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Manif à Monaco: le conseiller-ministre des Affaires sociales, Didier Gamerdinger, n'entend pas céder à la pression de la rue

Mis à jour le 07/06/2019 à 09:53 Publié le 07/06/2019 à 09:00
Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales.

Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales. Photos Charly Gallo/Dir.Com et JFO

Manif à Monaco: le conseiller-ministre des Affaires sociales, Didier Gamerdinger, n'entend pas céder à la pression de la rue

Plus de 800 salariés et retraités monégasques sont descendus dans la rue pour réclamer de meilleures conditions de travail et moins de précarité. Didier Gamerdinger voit dans ce nouveau mouvement une "radicalisation" de l'USM.

Que penser de ces grèves qui se reproduisent presqu’à l’identique, et à présent deux fois par an?
Le droit de manifester est reconnu par la constitution, cependant l’USM me paraît s’engager dans la voie d’une radicalisation croissante. C’est sans doute lié à l’émergence dans le paysage syndical de la F2SM, fédération de salariés qui souhaite quant à elle faire preuve d’esprit d’ouverture. Cette radicalisation pousse l’USM à durcir ses positions et son action, par exemple, en appelant à des manifestations de rue. Or c’est par la discussion et la négociation que les préoccupations peuvent être évoquées et prises en compte. Les employeurs de la Principauté sont prêts à discuter, ils l’ont déjà dit, pourvu que les demandes soient raisonnables. Le Gouvernement, de son côté, accompagne et suscite le dialogue social qui suppose cependant un minimum de souhait de concertation de l’ensemble des parties prenantes.

>>LIRE AUSSI. PHOTOS. Plusieurs centaines de salariés dénoncent leurs conditions de travail dans les rues de Monaco.

Pourquoi ne pas accéder aux demandes des salariés concernant le maintien à la CCSS après le départ en retraite, et appliquer un système comme en Suisse, où les travailleurs frontaliers peuvent choisir de rester sous le système de santé suisse ou passer sur celui de leur pays ? L’existence de ce choix montre bien que c’est possible.
Une réponse a déjà été apportée, à plusieurs reprises, à cette revendication récurrente de l’USM et de l’URM, depuis plusieurs années, tant dans les réunions des Comités de Contrôle de la Caisse Autonome des Retraites, que de la Caisse de Compensation des Services Sociaux et dans des réunions avec le Gouvernement. Le Gouvernement princier a à plusieurs reprises déjà répondu sur cette question, dès 2013. La Convention franco-monégasque de Sécurité Sociale prévoit que les retraités sont affiliés auprès du régime de leur lieu de résidence. Ceci se justifie tout d’abord par le fait que la grande majorité des retraités de la CAR résidant en France sont par ailleurs titulaires d’une pension française qui leur ouvre droit à une couverture sociale en France, par le seul effet de la législation française et sans qu’il soit nécessaire de recourir aux mécanismes de coordination prévus par la Convention. Par ailleurs, ce mécanisme n’a rien d’exceptionnel et s’inscrit pleinement dans les principes généraux des conventions internationales de Sécurité Sociale. Les règlements européens, par exemple, prévoient, dans tous les cas, l’affiliation du pensionné de l’un des États membres auprès des institutions de l’État membre sur le territoire duquel il réside. Tel est par exemple le cas avec les pays frontaliers de la France, à savoir l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Luxembourg. Par conséquent, la Convention franco-monégasque de sécurité sociale est conforme aux principes généraux en la matière. On peut de plus souligner qu’à Monaco les salariés ne cotisent pas au régime maladie, ce qui accroît d’autant leur revenu disponible.

>>LIRE AUSSI. "On est sous-payés", "on ne veut pas basculer dans le système français": pourquoi retraités et salariés manifestent à Monaco.

L’USM semble décidée à ne rien lâcher sur ces revendications qui sont presque les mêmes de grève en grève, quitte à accélérer la cadence de ces rassemblements. De votre côté, comptez-vous rester sur vos positions ?
Comme je viens de vous l’indiquer, s’agissant du maintien de l’affiliation des retraités résidant en France, le Gouvernement princier tient le même discours cohérent depuis maintenant plus de six ans. Le contexte n’ayant pas évolué, notre positionnement demeurera identique. Nous continuerons à expliquer aux représentants de l’USM les raisons pour lesquelles leur demande est à la fois impossible à mettre en œuvre et déraisonnable sur le plan financier. Le Gouvernement ne reste pas inactif : depuis deux ans les demandes suivantes des Syndicats ont été concrétisées ou sont en cours, comme la gratuité de nos bus pour l’ensemble des retraités ayant travaillé à Monaco, un projet de loi déposé au Conseil national sur le travail de nuit, la réflexion en cours sur une loi destinée à encadrer l’intérim, les discussions récentes sur la mise à jour des lois syndicales et des critères de représentativité syndicale.


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