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Le ministère d'Etat monégasque veut "prendre son temps avec l'Europe"

Mis à jour le 01/02/2017 à 05:14 Publié le 01/02/2017 à 05:14
Serge Telle a reçu, hier matin, la presse monégasque pour évoquer les négociations en cours avec l'Union européenne.

Serge Telle a reçu, hier matin, la presse monégasque pour évoquer les négociations en cours avec l'Union européenne. Photo Jean-François Ottonello

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Le ministère d'Etat monégasque veut "prendre son temps avec l'Europe"

Le ministre d'état, qui vient de rencontrer le président de la Commission européenne, se dit convaincu de la nécessité de cet accord, mais pas à n'importe quel prix et sans se presser

Monaco signera-t-il un accord d'association avec l'Union européenne ? Les négociations démarrées depuis de longs mois sont toujours engagées.

"C'est le grand dossier international de la Principauté", selon le ministre d'état. Tout récemment, Serge Telle a d'ailleurs rencontré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne.

"Une discussion très agréable, car Jean-Claude Juncker est Luxembourgeois et connaît les intérêts d'un petit pays", a précisé le ministre d'état, hier matin, au cours d'une rencontre avec la presse.

Ensemble, les deux hommes ont évoqué "le contexte international dans lequel notre accord se développe".

En ligne de mire, notamment, la sortie annoncée de la Grande-Bretagne de l'Union européenne non sans remous. Et la négociation de ce Brexit risque de laisser des stigmates en Europe.

"Il me semble que nous avons perdu de vue l'élan qui a poussé à la création de l'Europe. Les Européens doivent retrouver une force d'adhésion à un projet commun. Si elle ne veut pas se détricoter, l'Union européenne devra être dure avec les Anglais qui ont décidé de partir", estime le ministre d'état.

"Respecter la priorité nationale"

Pour ce qui concerne les échanges monégasques avec l'UE, hier matin Serge Telle a rappelé sa façon d'appréhender le dossier.

"Monaco ne menace par l'Europe et l'Europe ne menace pas Monaco. Notre avenir est européen, mais pas à n'importe quel prix », assure-t-il. « On sent ici comme ailleurs des interrogations. Il n'est pas imaginable de brader les spécificités monégasques. Il faut faire en sorte que pour les Monégasques, cet accord ne change rien. Et que l'on respecte la priorité nationale qui devra être acceptée par l'Union européenne. Sinon, il n'y aura pas d'accord".

L'expérience de diplomate du ministre d'état aidant, il l'explique. "Nous ne sommes pas pressés. L'Europe prend son temps et Monaco prend son temps. Dans une négociation, ce qui est important c'est la négociation du temps. Nous avançons pas à pas".

Des propos renforcés devant la presse par le Secrétaire général du gouvernement, Robert Colle.

"C'est un accord technique avec un partenaire. Nous ne voulons pas intégrer l'Union européenne. Les personnes qui tiennent ce langage sont des démagogues. On ne peut pas imaginer que l'on va brader les spécificités monégasques", complète-t-il.

Le rythme de croisière des négociations se poursuit à raison de réunions bilatérales toutes les sept semaines. Avec l'estimation d'un aboutissement à l'horizon 2020.

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