“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Le Conseil national de Monaco réélit son bureau

Mis à jour le 04/04/2019 à 08:36 Publié le 04/04/2019 à 08:33
Comme de tradition, l’ouverture de la session de Printemps, hier soir, était présidée par le doyen de l’assemblée, Daniel Boéri.

Comme de tradition, l’ouverture de la session de Printemps, hier soir, était présidée par le doyen de l’assemblée, Daniel Boéri. Photo Dylan Meiffret

Le Conseil national de Monaco réélit son bureau

Sans surprise hier soir, le président et la vice-présidente ont été renouvelés dans leur siège, à l’occasion du débat de la session de Printemps, où le travail législatif sera fourni

Le beau temps n’était pas de la partie pour cette ouverture de la session de Printemps. Mais la pluie n’a pas empêché élus et membres du gouvernement de retrouver le chemin des séances publiques pour le premier rendez-vous de l’année, hier soir au Conseil national.

Si la session qui s’ouvre sera marquée par un important travail législatif avec une dizaine de projets et propositions de lois à voter, dont beaucoup liés à des questions de société, la soirée d’hier n’était qu’une première étape formelle.

LIRE. Avortement, contrat de vie commune, ouverture des commerces le dimanche... la vie quotidienne au coeur de la session de printemps du Conseil national

Ouverte comme de tradition par le doyen de l’assemblée, Daniel Boéri, qui dans son discours a rappelé que "si nous n'avons pas tous les mêmes opinions, nous partageons des valeurs communes, celle de la famille monégasque" avant d’égrener les points de l’ordre du jour.

Au premier rang desquels, le renouvellement du bureau de l’assemblée. Et la réélection du président.

Consensus et débats francs ?

Seul candidat sans surprise, Stéphane Valeri obtient la majorité avec 21 voix, une salve d’applaudissements générale et les félicitations "chaleureuses et sincères" du ministre d’État qui lui ouvrent la voie pour une deuxième année de mandat.

"Vous pouvez compter sur moi pour continuer à donner à cette institution et à mon pays, le meilleur de moi-même" glisse d’emblée le président réélu.

Qui se félicite en une année d’avoir "redonné au Conseil national la place qui doit être la sienne" face au gouvernement. Et d’ajouter : "ce ne fut pas toujours une évidence ou un long fleuve tranquille. Il y a des débats parfois très contradictoires. Mais nous sommes aujourd'hui des partenaires institutionnels. La recherche du consensus ne doit pas éviter les débats francs et contradictoires, nous aurons l'occasion de le constater lors de cette session de Printemps".

En effet, dépénalisation de l’IVG, mise en place d’un contrat de vie commune, ouverture des commerces le dimanche ; sur ces sujets où les avis divergent, le printemps devrait être animé au sein de la Haute assemblée.

Mais hier soir, le président Valeri tenait d’abord à louer le consensus trouvé concernant le plan logement, "une grande satisfaction politique" souffle-t-il.

Concernant la qualité de vie, il a donné rendez-vous au gouvernement à l’été pour évaluer les mesures prises fin 2018 sur l’encadrement des chantiers, plaidant "qu’on ne peut pas inverser en quelques mois une perception si négative de la situation" même si "des effets positifs ont pu déjà être ressentis".

"Notre assemblée est au travail"

Dans le sillage du président, hier, Brigitte Boccone-Pagès a été réélue vice-présidente du Conseil national. Avec un plébiscite à l’unanimité de 24 voix, qui a fortement ému l’intéressée.

"Je confirme que notre majorité est unie et soudée pour tenir fermement les convictions que les compatriotes nous ont demandé de tenir" a assuré la vice-présidente, remerciant le président "d’avoir réussi à obtenir des avancées majeures" en une année, notamment sur la question du logement.

"Notre assemblée est au travail, un travail intense qui implique la motivation et l'investissement des élus" a promis Stéphane Valéri, laissant apparaître ses combats dans les semaines à venir. D’une part, les textes sociétaux "pour adapter nos lois à l’évolution de la société monégasque". De l’autre, suivre de près le plan logement, après le consensus trouvé au sommet de l’État, "notamment une attention toute particulière portée aux foyers du Bel Air, compensation légitime aux désagréments qu’ils vont subir".

Pour autant, le consensus logement semble toujours grincer dans la minorité.

À la fin de la séance publique hier, un communiqué d’Union Monégasque réitérait sa volonté de demander les chiffres des logements domaniaux inoccupés en Principauté.

"Quel secret cherche-t-on à dissimuler, qui plus est s’il ne s’agit que d’une poignée d’appartements vides" écrit le groupe politique de Jean-Louis Grinda. "Dans ce dossier, la majorité et son président Stéphane Valeri, pourtant si prompts à demander des comptes au gouvernement durant la campagne de 2018, rentrent dans le rang. Union Monégasque restera donc la seule formation politique à demander la clarté sur un sujet qui préoccupe tous les Monégasques".

Prochaines séances publiques les 17 et 19 juin.

Temps fort de l’ouverture de la session, le président Stéphane Valéri a été réélu dans son fauteuil, avec 21 voix.
Temps fort de l’ouverture de la session, le président Stéphane Valéri a été réélu dans son fauteuil, avec 21 voix. Photo Dylan Meiffret
La vice-présidente Brigitte Boccone-Pagès a, elle, reçu l’unanimité des conseillers nationaux pour son deuxième mandat.
La vice-présidente Brigitte Boccone-Pagès a, elle, reçu l’unanimité des conseillers nationaux pour son deuxième mandat. Photo Dylan Meiffret

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct