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Le prince Albert II "champion" de l'environnement en Inde

Mis à jour le 07/02/2019 à 08:03 Publié le 07/02/2019 à 07:52
Le souverain a planté un rosier Princesse-Grace dans le jardin du Palais du président Ram Nath Kovind, après sa rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi.

Le souverain a planté un rosier Princesse-Grace dans le jardin du Palais du président Ram Nath Kovind, après sa rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi. Photo Gaëtan LUCI/Palais princier

Le prince Albert II "champion" de l'environnement en Inde

Le souverain a été reconnu par les autorités indiennes pour ses actions en faveur de l'environnement, lors de sa visite officielle qui se termine ce jeudi à New Delhi.

Victime de son propre succès économique et démographique, le peuple de Gandhi n’en reste pas moins le premier adorateur de la nature, dont chaque Dieu est une émanation. Si la capitale, New Delhi, suffoque sous la main de l’homme, le mea culpa des autorités fut immédiat, ce lundi, lors de l’ouverture du Forum économique Monaco-Inde.

Sur les artères bondées de la "Ville verte", la prise de conscience est omniprésente. Pas un Abribus avec une publicité sans équivoque du type "Bring our blue sky" ou "To a green and clean Delhi".

Si le premier homme politique d’envergure à avoir alerté le monde sur le désastre écologique reste John Kerry, et que certains privés se sont illustrés pour la cause, comme Richard Bronson ou le regretté Paul Allen, il semble aujourd’hui que la palme de la légitimité sur le sujet revienne au prince Albert II.

En amont de la signature d’un accord de coopération avec le Monaco Economic Board, présidé par Michel Dotta, le président de la Federation of Indian Chamber of Commerce and Industry (FICCI), Sandip Somany, a en tout cas été catégorique en s’adressant au souverain.

"Son altesse est un expert du changement climatique, un champion. L’engagement de Monaco pour soutenir les efforts déployés en Inde pour comptabiliser les effets du changement climatique est indéniable. La Fondation Prince Albert II participe d’ailleurs à la plantation de teck et de bambous dans le centre de l’Inde."

Une envie de bien faire

Un hommage appuyé dont la sincérité se confirmait après les déclarations du même acabit du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Aviation civile et du Secrétaire adjoint au ministère des Affaires extérieures, en remettant un "Green Certificat" honorifique au souverain, au conseiller Gilles Tonelli et à Michel Dotta.

Au lendemain de ces éloges, et au sortir d’audiences successives avec la ministre des Affaires extérieures, Sushma Swaraj, le président Ram Nath Kovind et le Premier ministre, Narendra Modi, le prince Albert II a salué "un pays qui connaît le plus fort développement de ces dernières années, un essor économique remarquable, et fait aussi preuve d’une volonté de s’inscrire dans des objectifs de développement durable, notamment sur le plan solaire"

Un gouvernement en ordre de marche face à l’urgence climatique? Oui, selon le directeur exécutif de la Fondation Prince Albert II, Olivier Wenden: "Ils ont vraiment envie de bien faire les choses, et vite! De ne pas passer par les étapes intermédiaires comme la Chine, qui a pu commettre des erreurs et est en phase de rattrapage."

L’Inde n’ayant, par exemple, pas déployé la téléphonie filaire, pour basculer directement dans les nouvelles technologies.

"Tous ont reconnu la Principauté comme étant un laboratoire, à petite échelle, en termes de développement durable et de mobilité propre", confie le prince Albert II, optimiste après les annonces d’homologues décidés à agir de concert avec le monde.

Mobilité douce vs charbon

Auteurs de discours décomplexés, les gouvernants indiens se sont engagés à réduire de 33 à 35% leurs émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020.

Déterminés à ériger un modèle de mixité énergétique, les Indiens y voient aussi une manière de retrouver une souveraineté en termes d’énergie et, par ricochets, d’enterrer quelques haches de guerre au niveau diplomatique.

Si leur dépendance au charbon devait perdurer, peut-être les projets de mobilité douce permettront-ils de retrouver un ciel bleu comme Pékin l’a fait en fermant les usines à charbon du pourtour de la capitale chinoise.

Aujourd’hui, près de 50% des énergies renouvelables proviennent de l’éolien terrestre (34GW) en Inde, une hausse considérable dans un secteur malgré tout confronté à des coûts de rachat trop faibles et des raccordements périlleux.

Les autorités ont en revanche confirmé à la délégation monégasque leur ambition de n’avoir que des bus et taxis électriques dans Delhi en 2026. Puis les deux-roues et enfin les voitures.

La mobilité douce pour tous? Le premier métro a été construit en 1984, à Calcutta ; 35 ans après, on ne compte que 515 kilomètres de lignes réparties dans dix villes. D’où le programme "New Metro Policy" lancé en 2017 par le gouvernement Modi. Objectif : étendre le réseau grâce à l’apport de fonds privés.

Rédemption verte sur les rails?


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