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Le prince Albert II, sur la politique: "Je regrette certaines surenchères médiatiques qui n’ont qu’un effet perturbateur"

Mis à jour le 19/11/2019 à 09:06 Publié le 19/11/2019 à 09:30
"Il est normal que sur des dossiers importants les avis divergent."

"Il est normal que sur des dossiers importants les avis divergent." Photo JFO

Le prince Albert II, sur la politique: "Je regrette certaines surenchères médiatiques qui n’ont qu’un effet perturbateur"

A l'occasion de son interview pour la Fête nationale, le souverain répond à toutes les questions sur la place du Conseil national dans l'équilibre institutionnel du pays, et sur les liens avec le gouvernement princier. Le souverain appelle à un "dialogue apaisé et responsable".

Près de deux ans après le retour de Stéphane Valeri à la tête du Conseil national, comment jugez-vous la place qu’occupe l’institution dans le débat public?
Étant le garant des institutions, j’ai le plus grand respect pour le Conseil national et pour ses élus.Et mon gouvernement veille, selon mes instructions, à garantir l’application des attributions de toutes les institutions.Chacun doit être dans son rôle. Le Conseil national en tant que force de proposition et législateur ; le gouvernement en tant qu’exécutif.
Il est normal que sur des dossiers importants les avis divergent, cela a toujours été le cas. Mais le dialogue doit être apaisé et responsable. Les différentes positions ne peuvent pas se rejoindre automatiquement mais elles doivent finir par se retrouver pour obtenir le meilleur compromis possible.

"Cette vision a toujours été celle de mes ancêtres"

Comment converger vers un consensus?
Je ne cesse de répéter que c’est l’intérêt général qui devrait compter pour nous tous. Je me réjouis que cela ait été possible sur certains sujets, où l’approche a été la bonne, mais je ne peux que regretter certaines surenchères médiatiques qui n’ont qu’un effet perturbateur et n’apportent pas de valeur ajoutée.Les échanges doivent être mesurés et parfois plus discrets, plus efficaces pour aboutir au compromis. L’occupation du terrain médiatique par le Conseil national génère parfois des désillusions sur les forces et les faiblesses des individus et crée une certaine confusion dans la population. Nos institutions méritent mieux que cela.

Quel cap donnez-vous à votre gouvernement?
L’action du gouvernement est la traduction des orientations que j’établis avec lui sur des préoccupations d’intérêt commun : le bien-être des Monégasques et des résidents, et la pérennisation de notre modèle économique et social pour les générations futures. Cette vision, qui est essentielle pour l’indépendance de notre pays, a toujours été celle de mes ancêtres. Il convient que le Conseil national la soutienne et la nourrisse par une approche qui soit la plus constructive possible.

Les séances législatives donnent parfois l’impression d’un régime de cohabitation avec des textes "freinés"…
Il y a parfois des vraies raisons, certains détails qui ont été oubliés. Un texte n’est jamais parfait et on peut toujours l’affiner.

La démarche est alors constructive, mais n’y a-t-il pas plus de vice politique actuellement?
Il y a, je pense, un certain désir de montrer sa présence et son importance.Je répète que j’ai beaucoup de respect pour le Conseil national, mais lorsque l’on touche à des questions sensibles, il faut réfléchir tous ensemble à la meilleure façon de concevoir de nouveaux textes et pas nécessairement aller dans une direction en désaccord avec ceux déjà existants ou contre l’esprit de nos institutions.


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