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Le billet de Michèle Cotta: "La stratégie périlleuse de Nicolas Sarkozy"

Mis à jour le 10/12/2015 à 07:41 Publié le 10/12/2015 à 07:38
Monaco-matin, source d'infos de qualité

Le billet de Michèle Cotta: "La stratégie périlleuse de Nicolas Sarkozy"

Comment faire entrer un cercle dans un rond ? Comment accepter, même sans les avoir demandées, les voix de gauche en Paca et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et, en même temps, tirer à boulets rouges sur le Parti socialiste, tout en s’essayant à séduire les partisans du FN?

Comment faire entrer un cercle dans un rond ? Comment accepter, même sans les avoir demandées, les voix de gauche en Paca et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et, en même temps, tirer à boulets rouges sur le Parti socialiste, tout en s’essayant à séduire les partisans du FN?

C’est dans cette stratégie périlleuse que s’est engagé mardi soir, dans son discours de Rochefort, Nicolas Sarkozy. Périlleuse, elle l’est pour Xavier Bertrand et Christian Estrosi qui s’efforcent, dans cette dernière ligne droite, de convaincre les électeurs socialistes de voter pour eux dans quelques jours.

Au moment où leur victoire tient au bon report des voix de gauche sur leur nom – ce qui ne va pas de soi après la bataille du premier tour –, les deux têtes de liste du Nord et du Sud jugent l’un et l’autre saumâtre que le président des Républicains fasse des socialistes son adversaire prioritaire. « Il ne nous aide pas », dit-on pudiquement autour de Christian Estrosi. Xavier Bertrand, plus direct, a lâché hier matin une phrase qui en dit long sur son indignation à l’égard de la ligne adoptée entre les deux tours par Nicolas Sarkozy : « Qu’ils se taisent, bon Dieu! », a-t-il lancé à l’égard de sa direction tout en laissant entendre qu’il ne souhaitait pas sa visite sur le terrain, jugée contre-productive pour ceux qui s’efforcent de capter les voix socialistes au second tour.

Périlleuse, la stratégie adoptée, assumée, revendiquée par Nicolas Sarkozy, l’est aussi pour lui-même. D’abord parce qu’il n’est jamais agréable, lorsqu’on est président d’un mouvement, de s’entendre demander par une partie de ses candidats de ne surtout pas venir les aider!

Ensuite, et surtout, parce que cet appel en direction des 6 millions de Français qui ont voté pour le FN le 6 décembre dernier risque bien de ne pas être entendu par eux : pourquoi changeraient-ils leurs intentions, pourquoi reviendraient-ils, pour certains d’entre eux, au bercail Les Républicains, puisque Sarkozy lui-même les dédouane, en reconnaissant que leur vote « n’est pas contraire à la République », qu’il « n’est pas immoral » et que sur le fond, les objectifs sont peu ou prou les mêmes ? 

L’hémorragie des électeurs des Républicains vers les candidats du FN n’en sera pas le moins du monde stoppée : c’est sur ce point que dès lundi, les opposants à la ligne de Sarkozy comptent mener leur contre-offensive.

Qu’ils soient ou non candidats pour la future primaire de leur camp, comme Alain Juppé ou François Fillon, ils trouveront dans les rangs des Républicains, dans ceux de leurs alliés centristes aussi, d’autres voix pour reprocher à Nicolas Sarkozy l’échec de son mouvement au premier tour.

A moins – car en politique, tout est toujours possible– , que le 13 décembre marque une large réussite des listes Les Républicains, un sursaut au second tour. Mais même dans ce cas-là, Xavier Bertrand et Christian Estrosi pourraient faire grief à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir été l’artisan de leur victoire.

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