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Marion Maréchal-Le Pen prête à écrire une nouvelle histoire

Mis à jour le 10/12/2015 à 05:15 Publié le 10/12/2015 à 05:15
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Marion Maréchal-Le Pen prête à écrire une nouvelle histoire

« Nous sommes prêts ».

« Nous sommes prêts ». C'est par ces trois mots, slogan choisi pour le second tour des élections régionales, que Marion Maréchal-Le Pen a commencé son discours hier à Marseille. « Nous sommes prêts à gagner cette région, mais surtout à la diriger et à lui redonner espoir, lui redonner vie ».

Mais pas question de crier victoire trop vite. La « championne » des électeurs du Front national en Provence-Alpes-Côte d'Azur le sait. Peut-être que le sondage TNS-Sofres, révélé moins d'une heure avant le meeting et donnant Christian Estrosi largement vainqueur, l'a ramenée à la prudence. Si elle a remercié ses militants pour la victoire du premier tour, Marion Maréchal-Le Pen n'a pas manqué de leur rappeler : « Il reste encore tout à faire ».

Pour Stéphane Ravier, sénateur-maire FN du 7e arrondissement de Marseille et tête de liste dans les Bouches-du-Rhône, « notre département, qui représente 40 % des électeurs de la région, est la clef du scrutin. Les Bouches-du-Rhône sont le département qui fera basculer l'issue du scrutin ».

Pour que le FN l'emporte dimanche prochain, Stéphane Ravier compte bien évidemment sur « le dynamisme, l'enthousiasme de celle qu'on peut appeler le phénomène Marion ». Mais, résolument moqueur, il mise aussi beaucoup sur « Renaud, la guigne », « le caporal Muselier », son adversaire direct dans le camp Estrosi, « toujours là quand il y a une élection à perdre ». Rires et applaudissements dans une salle prévue pour accueillir 1 700 militants. Et Stéphane Ravier de conclure par ces mots : « Élire Marion, c'est faire un pas décisif pour Marine en 2017 ».

Élire Marion où pas ? La réponse à cette question est entre les mains des électeurs. Ceux du Front national en premier lieu. « Si vous en avez assez des boniments, des désillusions, assez des Estrosi, élus encore et encore depuis des années, assez de leur cynisme, alors je vous demande de me faire confiance », a lancé Marion Maréchal-Le Pen à un public tout acquis à sa cause.

Se moquant à l'envi du camp adverse et du parti socialiste qui appelle à faire barrage au FN, la candidate frontiste a déclaré : « Nous sommes une génération de bâtisseurs. Pas de barrage comme le camp d'en face, mais de pont vers l'avenir ».

Fustigeant les caricatures dont le Front national « est la cible depuis dimanche dernier », Marion Maréchal-Le Pen a lancé : « La seule peur que vous devez avoir, c'est que la situation ne change pas. Dimanche, tout peut changer. Dimanche tout va changer ».

À ces mots, les militants, drapeau français en main, ont scandé « Marion ! Marion ! », avant d'entonner la Marseillaise.

Kévin, Marseillais de 26 ans, encarté au FN depuis le début de l'année, repart optimiste : « Je crois vraiment à la victoire ». À ses côtés, Frédéric, Ciotaden de 40 ans, militant « depuis la finale du boss en 2002(1) », se veut serein, mais plus prudent. « Ça va être serré. J'ai l'expérience d'élections passées où on était devant et où certains votes contre nature nous ont fait perdre ».

Verdict dimanche soir.

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