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Le Front national se cherche encore dans la 4e circo

Mis à jour le 13/12/2017 à 05:22 Publié le 13/12/2017 à 05:22
Michaël Payet-Maugeron, malgré ses 23 ans, a déjà une petite expérience de la politique locale.

Michaël Payet-Maugeron, malgré ses 23 ans, a déjà une petite expérience de la politique locale. Thibaut Parat

Le Front national se cherche encore dans la 4e circo

Avec des scores élevés lors des dernières élections, le FN peine pourtant à trouver une stabilité sur la circonscription. Michaël Payet-Maugeron espère incarner le renouveau du parti sur le terrain

Le Front national a ce quelque chose de paradoxal. Dans la 4e circonscription, les échéances électorales passées démontrent que le parti frontiste n'a eu de cesse de grappiller des pourcentages. À la présidentielle, Marine Le Pen s'octroie la première place dans la ville-centre, Menton. Dans la foulée, aux législatives, le FN représenté par Olivier Bettati, en seconde position, devance le parti Les Républicains sur ses propres terres. « Le vote FN répond à des motivations nationales accentuées par des considérations locales comme la pression migratoire à la frontière. Chez ces électeurs-là, il y a une anxiété nourrie d'une nostalgie de la France », analyse Jean-Claude Guibal, maire de Menton et poids lourd de la politique locale.

Pourtant, le Front national peine à trouver une figure qui pèse réellement à l'Est du département. Et, miné par des luttes intestines, éprouve les plus grandes difficultés à garder une stabilité politique.

« Convaincre les sceptiques de ne pas partir »

L'exemple de l'opposition au conseil municipal de Menton en est la preuve flagrante. Sur les cinq conseillers municipaux de la liste Rassemblement Bleu Marine de Lydia Schénardi élus en 2014, tous ont claqué la porte du parti (lire ci-dessous). Yohann Saliba, le Roquebrunois et ancien patron du FN sur la 4e circo de janvier à octobre 2016, a, lui, été invité (à contrecœur ?) à se présenter aux législatives sur la 6e circo. Pour laisser la place au médiatique et Niçois Olivier Bettati.

Le renouveau sera-t-il incarné par Michaël Payet-Maugeron ? Adoubé officiellement par les instances départementales du FN en septembre dernier, le Mentonnais de 23 ans encarté depuis 2012 a déjà, malgré sa jeunesse, sa petite expérience des rouages politiques. Collaborateur d'Olivier Bettati à la mairie de Nice, il l'a suivi sur le terrain lors de la campagne des législatives. Il figurait aussi sur la liste de Lydia Schénardi aux municipales de 2014 et fut le candidat suppléant de Thierry Gaziello aux départementales de 2015.

« Marine Le Pen n'a pas perdu ma confiance »

Sa première mission à la tête du FN sur la 4e circo ? « Convaincre les sceptiques de ne pas partir, reconnaît-il. Il y a des déçus par rapport au débat de la présidentielle, ce que je peux comprendre. La question de l'Euro, de l'Europe… Marine Le Pen n'aurait pas dû jouer là-dessus. Elle a fait une erreur qu'elle a admise. Elle reste, à mes yeux, la plus légitime. Elle n'a pas perdu ma confiance. »

À l'approche du congrès national du FN, en mars 2018, « le mouvement est en pleine refondation et il faut essayer de recruter le plus de monde possible ».

Pour cela, il espère compter sur ses lieutenants de terrain. En qui il voue une confiance aveugle : Jérémy Espaze, Robin Leclercq et Corinne Santos, chacun gérant un canton de la 4e circonscription. « J'espère constituer un noyau dur pour qu'on s'implante dans toutes les communes afin de préparer les campagnes futures », confie-t-il.

La mairie de Menton en 2 020 ? Sera-t-il candidat ou sur une liste ? Michaël Payet-Maugeron esquive la question, gêné. Trop tôt pour en parler, semble-t-il. Une chose est sûre, le juvénile politique ne veut pas répéter les erreurs passées. Les luttes internes, les défections d'adhérents… « Tout cela est bien sûr regrettable »

Lui préfère oublier le passé. Et se tourner vers un avenir plus radieux. Moins belliqueux.


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