“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Le chantier du tunnel de Tende évoqué au Sénat

Mis à jour le 26/07/2018 à 05:10 Publié le 26/07/2018 à 05:10

Le chantier du tunnel de Tende évoqué au Sénat

Alors que le plus grand mystère (et l'exaspération) règne autour du chantier de sécurisation du tunnel de Tende - à l'arrêt depuis un an - la sénatrice des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi-Sassone est intervenue sur le sujet, mardi, lors de la séance des questions orales au gouvernement.

Alors que le plus grand mystère (et l'exaspération) règne autour du chantier de sécurisation du tunnel de Tende - à l'arrêt depuis un an - la sénatrice des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi-Sassone est intervenue sur le sujet, mardi, lors de la séance des questions orales au gouvernement. Sans grande surprise, c'est à la ministre chargée des transports, Élisabeth Borne, que sa prise de parole était adressée.

Et si l'hémicycle avait alors des apparences de désert de Gobi, la vidéo postée sur la page Facebook de l'élue a déjà été vue près de 3 000 fois. Pourquoi cet intérêt? Parce que le sujet inquiète clairement les habitants de la Roya. Parce que la sénatrice n'y est pas allée avec le dos de la cuillère, aussi.

Coût de 176 millions

« Ce tunnel routier a fait l'objet d'un traité ratifié en mars 2007 entre la France et l'Italie, prévoyant l'aménagement d'un second tunnel, construit à côté de l'ancien. Les travaux de 176 millions d'euros étant financés à 42 % par la France, mais dirigés par l'Italie », rappelle-t-elle dans un premier temps. Avant de revenir - inévitablement - sur le scandale qui a éclaboussé la société italienne en charge du chantier, la Fincosit, mise en cause dans une affaire de vol de matériaux.

Conséquence : la livraison du nouveau tunnel, initialement prévue pour 2018, devrait finalement avoir lieu en 2027, « puisqu'il faudra a priori recommencer un appel d'offres européen ».

Et de se faire l'écho du territoire : « Les maires de la Roya veulent pouvoir offrir à leurs administrés des solutions de mobilité et ne plus subir cette image d'enclavement territorial, alors que la ligne ferroviaire tourne au ralenti. » Puis de procéder à un mini interrogatoire : « Quelle action le Gouvernement compte-t-il entreprendre pour ces tunnels, sans attendre neuf ans de plus ? Va-t-il renégocier avec l'Italie la construction du nouveau tube? Si oui, des échéances plus proches seront-elles fixées ? Envisage-t-il, enfin, d'intervenir directement pour la rénovation et la remise aux normes de l'ancien tunnel ? »

Silence. Le bâton de parole est tendu à Élisabeth Borne. « La question du col de Tende est bien sûr essentielle pour nos relations avec les régions italiennes du Piémont et de la Ligurie », admet la ministre. Aux yeux des connaisseurs du dossier, pourtant, la suite n'apportera rien de bien nouveau.

« Lors de la réunion de la CIG (commission intergouvernementale) en novembre 2017, les représentants italiens ont indiqué un retard de douze mois dans la construction. Alors que le chantier est actuellement à 40 % de son avancement, la mise en service de la totalité du nouveau dispositif, annoncée pour février 2020, sera malheureusement décalée, suivant un calendrier que les représentants italiens devront préciser lors de la prochaine CIG, prévue en octobre prochain. » À noter qu'au terme de la dernière CIG, qui s'était tenue fin mai à Nice, aucune once de solution n'avait été communiquée.

« Aucun contrôle »

Du côté des internautes, on ne se satisfait d'ailleurs pas tout à fait des réponses apportées - bien que la plupart souhaite remercier la sénatrice d'avoir mis les pieds dans le plat. « Il est dommage que la France se soit "débarrassée" du chantier du tunnel en donnant la maîtrise d'ouvrage à une entreprise italienne dont la réputation n'est plus à faire. Et surtout qu'il n'y ait jamais eu de contrôle du côté des autorités françaises », clame ainsi l'un d'entre eux.

Un Italien joue pour sa part la carte de la reconnaissance. Soulagé « qu'au moins en France on s'inquiète pour l'avenir du col de Tende et de son tunnel ». Un autre commentateur résume l'avis de bien des habitants : « Ce sujet est essentiel et prioritaire, car une fois coupés du monde, sans mobilité, il n'y a pas de vie réelle possible...»


La suite du direct