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Le Grand débat national lancé à l’est du département

Mis à jour le 24/01/2019 à 05:18 Publié le 24/01/2019 à 05:18
Plus de quarante personnes étaient présentes, hier soir, pour la première de ce Grand débat national. Trop peu ?

Plus de quarante personnes étaient présentes, hier soir, pour la première de ce Grand débat national. Trop peu ? Cyril Dodergny

Le Grand débat national lancé à l’est du département

Hier à Beausoleil, le premier rendez-vous du genre s’est tenu au centre culturel Prince Jacques. Les modalités des 4 prochains débats ont été expliquées. Puis, la parole s’est libérée. Avant l’heure

Ce devait être une simple réunion méthodologique. D’explications sur les modalités du Grand débat national proposé par le gouvernement. Certes, Gérard Spinelli, maire de Beausoleil, a posé les bases en dévoilant les intentions de ce rendez-vous démocratique où les citoyens prennent la parole, en insistant sur le strict respect de la charte. Mais ce bref préambule a vite laissé la place au débat. Aux doléances multiples et variées. Avant l’heure. Avant les quatre dates à venir pour autant de thèmes à débattre et sur lesquels des propositions doivent remonter sur le bureau d’Emmanuel Macron (lire ci-contre).

« C’est inédit en France. C’est la première réunion dans le département. On ne ferme aucune porte », explique le maire de Beausoleil, s’effaçant alors au profit de l’auditoire présent. Dans un coin de la salle, une sténographe s’attelle à retranscrire les échanges. Par soucis de transparence, nous dit-on.

« On a deux mois ! »

L’amorce semble timide, personne n’ose prendre la parole. Un homme se lance et s’empare du micro. « Je veux commencer avec les institutions. Ne serait-il pas souhaitable de supprimer le Sénat ? »

La discussion est engagée. Certains s’y opposent, argumentaire à l’appui. D’autres approuvent.

En animateur du débat - et face au contexte inédit de l’exercice - Gérard Spinelli improvise un vote à main levée.

Une femme embraye, rappelant ce pour quoi se sont battus les gilets jaunes : « Ces quatre thèmes me choquent beaucoup. Où va-t-on débattre des finances des ménages ? C’est ça dont on veut parler. »

Le pouvoir d’achat, la fiscalité, la répartition des richesses. Voilà les trois sujets largement abordés, hier soir, pendant une grosse heure et demie. Une autre lui répond : « On n’aura pas de baguette magique qui augmente le pouvoir d’achat sans aborder les sujets de fond comme la fiscalité et les dépenses publiques ».

Chacun évoque ses craintes, ses aspirations, son sentiment d’injustice. Sans ambages. Parfois en évoquant des problématiques personnelles, sans réel rapport avec le grand débat national. Peu importe, chacun s’exprime. Personne ne juge. Et, c’est bien là l’objectif de l’opération.

« J’espère que tous ces débats auront un sens »

Au premier rang, la députée Alexandra Valetta-Ardisson écoute d’une oreille attentive. La référente d’En marche pour le Grand débat national en Paca explique la démarche de son gouvernement : « Il fallait donner un cadre à ce débat pour ne pas que cela parte dans tous les sens. Selon votre sensibilité, emparez-vous d’un ou plusieurs thèmes. Il faut co-construire ensemble quelque chose de réaliste et pas totalement utopiste. Tout cela est inédit sous la Ve République. On a deux mois. On aura des choses ubuesques, irréalisables, ce n’est pas grave, l’important c’est que les Français participent. »

Hier, les premiers participants ont joué le jeu. Dans une ambiance saine. Sereine. Constructive. Loin de toute récupération politique ou de dérapages verbaux. « J’espère que tous ces débats auront un sens et apporteront quelque chose de concret. Qu’il y ait un après », conclut un homme dans le public.

La députée lui répond : « Il faut qu’on en tienne compte et qu’il se passe des choses après. Sinon cela ne sert à rien... »

6 février, à 18h30

27 février, à 18h30

2 mars, à 11 heures


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