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Nouvel épisode de la saga municipale à Marseille avec l'élection d'un nouveau maire

Mis à jour le 16/12/2020 à 14:27 Publié le 16/12/2020 à 13:15
Le socialiste Benoît Payan, le 4 juillet 2020 à Marseille

Le socialiste Benoît Payan, le 4 juillet 2020 à Marseille AFP/Archives / CLEMENT MAHOUDEAU

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Nouvel épisode de la saga municipale à Marseille avec l'élection d'un nouveau maire

Marseille replonge dans un feuilleton à rallonge dans la perspective d'un conseil municipal organisé lundi pour remplacer Michèle Rubirola à la tête de la deuxième ville de France, avec le socialiste Benoît Payan en pôle position.

Au lendemain du séisme politique provoqué par la démission surprise mardi de la première femme maire de Marseille, qui a avancé des "raisons de santé", l'heure est à la préparation du conseil qui doit désigner son successeur --avec le souvenir des tractations interminables pour aboutir à l'élection de Mme Rubirola lors de l'assemblée du 4 juillet.

Le préfet des Bouches-du-Rhône a formellement accepté la démission de la maire sortante et des convocations ont été adressées dès mardi soir à l'ensemble des 101 conseillers municipaux de la ville pour le conseil de lundi.

La maire de Marseille a exprimé son souhait de voir son premier adjoint socialiste Benoît Payan lui succéder mais l'image de cet "apparatchik" du PS n'a pas toujours fait l'unanimité au sein de la majorité municipale du "Printemps marseillais", composée notamment de socialistes, de communistes, d'insoumis et d'écologistes: il avait même laissé la tête de liste de cette union de la gauche à Mme Rubirola quand les négociations achoppaient autour de sa personne.

Dans la majorité, la perspective d'un échange de poste entre la maire sortante, qui deviendrait première adjointe, et son second, qui prendrait les rênes de la ville, n'a cependant soulevé pour l'instant aucune levée du bouclier, le maintien de l'unité fragile de la majorité semblant être privilégié par tous.

"C'est un changement de rôle dans une équipe qui a une grande cohésion", a expliqué le chef du file local du PCF et adjoint à la culture, Jean-Marc Coppola.

"Toutes les options sur la table"

"On ne va pas déclencher des candidatures et revivre le psychodrame du 4 juillet (lors de l'élection de Michèle Rubirola). Il faut rester unis car on a mieux à faire", a abondé dans La Provence l'écologiste Sophie Camard, suppléante du leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale.

"Comme tout le monde dans la majorité, je suis partante pour suivre ce binôme inversé. On a besoin de cohésion et Benoît Payan a toute légitimité pour prendre la suite", a approuvé Olivia Fortin, une des architectes du "Printemps marseillais", adjointe notamment chargée des services municipaux dans l'actuelle équipe.

Mais encore une fois, c'est la position de la seconde adjointe Samia Ghali, figure populaire des quartiers nord, qui est guettée. En juillet, sa voix, et celles des conseillers élus sur sa liste dans son secteur, notamment contre celle du Printemps marseillais, avaient été décisives pour faire élire Michèle Rubirola. Mercredi, l'ex-sénatrice socialiste ne s'était toujours pas exprimée.

En juillet dernier, l'élection de Michèle Rubirola s'était jouée au "troisième tour", c'est-à-dire au conseil municipal, à une voix près, au terme de plusieurs heures d'un suspense haletant.

Mais entretemps, la majorité municipale s'est renforcée avec l'arrivée de deux transfuges du groupe Les Républicains. La nouvelle composition du conseil municipal se compose ainsi aujourd'hui de 44 sièges pour le Printemps marseillais, 9 sièges pour les proches de Samia Ghali, 37 sièges pour LR, 2 sièges pour les divers droite menés par Bruno Gilles, et 9 sièges pour le RN conduit par Stéphane Ravier.

"Toutes les options sont sur la table, rien n'est exclu. Nous n'avons pas encore pris de décision concernant la présentation d'une candidature concurrente", a indiqué à l'AFP le porte-parole du groupe LR qui s'est réuni dans la matinée. "C'est un problème qui concerne avant tout la majorité. On va observer et on verra bien", a-t-il ajouté.

"J'attends de voir comment tout cela évolue. Avec la gauche tout est possible, avec la droite aussi. Et nous ne sommes que mercredi, il peut s'en passer des choses d'ici lundi", s'amuse de son côté le RN Stéphane Ravier.

Pour le chercheur Nicolas Maisetti, le scénario le plus probable pour lundi reste toutefois que "le Printemps marseillais continue à bénéficier d'une majorité relative, voire absolue". Mais il relativise: "On a eu beaucoup de scénarios depuis le début qui se sont révélés à chaque fois plus faux les uns que les autres".


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