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Législatives 2022: "Le député précédent n’avait pas beaucoup agi", selon Laurent Goater (LR-UDI-Centriste) candidat dans la 5e circonscription des Français de l’étranger

Candidat dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, Laurent Goater (LR-UDI-Centriste) veut se focaliser sur les préoccupations locales et non sur les questions nationales. Interview.

Thibaut Parat Publié le 03/06/2022 à 07:34, mis à jour le 03/06/2022 à 10:34
"Si Christophe Frassa est au Sénat et moi à l’Assemblée nationale, je peux garantir qu’on aura une capacité tout à fait différente de soutenir les dossiers monégasques", assure Laurent Goater Photo DR

Conseiller des Français de l’étranger depuis 2014 et président du Conseil consulaire au Portugal, Laurent Goater est l’un des douze candidats aux législatives dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, dont dépend Monaco. Il se présente sous la bannière des Républicains, de l’UDI et des Centristes.

Pourquoi briguez-vous ce mandat de député?
C’est un parcours de vie qui me correspond aujourd’hui. Directeur des ventes d’un grand groupe industriel, je serai heureux de changer d’activité pour me consacrer à 100% à ce rôle, qui est dans ma culture. Dans cette 5e circonscription, en tant que président du conseil consulaire au Portugal, je suis l’élu LR le mieux installé, le plus crédible, avec une réelle capacité d’action.

En quoi vous démarquez-vous des onze autres candidats?
Je ne fais pas de politique nationale comme la majorité d’entre eux. Je parle des questions locales pour résoudre les préoccupations de nos compatriotes à l’étranger. Les deux députés précédents ont très peu agi en ce sens. L’autre aspect, c’est que je mets le soutien aux entrepreneurs comme un élément central du rôle de député. À Monaco, beaucoup d’entre eux ont des difficultés à fonctionner dans un contexte européen compétitif. Je serai à leur disposition et je veux décentraliser les dossiers.

Quelles problématiques locales avez-vous identifié pour les Français de Monaco?
Il y en a une évidente: la fiscalité. La CSG/CRDS sur les revenus français n’est plus perçue pour les Français habitant en Union européenne et même en Suisse. Elle l’est pour les Français de Monaco, ce qui est totalement injuste. Il faut se battre pour qu’elle ne le soit plus. Je constate aussi qu’il y a des questions très complexes sur le calcul des retraites, notamment pour les nombreux commerçants français s’installant à Monaco. Il faut négocier un accord. On souhaite aussi que les associations de souvenir à Monaco soient mieux soutenues.

Manuel Valls, candidat de la majorité, peut compter sur le soutien de Christian Estrosi. Quels sont vos soutiens locaux?
Christophe Pisciotta, Jacky Deromedi, Christophe Frassa… Si ce dernier est au Sénat et moi à l’Assemblée nationale, je peux garantir qu’on aura une capacité tout à fait différente de soutenir les dossiers monégasques, en mettant les gens autour d’une table sans imposer, sans venir ici en donnant des leçons. Ce n’est pas à nous d’expliquer comment Monaco doit être géré. Il ne me semblerait pas logique de faire venir en Principauté des soutiens de France.

Lors des présidentielles, Valérie Pécresse (LR) a comptabilisé 144 voix à Monaco. Comment convaincre les électeurs?
Il y a eu un vote utile au premier tour qui lui a été préjudiciable. Il n’y en aura pas aux législatives au premier tour. Dans cette circonscription, de très nombreux électeurs ont une sensibilité de centre droit et se retrouveront derrière la seule candidature du centre droit qui leur est proposée.

Le duel Valls/Vojetta cristallise le débat. Comment exister médiatiquement?
Dans l’espace médiatique, c’est difficile. Dans l’espace des idées, ça l’est beaucoup moins. Ils ne défendent aucune idée de la droite et du centre, mais des postures, à commencer par l’amour béat du président. Stéphane Vojetta a été mis au ban de la majorité présidentielle. S’il est élu député, sa capacité d’action sera nulle. Quant à Manuel Valls, les Français que j’ai rencontrés ont bien compris qu’il n’était pas là pour les servir mais pour se servir lui-même.

Au premier tour des législatives 2017, l’abstention avait atteint 85% à Monaco. Comment expliquer ce désintérêt?
Comme le député précédent n’avait pas beaucoup agi, le rôle d’un député n’avait pas été suffisamment identifié par nos électeurs. La bonne nouvelle, c’est qu’on a déjà 23,5% de taux de participation par le vote électronique et nous aurons, ce dimanche, au moins 10% dans les urnes.

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