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Le Conseil national vote une loi pour préserver le patrimoine monégasque

Mis à jour le 07/06/2017 à 11:43 Publié le 07/06/2017 à 05:07
Daniel Boéri, hier soir, dans l'hémicycle.

Daniel Boéri, hier soir, dans l'hémicycle. Photo Cyril Dodergny

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Le Conseil national vote une loi pour préserver le patrimoine monégasque

Après sept ans de travail et de passion, le Conseil national a voté, hier, en faveur du projet de loi N° 891 relatif à la préservation du patrimoine national

Une loi votée à la majorité, les six élus Horizon Monaco et Jean-François Robillon (UM) s'étant abstenus. C'est un grand pas en avant pour la loi relative à la préservation du patrimoine national. Un grand pas législatif tout au moins pour ceux qui voient d'un œil tantôt perplexe, tantôt désabusé un texte qui, initialement, avait des ambitions claires et précises.

Aujourd'hui, le texte pèse toutes les nuances du terme patrimoine, au point que le rapporteur Daniel Boéri le considère comme "un facteur de développement qui favorise "l'art de vivre du Monaco de demain "".

La liste des experts et sachants largement consultés exprime, à elle seule, cette conception très large de la notion de patrimoine. Quelques noms ? Pierre Abramovici, pour son travail aux archives du Palais et de l'État, Marie-Claude Beaud, directrice du NMNM, Nathalie Rosticher, conservateur en chef au NMNM, Alain Sangiorgio, président du comité des traditions monégasques, Patrice Pastor, président de la chambre patronale du bâtiment et promoteur bien connu…

Préservation, valorisation et développement

Des profils et des sensibilités suffisamment différents pour que naisse l'impératif équilibre qui doit conjuguer "la nécessité de préserver notre histoire et nos racines et, d'autre part, ne pas freiner le développement du pays. » Aussi, « la priorité a été axée sur l'aspect de la valorisation du patrimoine, puisque sur la seule et unique conservation. Autrement dit, la commission de la Culture et du Patrimoine a progressivement orienté son étude du projet de loi en fonction de considérations historiques certes, mais en étant également tournée vers l'avenir, tirant les conséquences des experts et sachants auditionnés."

Le ministre d'État Serge Telle se réjouit de cet "équilibre". "L'objet de ce texte n'est pas de nous figer dans le passé, mais de nous permettre de décider en conscience de ce qui doit être conservé, valorisé, et de quelle manière, afin de permettre le développement harmonieux de la Principauté."

Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l'Intérieur, souligne "la complexité du sujet". "Une des caractéristiques essentielles étant sans doute de nous lier tant à notre passé qu'à notre avenir, le temps de la consultation et celui de la réflexion apparaissent, rétrospectivement, comme une condition nécessaire pour faire émerger des solutions qui se doivent d'être tout à la fois ambitieuses et pragmatiques."

Daniel Boéri est très satisfait de ce texte et attaque Laurent Nouvion (HM) qu'il taxe de "pathétique" sur de nombreuses considérations. "Le patrimoine c'est notre passé, notre présent, notre avenir. Cette loi perpétue la grandeur de Monaco."

Perfectible

Mais il faut bien avouer que l'équilibre trouvé a tout de même un arrière-goût de compromis pour nombre d'élus. D'ailleurs tous ou presque considèrent le texte comme "perfectible".

Ainsi Jean-François Robillon (UM) note que "la protection a malheureusement été revue à la baisse, le conseil du patrimoine n'étant que consultatif. Je ne suis pas satisfait de la gestion de ce dossier. Mais le texte a le mérite d'exister."

Claude Boisson (HM) regrette notamment, "avec colère et nostalgie, que des bâtiments remarquables ne le soient plus, lorsqu'il y a besoin de les démolir!" Son camarade politique, Jacques Rit, commente: "La tiédeur du texte, qui affiche un manque de conviction évident, contraste tristement avec l'importance vitale de l'enjeu. (...) Je ne souhaite pas non plus cautionner une bonne initiative lorsqu'elle intègre une dérobade."

Le leader d'Horizon Monaco, Laurent Nouvion, qui avait jugé le projet comme "une coquille vide" lors d'une rencontre avec la presse il y a quelque trois semaines, parlait hier d'un "rendez-vous manqué."

Jean-Charles Allavena, président de la Nouvelle Majorité, ne ménage pas le rapporteur Daniel Boéri. Pour lui, le "texte est globalement inutile. Pourquoi in fine voter un texte si peu contraignant ? Monaco est un pays qui de tout temps a détruit pour reconstruire. Je vais le voter parce que mieux vaut cela que rien."

Mais « même s'il est imparfait », ce texte est nécessaire pour Jean-Louis Grinda. "Les barbares ne sont pas qu'à Palmyre. On les trouve aussi ici." Et de se réjouir que le président du Conseil du patrimoine, structure créée par cette loi, soit obligatoirement de nationalité monégasque.

Petite confidence… Le premier président semble déjà trouvé. Il devrait même être une présidente. Son nom ? Laetitia de Massy.

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