Paradise Papers, mis au jour par le Consortium international des journalistes d’investigation (l’ICIJ). Rien d’illégal là-dedans (a priori). C’est plutôt la moralité de l’histoire qui est ici en question.

Dans la liste des multiples éviteurs d’impôts (qui seront révélés épisodiquement dans les jours à venir), le pilote britannique Lewis Hamilton, résidant à Monaco.

Réseau de sociétés offshore

Concrètement, le jeune dieu de la piste aurait mis en place une petite constellation de sociétés offshore pour mettre à l’abri tous ses gros sous, apprend-on dans le Süddeutsche Zeitung, partenaire de l’ICIJ.

Ainsi, tandis que son salaire d’environ 50 millions d’euros versé par le constructeur Mercedes transite par la société BRV-Limited, basée dans l’île anglo-normande de Guernesey, ses revenus publicitaires, estimés par Forbes à 6.7 millions d’euros en 2017, seraient au chaud sous le soleil de Malte. Jusque-là, pas trop de soucis.

Là où ça patine, c’est sur le jet privé de l’as du volant, d’une valeur de 20.3 millions d’euros. En le domiciliant dans une société de l’île de Man (en mer d’Irlande), Hamilton aurait économisé 4.06 millions d’euros. Une manœuvre dont ses avocats clament la légalité.

Irrégularités constatées

Or, d’après le quotidien allemand, la législation de Man n’autorise ce genre de largesse que pour un usage professionnel. Dans son cas, il s’agirait uniquement d’aller sur les Grands Prix, au siège de Mercedes à Stuttgart, où à Brackley au Royaume-Uni, où est basée son équipe.

Rita de la Feria, professeur de droit fiscal à la prestigieuse université de Leeds, a livré son analyse au Süddeutsche Zeitung:  "S’il y a un usage privé du jet, alors c’est de l’évasion. Lewis Hamilton aurait dû payer la TVA sur ses vols privés".

Seulement voilà, les autorités de l’île de Man auraient procédé à des vérifications, et seraient déjà en mesure d’affirmer qu’il y aurait des erreurs de calcul de TVA. Un dérapage qui frôle la sortie de route.


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