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Le grand débat national s’achève mollement à Beausoleil

Mis à jour le 05/03/2019 à 08:38 Publié le 05/03/2019 à 09:00
Une majorité de retraités, et des élus actuels (qui n’ont pas pris la parole) ou anciens.

Une majorité de retraités, et des élus actuels (qui n’ont pas pris la parole) ou anciens. Photo Jean-François Ottonello

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Le grand débat national s’achève mollement à Beausoleil

Le quatrième et dernier volet du débat s’est déroulé samedi sur le thème de la fiscalité. Ce sujet, qui est, entre autres, à l’origine du mouvement des "gilets jaunes", n’a pourtant pas passionné

S’il y a bien un sujet sur lequel les Français ont des plaintes intarissables, c’est l’impôt. Trop d’impôts, mal répartis, l’argent mal utilisé… Au café du commerce, ce ne sont pas les récriminations qui manquent. Même le vocable populaire s’est enrichi d’expressions d’origine fiscale - "Ça ne va quand même pas durer aussi longtemps que les impôts?".

Pourtant, ce samedi à Beausoleil, le Centre culturel Prince-Jacques, où le débat était enregistré, retranscrit et remonté aux autorités compétentes, n’a pas vraiment été pris d’assaut par des foules en délire désireuses de faire entendre leur ras-le-bol. Sans doute le lieu manque-t-il de ronds-points ou de barrières de péage.

À deux minutes du début du débat, seules 4 personnes étaient présentes dans la salle. Une vingtaine d’autres les a rapidement rejointes. Les mêmes qui étaient déjà présents pour le débat sur l’écologie. Un noyau de citoyens concernés, aux opinions variées. Une poignée de nouvelles têtes étaient tout de même présentes. La majorité des participants avaient dépassé l’âge de la retraite.

Le débat a eu du mal à décoller. Durant la première partie, les récriminations étaient nombreuses: "trop d’impôts", "avec l’Europe, ça a empiré", "les plus riches ne contribuent pas assez", "on paie toujours autant de fonctionnaires, mais il y a moins de services publics"… Des plaintes assaisonnées de discussions sémantiques sur le sens de l’impôt et ce que signifie être riche. En revanche, les propositions se comptaient sur les doigts d’une demi-main.

Il a fallu attendre une bonne heure d’échauffement pour entendre quelques propositions: rétablir la TVA à 33% sur les produits de luxe (une proposition qui figurait au programme de Jean-Luc Mélenchon, et qui a été appliquée aux débuts de la TVA entre 1954 et 1966), imposer toute personne ou société qui gagne de l’argent en France (pour éviter les artistes ou les entreprises qui s’évadent fiscalement), supprimer l’armée française au profit d’une armée européenne (pour en mutualiser les coûts), ou encore la plus surprenante: garder la taxe d’habitation, mais annuler les augmentations de la CSG.

Des idées de tous bords, originales ou non, mais qui ont le mérite d’exister, comme leurs auteurs ont le mérite de s’être déplacés et de s’exprimer quand l’occasion leur en était donnée. Peut-être y avait-il plus d’idées, peut-être plus malignes ou plus applicables, mais ce samedi, elles n’ont pas franchi la porte du Centre culturel où, qui sait, elles auraient pu être prises en compte.

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