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Le nouveau conseiller du gouvernement, Didier Gamerdinger fait le point sur ses grands dossiers

Mis à jour le 21/06/2017 à 11:10 Publié le 21/06/2017 à 05:11
Didier Gamerdinger ne souhaite pas prioriser un dossier par rapport à un autre.

Didier Gamerdinger ne souhaite pas prioriser un dossier par rapport à un autre. Direction de la Communication_Charly Gallo

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Le nouveau conseiller du gouvernement, Didier Gamerdinger fait le point sur ses grands dossiers

Le nouveau conseiller de gouvernement ministre des Affaires sociales a reçu une poignée de journalistes hier matin, pour faire le point sur les grands dossiers qui l'attendent

Le successeur de Stéphane Valeri a pris ses fonctions le 1er juin. Depuis, il a effectué ce qu'on appelle communément « des visites de courtoisie », afin de prendre connaissance du terrain et s'entretenir avec les différents acteurs de son domaine de compétence.

Il en ressort quelques grands dossiers qu'il a à cœur de mettre en œuvre.

La fin du travail dissimulé

Le conseiller a été interpellé durant ses visites au sujet du travail dissimulé, et il se fait fort de mettre en œuvre un grand plan de lutte contre le travail au noir, dans les jours qui viennent. « Tout le monde y perd : les caisses sociales qui n'encaissent pas les cotisations, les travailleurs déclarés ont moins de chance d'aller vers l'emploi, puisque les offres sont cachées, c'est une concurrence déloyale pour les entreprises qui jouent le jeu parce qu'elles paient leurs charges. » Au programme de ce plan, « des visites sur des chantiers et dans des établissements de nuit, et de restauration », entre autres.

Audit de performance

Très attaché à la bonne utilisation des deniers publics, dont il dit lui-même que le département des Affaires sociales est un gros consommateur, il va mettre en place un audit interne de ses services. Même s'il ne tarit pas d'éloges au sujet de ses collaborateurs. « Nous allons mettre en place des mesures d'efficacité de la politique publique, sans aucun moyen nouveau, pour nous assurer que les crédits sont utilisés intelligemment. Il me semble pertinent de se demander si on rend bien le service que l'on doit rendre. Je trouve qu'il est normal de s'interroger sur la façon dont on fonctionne » déclare cet adepte des méthodes douces. S'il ne veut pas faire intervenir l'inspection générale de l'administration pour l'instant, il n'exclut pas de le faire si l'enquête démontre que c'est nécessaire.

Davantage de visites médicales

Le conseiller de gouvernement souhaiterait que « l'on rapproche les visites médicales du travail, car il y a une demande ». « Je trouve que c'est légitime en matière de politique de santé publique. Une visite médicale professionnelle régulière, c'est de la prévention. » Aujourd'hui, 24 000 visites médicales sont réalisées chaque année sur les 53 000 salariés de la Principauté. « Quand le salarié prend de l'âge, je trouve que c'est bien qu'il puisse être suivi plus régulièrement pour qu'on l'accompagne dans les campagnes de dépistage. Mais je ne suis pas un excité des visites tous les six mois. »

Nouvel hôpital, nouveaux tarifs

Depuis quelques années, la France applique dans les hôpitaux une tarification à l'acte et au forfait, et non plus à la journée d'hospitalisation. Cette mesure, qui fait grand bruit chez nos voisins, arrive à Monaco en 2019, en raison de la convention de sécurité sociale qui lie les deux pays. « La mutation a déjà été engagée au CHPG, mais il reste du chemin à parcourir, que je vais devoir accompagner. »

Le CHPG qui, par ailleurs, doit entamer un rapprochement avec le centre des pathologies sportives de l'avenue d'Ostende, l'IM2S. « Je voudrais que les deux établissements passent une convention qui va poser le cadre de la collaboration et du rapprochement. C'est indispensable puisque le gouvernement a déjà décidé qu'à terme l'IM2S aurait vocation à intégrer le nouvel hôpital. »

Ce nouvel établissement, qui verra le jour dans quinze ans, avec 400 lits (pour un budget de 800 millions d'euros), est déjà en travaux. Mais pour Didier Gamerdinger « on ne va pas attendre le dernier moment pour se demander comment s'y prendre. »

Choc de simplification

Quiconque a déjà dû avoir à faire à un formulaire d'accident du travail sera ravi d'apprendre que le conseiller souhaite « réfléchir à l'informatisation de certaines procédures, car tout le monde aurait à y gagner. »

Dans le même ordre d'idée, il entend simplifier les démarches administratives : « Remplir le même formulaire quatre fois pour quatre administrations, ce n'est plus possible. »

À l'hôpital, on envisage un numéro unique pour la prise de rendez-vous, histoire de ne plus perdre de temps dans les transferts d'appel et les attentes téléphoniques.

Protection des personnes fragiles

En 2012, une grande enquête avait été menée sur la dépendance des personnes âgées.

Prochainement, cette étude sera reprise « pour évaluer où en sera la société monégasque dans 15 ans dans le domaine de la dépendance, et anticiper les moyens dont nous aurons besoin à ce moment-là ».

Là aussi, l'idée est d'anticiper pour ne pas se retrouver pris au dépourvu.

Plus surprenant, un point sur les jeunes en situation de fragilité : « Il y a des jeunes à Monaco qui sont en difficulté psychologique, qui ont peur de sortir en ville. Je souhaite qu'on propose aux familles un accompagnement spécialisé pour sortir, aller faire les courses par exemple, et leur montrer que le monde n'est pas hostile. »

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