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Les rames du train des Pignes coincées à Lille

Mis à jour le 03/01/2019 à 05:48 Publié le 25/12/2018 à 05:48
Sept rames sont coincées à Lille.

Sept rames sont coincées à Lille. F.V.

Les rames du train des Pignes coincées à Lille

Plaine du Var La Région avait promis une hausse des cadencements entre Nice et Colomars en 2018. Problème, sept des huit nouvelles rames achetées ne sont jamais arrivées

Le projet faisait l'unanimité et avait été annoncé à plusieurs reprises en 2017 par Christian Estrosi, alors président de la Région, puis par Philippe Tabarot, le vice-président en charge des transports. En 2018, la cadence du train des Pignes devait être augmentée sur sa partie basse, reliant Nice à Colomars-La Manda, voire Plan-du-Var, pour atteindre « un train toutes les vingt minutes, puis quatre trains par heure en période de pointe ». Problème, « pour le moment, il n'y a pas de hausse de cadencement », a reconnu mercredi Philippe Tabarot. Et pour cause : sept des huit rames achetées pour renforcer le trafic ne sont jamais arrivées.

Rames achetées à Majorque

Petit retour en arrière. Sous la précédente mandature socialiste, la Région décide de renforcer l'usage urbain du train des Pignes, géré par la société des Chemins de fer de Provence. Un peu à la manière d'un RER azuréen, il permet à de nombreux Niçois d'aller travailler dans la plaine du Var et inversement.

La demande est forte, d'autant que c'est de loin le moyen de transport le plus rapide. Renforcer cette dynamique permettrait notamment de réorienter les bus qui font le même parcours. L'idée est si évidente que lorsque la droite a pris le pouvoir, elle a confirmé cette orientation.

La Région débloque des fonds pour retaper la ligne et les gares. Et prospecte pour trouver des rames.

Ce qui n'est pas si évident : l'écartement large d'un mètre des rails des Chemins de fer de Provence est bien particulier.

Finalement, huit « autorails bi-caisse d'occasion CAF série 6100 » ont été achetés en deux temps, en 2014, puis en 2016, auprès du réseau ferré de Majorque. « Ces trains nécessitaient des travaux d'adaptation et de modernisation pour leur mise en service sur la ligne des Chemins de fer de Provence, explique la Région, par mail.

Pour remettre ces trains aux normes, c'est la société Arterail à Lille qui a été choisie. Les rames ont donc été acheminées dans le nord de la France pour être retapées.

Problème, un désaccord a éclaté cette année entre la Région et son sous-traitant. Arterail « n'a pas respecté les délais de livraison », résume Philippe Tabarot. À l'heure actuelle, une seule rame a été acheminée jusqu'à Nice.

Pas de solution

« Ce marché d'un montant initial de 5,6 millions d'euros HT a rencontré de lourdes difficultés d'exécution en raison notamment d'aléas techniques mais également de besoins nouveaux d'aménagement et de mise aux normes des rames, poursuit la Région. Le marché n'a donc pas pu se dérouler normalement jusqu'à son terme qui était fixé au 5 juillet 2018 et les matériels n'ont toujours pas été remis. »

Quelles difficultés ? Contactée, la société Arterail a expliqué qu'elle n'avait pas le droit de s'exprimer sur ce marché et n'a donc pas donné sa version des faits.

Toujours est-il que ce projet, qui a fait l'unanimité politique, est actuellement au point mort. « La Région souhaite aujourd'hui récupérer ses matériels pour les mettre le plus rapidement possible en exploitation sur la ligne des CP ». Nouvel appel d'offres ? Renégociation avec Arterail ? Plusieurs pistes sont lancées. Une certitude, les essais et la mise en service ne sont pas pour demain.


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