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L'extension en mer de la Principauté fait polémique... dans le Var

Mis à jour le 16/12/2016 à 05:03 Publié le 16/12/2016 à 05:03
Marc Vuillemot, le maire de La Seyne, a animé un petit-déjeuner avec les CIL de la commune lors duquel les inquiétudes ont été réaffirmées quant au projet de transit de  2,2 millions de tonnes de calcaire extrait d'une carrière du Revest, par Brégaillon, pour Monaco.

Marc Vuillemot, le maire de La Seyne, a animé un petit-déjeuner avec les CIL de la commune lors duquel les inquiétudes ont été réaffirmées quant au projet de transit de 2,2 millions de tonnes de calcaire extrait d'une carrière du Revest, par Brégaillon, pour Monaco. Photo Dominique Leriche

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L'extension en mer de la Principauté fait polémique... dans le Var

Le transit de 2,2 millions de tonnes de calcaire dans le Var pour le chantier de l'extension en mer en Principauté fait débat. La Seyne-sur-mer exige des engagements écrits, les associations veulent une enquête publique

Le maire de La Seyne, Marc Vuillemot, au cours d'une réunion avec les comités d'intérêt local (CIL), a réaffirmé la détermination de sa commune à exiger des contreparties aux nuisances que provoquera immanquablement le transit de 2,2 millions de tonnes de calcaire, programmé à partir de l'été prochain, au départ de Brégaillon, pour le lancement du chantier de l'extension en mer en Principauté.

Plus de 1.000 camions de 40 tonnes sur la DN559, par semaine dans les deux sens de circulation entre Le Revest et La Seyne! "Et cela, en faisant en sorte que ces nuisances soient le plus minimisées possible", a précisé le maire, qui a rappelé les enjeux de ce projet colossal et les questions qu'il soulève avec "l'installation à Brégaillon d'un dispositif visant à charger sur des barges des graviers venus de la commune du Revest, pour les acheminer à Monaco".

Les premières pierres doivent quitter la carrière du Revest exploitée par La Someca début 2 017 pour être entreposées à Lagoubran (anciens abattoirs).

"Bouygues nous a trompés"

À partir de cet été, elles seront lavées et chargées à bord de bateaux pendant huit mois à Brégaillon.

Une deuxième phase similaire se déroulera de décembre 2018 à août 2019.

Le maire a insisté sur les nombreux motifs d'inquiétudes soulevés par ce projet "quant à la qualité de vie en général". Un sentiment partagé par Christiane Hummel, maire de La Valette (commune traversée par les camions chargés de gravillons), les CIL seynois et des associations de lutte environnementale. Dans un contexte qui pourrait bien se tendre…

"Bouygues nous a trompés! a indiqué Marc Vuillemot. Dans le cadre du projet, la fabrication de caissons, synonyme de 700 à 900 emplois créés - une contrepartie acceptable - devait être réalisée à La Seyne. Or, un ou deux jours avant l'ultimatum, Bouygues nous a dit que cette fabrication serait réalisée à Marseille". Plusieurs actions vont être menées.

Anthony Civettini a résumé la position de la Ville, qui va saisir l'autorité de l'État: "Nous souhaitons formaliser deux demandes. D'abord que soit mise en place une enquête consultative plus large que celle qui a déjà été réalisée. Ensuite, que tous les moyens soient mis en œuvre et cosignés avec la commune, sur des engagements écrits et formels, point par point, détaillant tous les motifs d'inquiétude et les engagements de Bouygues et de la Someca pour y répondre".

Face à leurs inquiétudes au sujet d'un projet qui "ne génère aucune économie pour la ville", les comités d'intérêt local seynois, dans une lettre, dénoncent les dérives qui vont conduire la population seynoise "à être confrontée à deux années de nuisance absolument insupportables". Le CIL de Brégaillon souhaite que les opérateurs financent un comité de suivi, garant d'une expertise indépendante et contradictoire.

Représentée par Michel Pierre, son vice-président, l'union départementale pour la sauvegarde de la vie, de la nature et de l'environnement (UDVN 83) a, dans une lettre adressée au préfet qu'elle a cosigné avec les CIL, demandé l'ouverture d'une enquête publique, "comme il y en a eu au Revest et à Lagoubran".

"Le volume d'eau de lavage utilisé représentera 10 % de la consommation annuelle de la ville ; la circulation des camions générera 40 % de pollution atmosphérique en plus, en contradiction avec les directives européennes. Enfin, les 2,5 tonnes de déchets produits par les chantiers varois tous les ans auraient pu être recyclées en granulats au lieu du calcaire du Revest, ce qui aurait été générateur d'emplois", a souligné en substance Michel Pierre.


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