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Monégasques, on vous donne 5 bonnes raisons d'aller voter ce dimanche 17 mars

Mis à jour le 16/03/2019 à 12:11 Publié le 16/03/2019 à 12:05
Lors des dernières élections communales, en 2015, 60,61% des inscrits avaient voté au premier tour.

Lors des dernières élections communales, en 2015, 60,61% des inscrits avaient voté au premier tour. Photo Jean-François Ottonello

Monégasques, on vous donne 5 bonnes raisons d'aller voter ce dimanche 17 mars

On ne va pas se le cacher: sans aucun suspense, les élections communales 2019 ne resteront pas dans les annales. Voilà pourtant 5 bonnes raisons qui doivent vous convaincre d’aller voter ce dimanche 17 mars à l'Espace Léo-Ferré.

Ce dimanche 17 mars, 7.333 électeurs sont appelés aux urnes pour élire la prochaine équipe communale. On connaît déjà le vainqueur : ce sera le maire sortant Georges Marsan et ses quatorze colistiers. À une exception près, l’équipe qui remportera le scrutin est la même que celle qui a été élue en 2015.

Bon d’accord, ce n’est pas de cette manière que l’on va inciter les Monégasques à aller voter, en ce beau dimanche printanier. On va pourtant vous démontrer ici le contraire. Et vous dire pourquoi, à notre humble avis, il faut aller voter…

1. Parce que c’est un devoir civique

Le droit de vote est un privilège. Le pilier de toute démocratie. À Monaco, cela fait très exactement 101 ans que les Monégasques peuvent l’exercer. La première élection au suffrage universel – les femmes obtiendront le droit de vote en 1945 – remonte au 7 avril 1918. Les électeurs avaient alors, pour la première fois, désigné leur maire et ses 14 conseillers communaux. Le premier maire de Monaco élu au suffrage universel était Suffren Reymond. Avant, les membres du conseil communal étaient nommés par le Prince. Et avant 1917, date de leur réunification, il y avait trois communes en Principauté: Monaco-Ville, La Condamine et Monte-Carlo.

Autre éclairage historique pour les fous de politique monégasque: jusqu’en 1944, le président et le vice-président du Conseil national étaient nommés par le Prince. Pour leur part, les 21 conseillers nationaux étaient élus par un collège de 30 membres, composé de 21 grands électeurs et 9 délégués du Conseil communal – ces derniers ayant été élus par les Monégasques, si vous avez bien suivi. Ce n’est qu’à partir de 1944 que les 18 membres du Conseil national seront élus au suffrage universel.

2. Par respect des institutions

Un siècle plus tard, voter est d’autant plus un privilège que c’est un droit que les Monégasques ont peu le loisir d’exercer: tous les quatre ans pour les élections communales et tous les cinq ans pour les élections nationales. Honorer ce rendez-vous, c’est aussi signifier son attachement aux institutions de la Principauté.

3. Pour reconnaître le rôle de la mairie

En 2015, le taux de participation aux élections communales était de 60,61% au premier tour. Deux listes étaient alors en concurrence. Mais une trop faible participation, qui s’expliquerait par la présence d’une seule liste cette année, aurait une conséquence préoccupante pour l’équipe communale, celle de montrer le désintérêt des Monégasques pour leur mairie et son rôle dans leur vie quotidienne.

4. Pour se reposer dimanche 24 mars

L’équation est simple. Pour que la liste "L’Évolution communale" soit élue au premier tour, il faut que le quart des inscrits se déplacent vers les urnes, soit 1834 électeurs. Mais ce n’est pas suffisant : il faut aussi, dans ce système de panachage où les électeurs peuvent barrer des noms sur la liste – mais en aucun cas en rajouter –, que chacun des quinze candidats de la liste obtienne la majorité absolue, à savoir 50% des voix plus une. Les candidats qui ne l’obtiendront pas dimanche devront se présenter à nouveau devant les électeurs, dimanche 24 mars.

Et pour s’épargner un second tour sans intérêt, puisqu’une seule voix suffira alors au candidat malheureux pour être élu, laissons parler le cœur. Celui de ces 120 personnes, fonctionnaires de la mairie ou pas, qui devraient être à nouveau mobilisés dimanche prochain pour une élection sans suspense, mais au dispositif légal identique. Et celui des journalistes de la Principauté qui auraient sans doute envie de passer leur soirée du dimanche 24 mars autre part que dans l’Espace Léo-Ferré pour suivre un nouveau dépouillement, sans aucun intérêt.

5. Parce que Monaco sera bouclé le 24 mars

Dimanche 24 mars, il sera compliqué de circuler dans Monaco. En effet, la visite au Palais princier du président chinois Xi Jinping, à la mi-journée, risque de s’accompagner d’une paralysie de certaines voies de circulation, sécurité oblige. Autrement dit, il ne sera pas forcément aussi simple que d’habitude de se rendre à l’Espace Léo-Ferré.

Bref, allez voter ce dimanche, qu’on n’en parle plus.

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