“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Le collège Bellevue refuse des suppressions de classes

Mis à jour le 24/01/2017 à 05:10 Publié le 24/01/2017 à 05:10
Parents et enseignants se sont mobilisés hier matin pour dénoncer la décision de l'Académie de basculer l'établissement de la catégorie 3 à la catégorie 2, ce qui entraînerait une augmentation des effectifs d'élèves par classe.

Parents et enseignants se sont mobilisés hier matin pour dénoncer la décision de l'Académie de basculer l'établissement de la catégorie 3 à la catégorie 2, ce qui entraînerait une augmentation des effectifs d'élèves par classe. Jean-François Ottonello

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Le collège Bellevue refuse des suppressions de classes

Aux côtés du maire Gérard Spinelli, les enseignants et les parents ont manifesté leur inquiétude de voir les classes passer de 26 à 29 élèves à la rentrée prochaine

Deux heures de grève et manifestation pour dénoncer la fermeture de trois classes à la rentrée 2 017. C'était hier matin, entre 10 heures et midi au collège Bellevue de Beausoleil.

Un établissement discret mais atypique, rassemblant « 532 élèves, 26 nationalités différentes et 60 % de familles défavorisées », selon Ludovic Checchi, professeur d'EPS et membre élu représentant les enseignants. Autant de foyers en difficulté sociale, « c'est deux fois plus que la moyenne académique. De plus, nous accueillons énormément de non-francophones. »

Alors, dans ce contexte si singulier - « qui est aussi la richesse et l'identité de Beausoleil » tiennent à souligner les parents et les enseignants, il s'agit d'avoir un enseignement adapté. Or, vendredi dernier, ils ont appris que l'académie avait basculé l'établissement de la catégorie 3 à la catégorie 2, c'est-à-dire que l'établissement n'est plus considéré comme aussi sensible qu'avant. « Le changement de catégorie est acté par un courrier de l'académie reçu vendredi soir, note Sylvain Roux, professeur de lettres classiques. C'est pour cela que nous débrayons ce lundi. Quant à la dotation de l'établissement, elle sera officielle jeudi. Mais nous connaissons déjà les chiffres : on perd 79 heures hebdomadaires, soit trois classes avec des effectifs constants et des effectifs qui vont passer de 26 à 29, voire 30. »

Un collège « fragile »

Un établissement bien évalué par l'académie est certes une bonne chose en soi et certainement le fruit d'un travail pédagogique salué par les parents et le maire. Mais une chose « fragile », selon les termes de Ludovic Checchi.

Sylvain Roux, professeur de lettres classiques, note, de surcroît que l'effectif de cette année est déjà particulièrement important. « Avant, nous avions des classes de 24 ou 25 élèves. Il y avait une politique éducative locale. Ici, les élèves ont besoin d'un peu plus d'accompagnement pour honorer la promesse républicaine de l'école. Vingt-six élèves par classe, c'est déjà beaucoup, compte rendu de la nature de la population de nos élèves. Cela fait deux ans que les moyens diminuent. » Et Ludovic Checchi de souligner : « Nous avons déjà perdu l'aide aux devoirs et l'accompagnement éducatif. »

Ce matin, le maire Gérard Spinelli et les représentants des parents d'élèves ont rendez-vous avec l'inspecteur d'académie pour tenter de trouver une solution appropriée pour le collège.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.