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Le Conseil national monégasque en colère contre le gouvernement

Mis à jour le 24/07/2014 à 08:32 Publié le 23/07/2014 à 07:10
Laurent Nouvion, entouré hier midi pour sa déclaration, de gauche à droite, de Jacques Rit, Béatrice Fresko-Rolfo, Claude Boisson, Christophe Steiner, Alain Ficini et Philippe Clerissi.

Laurent Nouvion, entouré hier midi pour sa déclaration, de gauche à droite, de Jacques Rit, Béatrice Fresko-Rolfo, Claude Boisson, Christophe Steiner, Alain Ficini et Philippe Clerissi. Jean-François Ottonello

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Le Conseil national monégasque en colère contre le gouvernement

Le président, au nom de la majorité, s’est plaint des méthodes de travail du gouvernement avec les élus. Une déclaration véhémente qui tend les relations institutionnelles

Le président, au nom de la majorité, s’est plaint des méthodes de travail du gouvernement avec les élus. Une déclaration véhémente qui tend les relations institutionnelles

Ambiance électrique hier midi au Conseil national, où Laurent Nouvion avait invité la presse à venir écouter une « déclaration » avant de répondre aux questions. Entouré par quelques élus, le président du Conseil national s'est exprimé au nom de la majorité pour sonner une charge contre les méthodes du gouvernement.

« La majorité a changé depuis seize mois. Ses objectifs programmatiques ont changé. Ses méthodes de gouvernance aussi. Le gouvernement ne l'a-t-il pas compris ? Ou bien fait-il semblant de ne pas le comprendre ? » tance Laurent Nouvion en prenant la parole.

Depuis plusieurs mois déjà, la majorité rejoue ce refrain vis-à-vis des « méthodes » de travail du gouvernement, « qui consistent à donner des leçons au Conseil national, à rechigner à nous transmettre des éléments sur des dossiers essentiels dans l'intérêt du pays. Et à éluder les questions légitimes et fondées ».

« Nous ne sommes pas un guichet »

Entre-t-on dans une crise entre le gouvernement princier et les élus ? « Une tension », répond plutôt Laurent Nouvion. « Nous prenons les devants, dans un intérêt commun pour le bien du pays. Nous sommes des gens apaisés et déterminés et nous voulons repartir sur des bases de travail saines en septembre. » Et d'estimer que « cette façon de procéder est en train de réduire à néant la fragile confiance du mois de décembre entre le gouvernement et le Conseil national ».

La déclaration d'hier se voulait offensive. « Nous sommes un conseil élu qui ne doit pas seulement être entendu mais écouté sur des sujets incontournables du pays. Nous n'avons pas vocation à enregistrer les décisions du gouvernement ou à les entériner sans discussion car nous ne sommes pas un guichet où l'on viendrait chercher un vote sans débat dans un hémicycle que l'on pourrait regarder de loin, ou pire, de haut. »

Ce mardi, le président Nouvion, entouré par une partie des conseillers nationaux de la majorité, a demandé « un changement rapide des méthodes et de traitement du Conseil national et de ses élus ». Sans pour autant émettre des menaces ou blocages sur les prochaines échéances de la Haute assemblée.

Le gouvernement et les conseillers nationaux doivent se retrouver les 3, 4 et 5 septembre prochains pour des commissions plénières d'étude privées, de manière à préparer notamment le budget rectificatif.

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