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Le prince Albert-II ratifie l'Accord de Paris sur le climat à New-York

Mis à jour le 26/10/2016 à 10:40 Publié le 26/10/2016 à 20:37
Le prince Albert II et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, à l’issue du dépôt des instruments deratification de l’Accord de Paris par Monaco, lundi au siège de l’ONU.

Le prince Albert II et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, à l’issue du dépôt des instruments deratification de l’Accord de Paris par Monaco, lundi au siège de l’ONU. Photo N.H.F.

Le prince Albert-II ratifie l'Accord de Paris sur le climat à New-York

Le souverain a déposé, lundi au siège des Nations Unies à New York, l’instrument de ratification de l’Accord de Paris, adopté à l’issue de la Cop21. Monaco est désormais engagé

Un vent frais balaye New York. La brise d’automne fait s’agiter une immense rangée de drapeaux. Une imposante silhouette vitrée se détache en arrière-plan. C’est celle du siège de l’Organisation des Nations Unies. L’épicentre des relations internationales.

Ici, un étage a encore un peu plus d’importance que les autres: le 38e. Celui du secrétaire général, Ban Ki-moon, et de ses plus proches collaborateurs. C’est «l’endroit où tout se décide», résume Isabelle Picco, ambassadeur, représentant permanent de la principauté de Monaco auprès de l’ONU.

La diplomate livre ces éléments de contexte ce lundi, après-midi, en début de soirée heure française. Juste avant que le prince Albert II ne monte au 38e étage. Il est venu déposer l’instrument de ratification de l’Accord de Paris, adopté à la suite de la Cop21 de décembre 2015.

C’est le moment où les États s’engagent à mettre en œuvre ce que prévoit une convention (lire ci-dessous).

Réunion bilatérale avec Ban Ki-moon

Le 38e étage s’atteint après plusieurs contrôles de sécurité, le passage d’un chien renifleur devant les appareils photos, un ascenseur, une volée de marches, la traversée de bureaux silencieux, et quelques minutes d’attente. Et puis, après plusieurs invitations d’un agent de sécurité à faire baisser le volume des conversations, les portes d’une grande salle d’où la vue s’étend sur les buildings de Manhattan s’ouvrent.

C’est ici que le prince Albert II dépose l’instrument de ratification. Le secrétaire général et Miguel de Serpa Soares, le conseiller juridique de l’ONU, sont dans la salle. Démarre ensuite une réunion bilatérale avec Ban Ki-moon.

"Très heureux et très fier"

La rencontre avec le secrétaire général, dont le second et dernier mandat s’achève le 31 décembre, a permis "un échange fructueux non seulement sur les changements climatiques, mais sur l’évolution de certains dossiers et la préparation de la Cop22", qui démarre le 7 novembre prochain à Marrakech, explique le prince Albert II, qui s’adresse aux médias devant les grilles du bâtiment.

Le souverain est "très heureux et très fier" d’avoir déposé l’instrument de ratification, en cette Journée des Nations Unies. Il est aussi "très heureux que la Principauté soit parmi les premiers cent États à présenter ces instruments de ratification avant la date du 4 novembre" et l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris.

Toutefois, "il reste encore beaucoup à faire, ajoute le souverain. C’est toute la problématique de ce traité. Les engagements, c’est formidable, il faut les suivre. Il faut qu’il y ait un monitoring et un reporting qui soient aussi les plus efficaces possibles pour que tout le monde puisse atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés".

Objectif neutralité carbone à Monaco en 2050

Après l’adoption de l’Accord de Paris, les États ont été invités à communiquer leur intention d’engagement. Monaco rend publique sa contribution le 29 juillet 2015.
Au centre de celle-ci, un engagement de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030, par rapport à 1990.

Objectif: parvenir, en 2050, à la neutralité carbone.

Trois secteurs émetteurs de gaz à effet de serre à Monaco feront l’objet d’un plan d’actions, présenté dans la contribution: le transport routier, le traitement des déchets et l’utilisation de l’énergie dans les bâtiments.


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