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Les élus s'affrontent au Conseil national autour de la refonte du centre commercial de Fontvielle

Mis à jour le 05/10/2016 à 05:04 Publié le 05/10/2016 à 05:04
Le centre commercial doit être remodulé et agrandi en récupérant notamment l'emprise des musées et de l'espace Léo-Ferré.

Le centre commercial doit être remodulé et agrandi en récupérant notamment l'emprise des musées et de l'espace Léo-Ferré. Jean-François Ottonello

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Les élus s'affrontent au Conseil national autour de la refonte du centre commercial de Fontvielle

Les élus de la majorité et du groupe Horizon Monaco se sont contrés en séance publique au Conseil national sur la méthode à adopter pour la refonte du centre commercial

Désaffectation. Le mot soulève tempêtes et courroux, souvent, dans l'hémicycle. Lieu où à grands renforts de piques et de petites phrases pour le « spectacle » de la diffusion télévisée de ces séances publiques, nombre d'élus - anciens alliés - montrent qu'aujourd'hui, ils se détestent cordialement. N'élevant pas vraiment le débat.

De désaffectation, il fut question, donc, lors de la première soirée d'étude autour du budget rectificatif. Et d'une question : les locaux du centre commercial de Fontvieille doivent-ils être désaffectés du domaine de l'État ?

L'idée a été soufflée au gouvernement par les élus de la majorité. En soumettant l'idée de préparer une loi de désaffectation pour les commerces du futur centre commercial de Fontvieille. Un espace dont la refonte - maintes fois renvoyée aux calendes grecques - devrait intervenir après le déménagement du musée des automobiles du souverain et l'achèvement du quartier de l'îlot Pasteur. Le cahier des charges de ce chantier doit être défini en 2017.

Attirer les grandes enseignes

« Cette désaffectation permettrait aux attributaires d'être propriétaires de leur fonds de commerce, étaye Marc Burini. Il ne semble en effet pas envisageable que les grandes enseignes que nous souhaitons attirer puissent accepter de s'implanter sans disposer de la propriété commerciale [...]. Ainsi l'État pourrait tirer des revenus très conséquents qui pourraient servir à financer une partie des travaux et demeurerait unique propriétaire du foncier. »

Répondant à cette proposition, le ministre d'État a fait savoir que le gouvernement « n'était pas hostile à la désaffectation ». Y opposant seulement une question de calendrier qui ne permet pas d'envisager un dépôt de projet de loi aussi technique d'ici à la fin de l'année.

Mais certains élus ne l'entendent pas ainsi. Si les membres d'Union monégasque semblent favorables à l'idée, c'est un « non » pour Laurent Nouvion s'exprimant au nom de son groupe politique, Horizon Monaco.

« Non à désaffecter le domaine public de l'État vers le domaine privé, car on aliène ainsi la propriété de l'État. Les grandes enseignes qui souhaitent venir à Monaco dans le domaine public se conformeront aux lois et aux coutumes en vigueur en Principauté. À basculer dans le domaine privé, l'État en perdra le contrôle et les commerçants monégasques seront à terme évincés ! »

Un potentiel de TVA ?

Argument incompréhensible pour Philippe Clerissi, qui rétorque : « On ne brade pas le domaine de l'État ! Mais si d'aventure on peut dégager quelques milliers d'euros, en encaissant des pas-de-porte qui donneraient aux enseignes seulement la propriété commerciale, ce peut être bénéfique pour être redistribué dans le domaine public. L'argent dégagé pourrait permettre une baisse des loyers des commerces domaniaux de rues (350 euros le mètre carré) jugés trop cher par des commerçants qui ont du mal à assurer les fins de mois. »

Et Marc Burini d'ajouter : « On a un potentiel de TVA dans ce centre commercial. Il y a 55 000 personnes qui viennent chaque jour travailler à Monaco et qui ne vont pas dans les bulles de la SBM. Il faut attirer des enseignes attractives, comme Zara .» Pour Laurent Nouvion, « Monaco est très attractif pour les grandes enseignes, de toute façon elles viendront ».

L'heure est pour l'instant à la réflexion du côté du gouvernement, qui recherchera dans le futur cahier des charges du projet de refonte du centre commercial de Fontvieille, « l'équité et la logique » a plaidé Jean Castellini.


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