“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Les élus monégasques réagissent au départ de Stéphane Valeri

Mis à jour le 31/05/2017 à 11:31 Publié le 31/05/2017 à 05:07
Ici, en février dernier, au Conseil national : un conseiller de gouvernement qui reprendra peut-être la place de son voisin de droite l'an prochain.

Ici, en février dernier, au Conseil national : un conseiller de gouvernement qui reprendra peut-être la place de son voisin de droite l'an prochain. Photo Michael Alesi

Je découvre la nouvelle offre abonnés

Les élus monégasques réagissent au départ de Stéphane Valeri

Le départ, ce soir, du conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé ne laisse pas indifférents de nombreux représentants politiques qui voient en lui un véritable leader

La démission de Stéphane Valeri arrive au bon moment. Il a fait du bon travail au gouvernement.

Voilà, en substance, ce que disent les représentants des groupes politiques du Conseil national, Horizon Monaco excepté. Il est bien rare d'entendre un tel consensus au sein de formations ou parmi des élus qui savent se montrer parfois très divergents et où l'homme plutôt que les idées semblent souvent être la première cible.

"Cible"… C'est d'ailleurs le mot utilisé par Jean-Charles Allavena, président de la Nouvelle Majorité et à la tête des Relations extérieures. "En décembre dernier, la proposition de loi des élus Union Monégasque (UM) [qui imposait une pause de dix-huit mois pour un haut fonctionnaire qui aurait voulu prendre la tête du Conseil national, NDLR] avait une cible affichée grosse comme une maison. La cible en question a décidé de s'appliquer le texte avant même qu'il ne soit voté. Nous avons eu une réunion mercredi dernier sur le sujet et nous nous sommes tous accordés dans la modification du texte considérant qu'un délai de 6 à 9 mois était le bon, un an et demi étant beaucoup trop long. Nous devons valider, jeudi [demain, NDLR], le texte en version définitive et nous le présenterons en séance publique en juin."

Jean-Louis Grinda, élu UM, est souvent revenu à la charge pour pointer du doigt l'"incompatibilité" qu'il voyait poindre avec la probable entrée de Stéphane Valeri dans la course aux prochaines élections.

"Le seul véritable homme politique"

Aujourd'hui, quel que soit le choix politique à venir du conseiller de gouvernement-ministre qui quitte ses fonctions ce soir, l'élu UM considère que "le timing est relativement bon. Cette démission n'est pas une surprise. Mais je constate qu'il n'a pas fait acte de candidature. Quand on a fait la proposition de loi en décembre dernier, cela incluait son cas ; mais pas uniquement. Ce texte a pesé dans le choix de Stéphane Valeri, je pense. Ce n'est d'ailleurs pas une accusation. Nous avions inscrit dix-huit mois de "pause" en application avec les règles européennes. Personnellement, neuf mois me semblent corrects. Le budget 2018 va être préparé par le nouveau conseiller ; c'est essentiel." (*)

Après les pics et les tacles, ça s'adoucit. Thierry Poyet avait refusé de voter la proposition de loi de l'UM en décembre parce qu'«en filigrane, il y a un personnage qui était visé ; je n'aime pas la manière ». Il explique sa position quant au départ de Stéphane Valeri: "Le timing est approprié. C'est un délai normal pour sortir de ses engagements dans le cadre de ses fonctions au gouvernement et pour constituer une liste."

En dehors du Conseil national, mais très impliqué dans la vie politique, Patrick Rinaldi, président de l'UP (groupe Nouvelle Majorité), explique: "J'aurais peut-être préféré que ça arrive plus tôt. Mais le conseiller de gouvernement n'est pas maître du temps. Quant à son retour en politique, il n'est pas annoncé. Ce qui est sûr, c'est que Stéphane Valeri a une histoire derrière lui. Il a marqué de son empreinte le fonctionnement du Conseil national. Au niveau du gouvernement, il nous a prouvé qu'il était largement compétent." Et des mots élogieux pour finir: "Ça fait de lui le seul véritable homme politique en Principauté."

Un travailleur

L'implication et le travail de Stéphane Valeri au sein du gouvernement ont largement été appréciés.

Jean-Louis Grinda: "Je trouve qu'il a fait un excellent travail au gouvernement : handicap, télétravail, projet de l'hôpital. C'est un bilan positif. Il connaît bien ses dossiers. C'est un homme sérieux."

Jean-Charles Allavena: "Stéphane Valeri est un homme de dialogue avec le Conseil national, sur tous les sujets. Nous l'avons reçu à de très nombreuses reprises en commission. Sur beaucoup de sujets, nous avons trouvé, par la discussion, une rédaction commune. Il paraît évident qu'avoir vu le fonctionnement du gouvernement c'est une valeur ajoutée énorme pour un candidat au Conseil national. Reste à savoir comment sa relation avec ses anciens collègues va évoluer…"

Bref, "il a fait un bon boulot au sein du gouvernement. Le principe du pas vers l'autre, il le connaît et il le fréquente bien", dixit Thierry Poyet.

Hors de la stricte sphère politique, le patron des patrons est lui aussi élogieux: "Le bilan de Stéphane Valeri par rapport aux chefs d'entreprise est un bilan de qualité, s'appuyant sur de nombreux exemples de concertation, de discussions constructives et pragmatiques pour l'intérêt général et le développement de notre vie économique et sociale monégasque."

Philippe Ortelli note aussi "des évolutions": la réforme des retraites, la loi sur le handicap, la maturation du projet de loi sur le harcèlement, la mise en place du télétravail.

Des "avancées" qui sont parfois jusqu'à des "régressions" pour l'Union des Syndicats de Monaco qui est la seule voix réellement dissonante.

* Contacté, Jean-François Robillon, président de l'UM, en déplacement à l'étranger, n'a pas pu donner sa réaction.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.