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"Pacs à la monégasque", nationalité, place des femmes: ce qu'en dit le prince Albert II

Mis à jour le 19/11/2019 à 07:50 Publié le 19/11/2019 à 07:50
"Sur le contrat de vie commune, je souhaite que le gouvernement et le Conseil national poursuivent le dialogue pour aboutir à un texte équilibré."

"Sur le contrat de vie commune, je souhaite que le gouvernement et le Conseil national poursuivent le dialogue pour aboutir à un texte équilibré." Photo JFO

"Pacs à la monégasque", nationalité, place des femmes: ce qu'en dit le prince Albert II

Dans ce second volet de l’interview exclusive accordée à Monaco-Matin, le souverain analyse et commente avec autorité tous les sujets de société qui ont animé la vie publique monégasque cette année.

Le projet de loi sur le contrat de vie commune, sorte de "Pacs à la monégasque", a suscité la colère de Mgr Barsi. L’archevêque de Monaco a écrit un courrier au vitriol aux élus du Conseil national et aux membres de votre gouvernement. Qu’en avez-vous pensé?
Je l’ai lu avec grand intérêt. Cette lettre n’aborde pas uniquement la question de l’union libre. Elle rappelle de façon assez opportune que la Constitution n’est pas un menu dans lequel on fait sa sélection à la carte selon l’air du temps ou ses choix du moment. L’article 2 précise bien le régime monarchique constitutionnel, la Principauté est un État de droit attaché aux principes fondamentaux des libertés et des droits. Nous avons aussi une religion d’État, précisée dans l’article 9. Cette identité ne peut pas être qualifiée de ringarde. Elle est la nôtre, elle fait partie de notre ADN. Elle impose donc de prendre certaines précautions lorsqu’il s’agit de légiférer sur certains sujets de société, de fixer des lignes jaunes, comme nous le faisons dans nos discussions avec l’Europe. Je suis très attaché, depuis longtemps, à la recherche du bien commun. Ma mission n’est pas de faire plaisir à telle ou telle catégorie de personne mais de répondre aux intérêts supérieurs de l’État. Sur le contrat de vie commune, je souhaite que le gouvernement et le Conseil national poursuivent le dialogue pour aboutir à un texte équilibré, qui soit respectueux de nos principes constitutionnels. Je pensais que le projet de loi présenté au Conseil national était justement assez équilibré. Il y a eu d’autres considérations, d’autres visions qui sont venues mettre ce texte en difficulté. Je crois que tout le monde doit revenir à une vision plus équilibrée qui tienne compte de notre Constitution, de notre rapport au Vatican et du fait que Monaco est un État concordataire. Nous ne pouvons pas sortir de ce cadre-là.

>>RELIRE. "Une menace pour l'institution matrimoniale": l'archevêque Bernard Barsi refuse le "Pacs à la monégasque"

Il est question d’allonger à vingt ans la durée du mariage pour obtenir la nationalité monégasque. Y a-t-il trop de Monégasques?
Cette question n’est pas nouvelle. L’Imsee, au travers d’une modélisation, nous a expliqué, au gouvernement et à moi-même, que si l’on ne fait rien, nous serons 14.000 Monégasques dans moins de trente ans. Cela poserait un certain nombre de problèmes. Le Conseil national a émis des propositions intéressantes mais la réflexion n’est pas close. J’ai demandé au gouvernement de mener des études encore plus poussées et de réaliser des simulations encore plus précises. Nous avons six mois pour formuler des propositions. Je prendrai alors les décisions les plus appropriées pour répondre à ce défi majeur qui est celui de l’accroissement de la population des Monégasques.

La place des femmes dans les sphères de décision monégasques vous paraît-elle satisfaisante?
Chez nous comme dans d’autres pays, la place des femmes doit être valorisée et la protection de leurs droits améliorée. Notre fonction publique se féminise largement. La présence des femmes est toujours plus forte aussi dans les entreprises. Mais ce mouvement doit se développer encore pour les postes à responsabilité. Je remarque aussi le dynamisme que les femmes insufflent à notre mouvement associatif. Je compte sur le Comité pour la promotion et la protection des droits des femmes pour mettre en lumière la richesse de ces apports fondamentaux des femmes à la société monégasque, mais aussi de voir comment on peut mieux les protéger et leur permettre d’avoir une participation encore plus active à la société civile. Si l’on pouvait servir d’exemple dans ce domaine, j’en serais le premier heureux.


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